84

ZHOU MAGAZINE Faster & Faster

Une interview où il sera question de presse écrite, de plumes trempées dans l'innocence et d'anciens combattants pas encore majeurs A l'écriture du chapeau de cet article, je repense (...) suite

Une interview où il sera question de presse écrite, de plumes trempées dans l’innocence et d’anciens combattants pas encore majeurs

A l’écriture du chapeau de cet article, je repense à ces deux rédacteurs en chef, interviewés récemment dans nos pages, de leurs postures tables rases sur le passé, et de cette ambitieuse envie d’en finir avec leurs aînés. Comme toutes les générations contre-culturelles, les boss de Keith & Spring (un parfait titre de sitcom américain quand on y pense) veulent rompre avec les habitudes, parler de la vingtaine de sujets vaguement maîtrisés qu’ils connaissent, s’abandonnant indéniablement avec passion à quelques erreurs de jeunesse, et quelques clichés post-branleurs (”Et ton physique, ca t’a aidé pour le ciné?”, lu dans Keith, noir sur blanc). Comme tous les médias de contre-culture, le contre n’a qu’un temps, et la culture vient en dernier. Souvent.

Comme leurs aînés, Basile de Bure et Charles de Consigny, de par leur frénétique envie de briller rapidement sans reboucher le bouchon du stylo plume, finiront dans une rédaction quelconque. Technikart, Rock & Folk ou Citizen K, comme d’autres à Tanger, Boston ou Prague, c’est selon. Une nouvelle génération qui imitera les anciens, évitera le cul, pour mieux y revenir, tentera de défricher un temps avant de s’adonner joyeusement aux soirées privées de Jeff Koons. La particule, elle, reste souvent élémentaire.

La véritable table rase, pardon pour le ton moralisateur, c’est encore de rester debout, plutôt que de se plier aux jeux du cirque (les couv’ achetées, les piges pas pas payées, le téléphone du comptable qui répond plus, etc…) que les vieux ont subtilement façonné, sous couvert de “ouais coco je crois en toi, mais dis moi, tu écris pour la postérité, pas le pognon hein? Je t’ai déja raconté la fois où j’ai rencontré… blah blah blah.

FUCK.

Louis Vial, lunettes noires.Un peu plus loin, il faudra prendre l’autoroute, parcourir quelques centaines de kilomètres, et retrouver un jeune assis à une terrasse de café, près d’Avignon. Croiser Louis Vial, un jeune, comme les autres, espérant sûrement ne pas avoir trop d’acné à la montée de sève, s’endormant sûrement en écoutant ses golden tracks préférées, perdu qu’il est entre la chemise à jabot et le fanzine. Que Louis publie depuis quelques mois, en pleine province, dans l’indifférence générale, sur ses idoles (Burgalat, Eudeline, Schul, Bernard Estardy, les Shades, Naast.. forcément, chez Gonzaï… on s’ébranle).

Publier des fanzines, comme sortir des disques, reste peut-être l’un des derniers actes militants de cette année 2008 où le pétrole jaillit encore moins que les coups de crayons lumineux chez les Inrocks (un ancien fanzine d’ailleurs). J’introduis à ce moment une théorie, qui vaudra ce qu’elle vaut et restera ma conclusion: La presse, comme la musique, n’est surement jamais aussi bonne que lorsqu’elle faite avec peu de moyens, un océan de contraintes devant, et pas mal d’hésitations laissées sur le bas-coté.

Sur ce, j’éteins ma conscience de “déja vieux”, et je laisse Louis Vial dérusher la bande. ACTION.

Bonjour Louis, j’aimerais que tu déclines ton identité : Nom, âge, ville de résidence, et que tu résumes en quelques phrases ton fanzine, Zhou, découvert voilà quelques jours. Zhou, c’est un projet solitaire ou une équipe ? Où le diffuses-tu ?

Je m’appelle Louis Vial, j’ai 17 ans. J’habite Avignon, une petite ville du sud-est dont tout le monde connaît le festival ou le pont et où il ne se passe pas grand chose.
Zhou, je l’ai créé l’année dernière, cela vient d’une profonde envie de partager mes passions et j’avais depuis bien longtemps ce projet. La presse écrite m’attire depuis que je suis petit, dans toute ma famille on lit des revues, des magazines, mon père m’a un peu fait découvrir la presse étrangère, c’est comme ça, je tenais absolument à monter mon journal, c’est un format que j’affectionne particulièrement. Le projet s’est vraiment concrétisé après un concert des Naast où j’ai rencontré Gustave et décidé de l’interviewer par la suite. Au début, j’en ai parlé à un ami parce que j’avais peur de ne pas le faire aboutir, mais finalement l’ami en question ne s’est pas investi dans le truc, et a lâché l’affaire après le premier numéro, donc je dirais que c’est un projet solitaire, mais je suis ouvert à toute proposition, et des gens ont participé au numéro qui vient de sortir, à savoir Benjamin des Shades, une fille de ma classe qui s’appelle Laura et un ami, Lucas. Mais dans l’ensemble, je mène le truc, je suis le ‘rédac chef’ en gros… Je le diffuse comme je peux, quand je vais à Paris, ou ici à Avignon, sous le manteau, j’essaye de faire en sorte qu’un maximum de gens soient au courant, et ils peuvent s’adresser à moi directement, par mail ou myspace pour se procurer un exemplaire. Aussi, il est vendu dans une boutique de vêtements à Avignon ; qui m’a apporté une aide financière pour l’imprimer et qui s’appelle NextDoor.

Ton magazine papier s’appelle Zhou, la baseline est ‘Faster & Faster’. La rapidité, pour toi, c’est important?

La rapidité est inscrite dans la mythologie rock and roll, ‘live fast, die young’. Bon bien sûr maintenant c’est galvaudé, ça ne veut plus rien dire, mais j’avoue que ça me touche personnellement, le côté ’speed’ de la culture moderniste, tout ça, les flashs de l’adolescence. Au final c’est très naïf comme concept, abstrait aussi, mais surtout très esthétique. Je ne pense pas être très clair là, mais j’ai écrit un article à ce sujet, d’ailleurs dans Zhou, qui a pour titre ‘Faster & faster’ justement. Disons que c’est accrocheur comme baseline, ça décrit une attitude, un regard face au monde, ‘Dandy you know you’re moving much too fast’,chantait Ray Davies. Ca va de pair avec le souci du détail que vous prônez dans Gonzai.

Quel est l’accueil du public face à Zhou, en province?

Zhou magazineLes gens sont forcément enthousiastes, de voir un mec de dix-sept ans faire ça, il n’y a que de bonnes réactions, en province comme à Paris finalement, et j’en suis très content. Ils voient que je suis passionné, et c’est je pense ce qui les touche. Les réactions sont les mêmes en province ou à Paris, sauf qu’à Paris, certaines personnes sont susceptibles de m’apporter beaucoup plus que chez moi, de me faire progresser, d’enrichir ma culture etc…

Te reconnais-tu dans ta jeunesse ? Te trouves-tu conforme aux critères de modernité actuels ?

Je n’ai pas trop le recul nécessaire pour répondre parfaitement à cette question, je peux juste dire que je pense qu’il y a un mauvais goût ambiant chez les jeunes aujourd’hui, je trouve que la jeunesse gâche un peu ses atouts à l’heure actuelle, mais peut-être que j’idéalise trop le fait d’être jeune. Je trouve que les adolescents veulent vite être adultes, se responsabiliser ou alors prendre le contre-pied et faire n’importe quoi sous prétexte d’amusement, mais en réalité la plupart d’entre eux passent à côté du plus important : les passions. Trouver un truc qui te fasse vibrer quand tu te lèves le matin, voilà ce à côté de quoi trop de jeunes passent aujourd’hui. Donc je ne me reconnais pas vraiment dans la jeunesse actuelle, mais parallèlement je fais pleinement partie de celle-ci : le même humour en quelque sorte, des occupations en commun, le mode de vie, le lycée, je ne renierai jamais tout ça, la fausse marginalisation, très peu pour moi. Si les critères de la modernité se situent dans la technologie, la rapidité de l’information et de la communication, alors oui je réponds à ces critères. En revanche, je ne corresponds pas du tout aux critères culturels offerts aux jeunes aujourd’hui, parce que je pense simplement qu’on les prend pour des cons.
Musicalement, pour les fringues aussi, c’est assez déplorable, tout est bâclé, l’esthétisme a été oublié. Il faut selon moi, absolument choisir une alternative à tout cela.

A quel âge t’éprends-tu de la culture rock/dandy, comment y as-tu accès, quel est ton premier flash, le premier riff qui t’a fait chialer ?

Le premier déclic, à treize ans, c’est le punk rock. Ma mère m’avait emmené voir le groupe d’une amie à elle, Opération S, ils avaient une esthétique très post-soviet, rouge et noire etc, et une énergie folle. Ca m’a tout de suite frappé. Comme je suis de nature curieuse, je découvre la culture punk, et après par conséquent les sixties, parce que les Ramones parlaient des Ronettes, les Pistols parlaient de Captain Beefheart, je découvre le glam aussi bien sûr, les Dolls, une de mes premières claques, avec T.Rex aussi.
Puis les Stones, là je suis banal, mais les Stones m’ont marqué à vie, surtout la période un peu occulte, et Sympathy For The Devil, ça c’est une chanson qui me retourne encore. Après que Brian Jones soit parti, j’aime moins, voire pas du tout, et puis Altamont a calmé leurs ardeurs.
Une autre grosse claque, c’est la redécouverte de Gainsbourg, ses albums dans les années 60, la comédie musicale Anna. En plus cela m’a amené à me pencher sur la musique française, avec des artistes comme Polnareff que j’adore, ou encore Michel Magne, Gérard Bernard, François de Roubaix…
Un homme a grandement joué dans mon épanouissement de ce côté-là, c’est Number 9, un ami de ma mère, il est d’ailleurs interviewé dans Zhou.
Je n’aime pas trop qu’on parle de culture rock/dandy parce que ça ne veut plus rien dire, ces mots sont devenus tellement vulgaires, maintenant tous les mecs qui passent dans des magazines sont dits ‘dandy rock’ ou ‘destroy chic dandy’, c’est ridicule ! Le dandysme, c’est très restreint, ça demande une conduite particulière, du cynisme. Le rock and roll dans ce qu’il a de plus beau y est directement lié selon moi.Mais aujourd’hui ‘rock’, ‘dandy’ sont des mots employés sans sincérité, pour montrer qu’on est dans le coup, c’est révoltant.
Le rock and roll, pour moi, ça a aussi joué le rôle d’une ouverture sur l’art, le monde. J’ai découvert grâce à la musique le constructivisme, le Bauhaus, plein d’autres formes d’art et des trucs géniaux en littérature.

Les gens rencontrés, tes idoles, de Burgalat à Eudeline en passant par les Shades, comment les rencontres-tu ?

Tout part d’un concert des Naast, le fameux, en Mai 2007. J’y ai rencontré Boris et Gustave, avec qui j’ai plus ou moins gardé le contact.
Eudeline par exemple, je l’ai rencontré grâce à Boris. Les Shades grâce à un pote qui a passé des vacances avec Benjamin et Etienne, et Burgalat par mail. Internet est un super média pour les rencontres en fait, regarde, mon premier contact avec toi, c’est par mail. J’aborde volontiers les gens par internet, après faut voir si le feeling passe, en général c’est le cas.

Pour l’instant, ta meilleure rencontre, c’est….

Je dirais Patrick Eudeline, ce mec est un peu une idole pour moi depuis que j’ai treize ans, quand j’ai lu L’aventure Punk. Après j’ai commencé à lire ses articles, à m’intéresser à son passé. Dès que je lisais un de ses écrits, je découvrais mille choses, il a représenté pour moi un lien entre la culture punk et le blues, les sixties, le dandysme, les décadents, le jazz, la musique en général. En plus, il a traversé une époque folle, c’est un peu un mythe, comme Pacadis ou Adrien. Il fréquantait Burroughs, Michel Bulteau, a vu les Dolls à Paris…La première fois que je l’ai appelé, j’étais stressé, mais en plus d’être mythe, il est d’une gentillesse étonnante, prêt à aider les jeunes. On sent qu’il se souvient ce que c’est que de vouloir s’investir dans quelque chose à seize ou dix-sept ans. La dernière fois que je l’ai vu, il m’a complimenté sur Zhou, et on a un peu parlé musique, c’est anodin, mais je n’oublierai pas ce moment.

Toi, qui est un pur ‘produit’ des années 2000, quel regard portes-tu sur la génération précédente, celle des années 90, et sur la façon dont les média traitent la musique qu’on aime?

Les années 90, pour moi, c’est l’horreur. Cette décennie représente le culte du loser, ‘habille toi comme une poubelle et sois blasé’, en plus culturellement parlant, tout est laid. Il y a eu le grunge, dernier soubresaut d’authenticité, mais même ça c’est franchement faible. Et puis même au niveau de la variété, on a jamais fait pire, le règne du hit machine quoi… Comme remède à tout ça, le truc underground c’était la musique électronique, mais ça n’a jamais eu les épaules pour détrôner le rock and roll, ou pour aller plus loin que Kraftwerk ou Suicide, en bref les années 90, c’est à oublier, je suis content qu’elles soient mortes.

Comment les média traitent la musique qu’on aime ? Je ne me pose même pas la question puisqu’ils ne la comprennent pas, en fait, je m’en fous complètement.

D’ailleurs, les gens qui crachent sur les Naast par exemple, sont souvent des gens qui avaient 16 ans en 1993, des sales frustrés, des Beavis et Butthead, voilà ce que c’est pour moi l’ado des nineties, un Beavis ou un Butthead. C’est ce que Kurt Cobain a répondu quand on lui a demandé si ce dessin animé le faisait rire : ‘ces mecs là je les fréquente tous les jours’.

N’as-tu pas peur de t’enfermer dans ton travail en lâchant toutes tes cartes (Jean Jacques Schul, Bernard Estardy, Lautréamont) dès les premiers numéros ? En clair, n’as-tu pas peur de passer pour un passéiste ? Le présent musical t’excite-t-il d’ailleurs ?

Je découvrirai toujours de nouvelles choses, j’espère ne pas stagner à Rose Poussière, ce serait triste. Je ne suis pas un passéiste, je pense que le rock and roll est une musique visionnaire, qu’elle correspond tout à fait à l’époque actuelle. Si Gainsbourg chantait encore, il aurait toujours quelques temps d’avance sur tout le monde. Je crois à l’intemporalité de ce que j’aime. Pour ce qui est du présent musical, je peux aimer certains groupes ou artistes, comme les Shades et les Naast, mais aussi récemment Vampire Weekend, The Last Shadow Puppets, mais en général, je trouve les techniques de production trop fades ou trop léchées, on a perdu en spontanéité, et j’avoue que ce qui me fait le plus vibrer vient du passé.

L’objectif de Zhou, au final, c’est quoi ? Devenir assez connu pour rentrer chez Rock & Folk ?

Non, Zhou est une affaire de cœur, c’est ma création, et je veux que ça dure, et pourquoi pas battre Rock & Folk à son propre jeu ? Les clouer au poteau, ne sait-on jamais… Après, si demain on m’appelle pour écrire dans Rock & Folk, je ne refuserai pas, mais la priorité, c’est Zhou.

Quel regard portes-tu sur la génération de ton âge, celle qui vit à Paris et lance des journaux gratuits, tels que Keith ou Spring?

Je n’avais pas apprécié les propos des fondateurs de Keith et Spring dans l’interview que Gonzai a donnée, le trip ‘nous sommes l’avenir et tant pis’, ou ‘pour les friqués par les friqués’, je trouve cela inintéressant et prétentieux. Mais il ne faut pas perdre de vue que ce sont des gens de 19 ans qui font des magazines papier, c’est assez honorable. C’est juste que cette presse pompée sur Vice avec son esthétisme surpompé sur les clips de Justice, c’est à jeter.

Quant à la génération de mon âge qui vit à Paris, il y a des gens lambda et des gens très brillants, je ne peux pas établir de généralité à ce sujet. Par contre, ce qui est vrai, c’est que les choses sont beaucoup plus simples pour eux. Bien sûr, s’ils lisent ça ils vont nier, mais c’est parce qu’ils ne vivent pas en province! Fringues, concerts, expos, bons livres, ils ont tout à portée de main, et chaque soir ils ont des trucs à faire, c’est loin d’être le cas ici. En un sens, ça doit être beaucoup plus dur de sortir du lot à Paris.

Toutes les pages de Zhou suintent la passion, l’envie de faire découvrir une alternative, et parallèlement cela respire l’innocence, la naïveté, la composition agrafée et militante qu’on retrouvait jadis dans les fanzines. Zhou, c’est un fanzine assumé ou un magazine en devenir ?

Zhou, il faut le voir comme une entité journalistique et littéraire alternative comme tu dis, visant à faire découvrir et partager. Le nom que ça peut porter je m’en fous pas mal. Je n’aime pas trop la culture fanzine parce que je n’en ai jamais lu un qui soit réellement bien, à part Gig, mais c’est parce que c’est ancré dans une époque et que j’adore, Kiki Picasso et Bazooka.
Je ne peux pas dire si un jour Zhou sera un magazine officiel, mais je sais que je veux rester libre et ne faire aucune concession.

L’avenir, tu l’écris comment ?

C’est difficile de répondre à cette question. Je le vois à Paris, parce que j’adore cette ville, et je vais essayer de faire mes études là-bas. Pour l’instant, j’ai encore une année de lycée. En ce qui concerne Zhou, je veux faire toujours mieux, rencontrer un maximum de gens, écrire, écrire et encore écrire.

http://www.myspace.com/zhou_magazine

5 commentaires

J’adore et j’adhère!
Tellement sincère, plein de bon sens et de vérités!

Commentaire par Alba Baptiste, le Lundi 16 juin 2008 à 22:07

BRAVO louis et MERCI

Il est vrai que tu suinte la passion et ça fait plaisir
crois moi tu me fais revivre mes 17 ans
et de plus, les parisiens ne savent vraiment pas ce que c’est que de vivre un passion en province.. je suis tout à fait d’accord avec toi

merci encore

Commentaire par Number 9, le Lundi 16 juin 2008 à 15:42

Allez on peut le dire qu’il est bien cet interview!
Et puis en tant que provinciale qui achète zhou je peux dire pourquoi on l’aime bien ton mag! Parce que un, c’est vrai c’est ta passion et ça se sent, et ton amour pour tous ça nous parvient mais aussi parce que t’écris bien il faut l’avouer.

Commentaire par Caro D, le Lundi 16 juin 2008 à 16:29

Une vrai star le ptit louis te gaves mec jtrouve que cette interview reflète bien ton état d’esprit sur la musique c’est cool continu comme ça!!!

Commentaire par Florent du ghetto, le Lundi 16 juin 2008 à 21:07

” Ce soir-là,… vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade…
On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade. ”

Quand “les fours crématoires sont un détail de l’histoire” ou que le contexte est réduit au prétexte.

Quand “seul le détail compte” et que la plume bave, quand d’une faiblesse dénoncée on se lave.

” FUCK ” ? soit…

Commentaire par Charles, le Lundi 16 juin 2008 à 16:16

Laisser un commentaire