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YARON HERMAN Jazz

A quoi reconnaît-on qu’un mouvement perce dans le grand public ? Au fait que les étalages d’H&M et consort reprennent avidement le mouvement en question. En l’occurrence la (...) suite

A quoi reconnaît-on qu’un mouvement perce dans le grand public ? Au fait que les étalages d’H&M et consort reprennent avidement le mouvement en question. En l’occurrence la Tecktonik et ses rites vestimentaires faits de vestes slim à fragments de couleurs, période Sacrée soirée, quand François Feldman chantait les Valses de Vienne.

Maintenant que reviennent que reviennent les valses de Vienne… En l’occurrence Tekki Latex et la mélodie CM1 à couleurs fluo, perdues au fond de la trousse (de secours).

Ce qui est nettement plus drôle, c’est le détournement des modes. Accessoirement du meilleur titre qu’ait sorti la Bitcha’ Britney, avec Toxic, repris par un des pianistes de jazz qui semble monter à Paris, sans que je ne connaisse vraiment sa vie, son œuvre et son album de Miles préféré.

A ECOUTER: Toxic Yaron Herman - Toxic.mp3

Yaron Herman, qu’il s’appelle, le travestisseur de tubes. Dans une époque où tout se confond, où les compils lounge sortent plus vite que les chèques de banque, où même ta grand-mère connaît Yelle et l’absence du sens, mais pense que Michel Petrucciani est une marque de pâté, distribuée chez ED, la présence de pianistes de ce niveau est EN SOI un acte de résistance et un sublime bras d’honneur à l’industrie, qui pense que le jazz est MORT.

Le jazz survit, comme le rock aurait dû continuer à vivre : en sous-terrain, discret, rampant, en mode de contestation. Ici, Keith Richards est remplacé par Bill Evans. La cigarette est troquée contre un cigare.

Et Yaron Herman joue sûrement des mélodies ternaires à Paris, devant des quadragénaires, lorsque les twenty-something n’ont d’yeux que pour de gros obèses infâmes parlant chez Fogiel de leur amour pour le RIEN et le star-system. Deux mondes similaires.

PuNk.

http://www.myspace.com/yaronherman

3 commentaires

ça c’est de la musique

Commentaire par lily, le Lundi 3 décembre 2007 à 18:30

je profite des commentaires suite à votre excellent article Bester pour passer le mot:
Hushpuppies + pony Taylor demain, 04 décembre,19h30, à la Cigale ,Paris*

Commentaire par lily, le Lundi 3 décembre 2007 à 23:34

Un type qui a pour “influences” entre autres, Bach, Mahler, Miles Davis (of course), John Coltrane, Brad Meldhau, Jeff Buckley, Radiohead.. et Niesztche, ne peut Pas être foncièrement mauvais. Que je dis (même si je l’avoue, je ne connais ni l’oiseau, ni son oeuvre, bref pas grand chose en somme..)

Commentaire par sophie-chloe, le Lundi 3 décembre 2007 à 6:56

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