WINDMILL Le contexte : Alors que Mercury Rev est devenu un cauchemar pour les audiophiles et qu’Arcad Fire est maintenant riche comme Crésus, un anglais part à nouveau à l’attaque de la mélodie aigue posée sur un trois octaves. Qu’on se rassure, on aura le temps de regarder le paysage en écoutant Puddle City Racing Lights, car le train n’avance pas très vite.
L’histoire : Comme tous les chanteurs ayant placé Brian Wilson dans leur top friends mental, Mattew Thomas Dillon est un peu rébarbatif. Voire soporifique. Une réelle injustice où le soufflet retombe vite, la faute à un souci de perfection palpable sur chaque titre qui s’enchaine comme un Mercury Rev de la grande époque : Un piano, un archet, une voix. Triptyque qui s’étire sur toutes les compositions, jusqu’à l’écœurement. Vomitif du bon sentiment, parfait pour les cures de désintoxication d’un vieux rocker – au hasard, Lemmy- ou pour l’incitation au sommeil forcé.
Le dénouement : Pati d’une envie d’éloquence Victorienne (Violons, arrangements grandiloquents, voix magistrale), Windmill ne confirme pas sur disque les espoirs qu’on avait même pas misé sur le groupe avant sa sortie. Le maitre incontesté du chant sans testicule (Anthony & the Johnsons) peut dormir tranquille. Puddle city racing lights s’impose comme la bande-son incontestée d’un épisode de Dawson’s creek.
Windmill // Puddle city racing lights // Melodic
http://www.myspace.com/windmillband




ETRE DIEU