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WE ARE TERRORISTS Live@Batofar

Y’avait ce resto russe, rue Nicolo et devant le resto y’avait un groupe de fumeurs. Et dans le groupe y’avait une blonde qui disait « j’ai deux amants»… (...) suite

Y’avait ce resto russe, rue Nicolo et devant le resto y’avait un groupe de fumeurs. Et dans le groupe y’avait une blonde qui disait « j’ai deux amants»… Y’en a un qui est mari et.. J’ai pas entendu la suite. J’étais raide à la bourre pour aller au Batofar voir le concert de We Are Terrorists. N’empêche j’aurais bien aimé être l’amant number 3…

RDV 22 heures avec François le manager. Il est la demie et je suis pas encore au métro. (NDR: ne jamais habiter dans le seize si tu veux être un gonzo reporter). Quai de la gare 23 heures j’avance sur le bord de Seine, face au vent à la recherche du manager pour une interview.

Je le sens avant de le voir. Il a une bière à la main et vu son haleine et son teint il en a déja vidé pas mal d’autres. Cagoule noire et boa orange sur un maillot d’Ajaccio, il distribue des badges.. Des badges ? La dernier fois que j’en ai mis un c’était à l’époque de Grease. Putain rien que d’y penser j’ai envie de me jeter dans la Seine. Toujours est-il qu’a l’époque la chanteuse à la mode était une Australienne blonde atteinte d’un cancer du sein comme quoi la vie n’est qu’un éternel recommencement.

Un mini shooting en extérieur et direction les coulisses. Les gars carburent pas à l’eau et ça me les rend d’emblée sympathiques. Dans quelques minutes ils seront sur scène et la, ils se balanceront des vannes cagoulées.

La loge est bourrée comme un métro japonais. Il y a un tas de monde, potes, et Roadies ; pour ceux qui n’ont jamais connu un backstage ; les loges sont une sorte de faille dans le continuum espace-temps où tout est possible : un meurtre, une partouze, une descente de flics. Tout dépend de qui joue.. Et coup de bol, on est pas en présence du DIEU LOU REED. Finalement ils enfilent des masques qui leur donnent un air de Fantômas. Ou serait-ce Roswell? Et se dirigent tels Mister white, blonde, et orange vers la scène du crime. Pourquoi des masques? Si j’étais une rock star je voudrais que partout dans la rue les filles se jettent sur moi, quelles s’arrachent ma vertu etc etc… Enfin ce qu’il en reste.

La salle est blindée de mecs portant des masques, blousons en cuir et boas rose. Un petit air de motard de Village People croisés avec Zizi Jeanmaire. Le reste du public est composé d’un tas de gens qui sont là comme s’ils bouffaient des quenelles chez leur grand mère en attendant que la vieille leur lâche leurs étrennes. Qu’importe, dès les premières notes ils se mettent tous à sauter, danser et pousser des cris.

Faut dire que le groupe a de quoi faire bouger. Le premier morceau sur mon blog, une claire filiation (mais sans tomber dans la copie) avec Harder faster de Daft Punk. La différence se fait dans l’énergie qu’ils déploient. Ils ont une vraie présence scénique ils sont restés vrais, et on sent bien que ce sont de bons gros potes qui s’éclatent entre eux. Rien a voir avec la pseudo intelligentsia rebelle parisienne, rebelle? Putain il y a plus de rébellion dans le collier en velours rose du clebs à Paris Hilton que dans toute l’égotique jeunesse dorée parisienne. Le deuxième morceau Achètes mon disque (bonne idée) est beaucoup plus Trainspotting; d’ailleurs les membres du groupe sautent comme des Iggy Pop essayant d’échapper à un David Bowie en rut.

C’est la que je vois François, coupe improbable, lunettes à la Polnareff, boa orange et tee shirt à la Freddy Kruger. Il est la, bondissant sur la scène tel un poulet sous LSD essayant d’écraser des scorpions mutants. C’est mal barré pour l’interview. Plus de comparaison ensuite. Ils sont eux. Et ils sont bons tout simplement. A peine trois morceaux et la péniche chaloupe aux rythmes électrorock de terroristes qui sont plus proches des sirènes de la renommée que de celles de la police. Encore qu’à force de porter des masques qui ressemblent a des slips kangourous…

… Fin du set. Je cours au chiottes évacuer une douzaine de bières et tandis que je me lave les mains et que j’agonise, je me fais coincer par une Colombienne bourrée et inbourable. Finalement, j’ai eu le choix entre lui mettre un coup de boule, la finir à coups de tabouret ou rentrer chez moi. Et toi, qu’est-ce que t’aurais fait toi hein?

Un album à acheter absolument. Parce que ce n’est pas parce que l’on met des slips sur la tête qu’on joue comme des glands.

http://www.myspace.com/weareterroristsmusic

Photos par Muntz Termunch

2 commentaires

yessi l’article est cool, bien senti, bien referencé, ca fait plaisir Muntz, c’est slovaque ca?

Commentaire par doud, le Lundi 28 janvier 2008 à 19:51

aloha Doud

merci pour le comment Doud, hum pas tout à fait Slovaque…

Commentaire par Muntz Termunch, le Lundi 28 janvier 2008 à 21:16

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