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VENUS IN FURS de Sacher-Masoch

La bible masochiste ou la soumission à l'usage des jeunes générations ... Ce roman est indéniablement lié au rock n' roll, il répend  autour de lui une odeur de (...) suite

La bible masochiste ou la soumission à l’usage des jeunes générations …

Ce roman est indéniablement lié au rock n’ roll, il répend  autour de lui une odeur de souffre. John Cale, dans sa période velvétienne, adaptera ce livre sous la forme d’une chanson du même nom, et en profitera pour en faire le single SM ultime. Marianne Faithfull, «l’ange aux gros seins» comme l’appelait Andrew Loog Oldham, n’est rien d’autre que l’arrière petite nièce de Sacher Masoch…

Venus in furs, c’est la première œuvre marquante qui s’attache à décrire de façon si claire, l’esclavage d’un homme, Severin, par une femme. Un homme qui tombe éperdument amoureux de la représentation d’une venus a fourrure, troublé par cet amour impossible. Severin rencontre Wanda, une voisine, lui ressemblant au plus haut point. Une relation débute, mais notre personnage principal ne tarde pas à devenir l’esclave volontaire de cette voisine grâce à un pacte écrit en ces termes:

«Je m’oblige, sur ma parole d’honneur, à être l’esclave de Mme Wanda de Dunajew, tout à fait comme elle le demande, et à me soumettre sans résistance à tout ce qu’elle m’imposera.»

Un pacte limite faustien qui n’aurait guère déplu au jeune Robert Johnson…

Et c’est à la perfection que Wanda incarne tous les rôles qu’une bonne maitresse dominatrice doit savoir jouer pour faire souffrir son esclave. Tour à tour, mère castratrice, amante en chaleur, instrument de souffrance.

Leopold von Sacher Masoch prendra un malin plaisir, proche de l’obsession, à appliquer l’histoire de ce livre à sa vie. Il rencontre lui-même Aurora Rûmelin, qui deviendra plus tard sa femme, mais l’appelle inlassablement Wanda. Et fatalement conclut avec elle le même pacte que Severin avec la vraie Wanda dans La venus à la fourrure. Il cherche en vain le personnage qui lui manque pour que son livre devienne réalité : Celui du “grec”, avec qui Wanda le ferait battre et le cocufierait…

En quête de l’absolu littéraire et masochiste, Léopold passera sa vie à reproduire l’histoire de ce roman, livre psychologique qui nous guide dans l’âme torturée de son auteur. Masoch nous fait prendre conscience que notre âme n’est pas aussi saine qu’on voudrait le croire, et que la souffrance peut également être plaisir. C’est libéré d’un poids immense que l’on ressort de cette lecture…

7 commentaires

John Cale ? C’est pas Lou reed qui aurait eu cette idée lumineuse “Shiny shiny, shiny boots ot leather…”

Commentaire par Syd Charlus, le Lundi 4 juin 2007 à 13:14

oui mais nous conviendrons que c’est les coups d’archets de cale qui donne toute sa saveur a cette ode sm non?

Commentaire par charles von strychnine, le Lundi 4 juin 2007 à 13:44

non en fait. Il s’agit bien de john cale, c’est lui qui chante les version démo de 1965. La chanson resemble même a une sorte de chant grégorien. Une tres belle version.

Commentaire par Little Johnny Jet, le Lundi 4 juin 2007 à 15:15

Nota bene: Von Strychnine avait crédité Lou, mais pour avoir vu Cale reprendre cette chanson, j’avoue avoir précisé que c’était Cale le papa de l’ode.

Et puis oui les violons font la différence.

Et puis merde Syd, on s’en fout! Lou à toutes les sauces, j’en ai marre:-)

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 4 juin 2007 à 23:55

Puis c’est meme pas des violons en plus, je raconte n’importe quoi de toute façon.

Adieu.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 4 juin 2007 à 23:55

Apres une remontée dans les archives (et de grosses connerie racontées), la démo de 65 est bien chanté par john cale mais est crédité… lou reed. Voilà donc le dernier mot, monsieur Reed a bien écrit cette putain de chanson, et plus personne ne pourra dire le contraire (moi le premier).

Commentaire par Little Johnny Jet, le Lundi 4 juin 2007 à 0:09

Waiche les gars est-il possible d’avoirs une version sous-titrée de l’adaptation en 69 de Jess Franco, car celle de maartje seyferth en 1994, je l’ais déjà et je souhèterais avoirs l’original avec les sous-titre, je n’suis pas assés calé en anglais pour tout saisir, sinon, oui, c’est cale le point de départ, mais est-ce vraiment important? Il y a tellement de versions qu’y on suivie, qui d’ailleur, ne son pas toutes des daubes …!!!

Commentaire par nofâ, le Lundi 4 juin 2007 à 11:47

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