Plus personne ne connais Rémy Bricka. Comment faire des blagues sur l’homme à la colombe si personne ne peut les apprécier . Rémy Bricka, le plus grand homme orchestre français. Celui qui avait un coin-coin sous tout les bras et un pouêt -pouêt sous les aisselles. L’image de l’homme orchestre s’arrête un peu ici la plupart du temps. Pourtant, Tiger Man a démocratisé le concept d’homme unique, hommes armées a eux tous seuls. Les mono-groupe ; ceux qui développent la sexualité d’une musique a la manière des cow-boy solitaire. Le perrons en bois surmonté d’un rocking chair, enfourché par un être armé d’une guitare, foutu d’un harmonica, le pied sur une grosse caisse, le talon sur un tambourin… Carle blues est une musique d’être solitaire, face a leur peine et leur fardeau. Jesus aurait été musicien, il aurait fait le premier blues en hébreux de toute l’antiquité.
Urban Junior n’a rien fait pour être prédestiné au Blues. Il est suisse, suisse du coté allemand. Le genre de pays montagneux qui n’est pas censé déclencher la moindre fureur chez les gens. Pourtant le blues est une musique de profondeur, quelque chose qui se crache avec les tripes en arceau. La fureur est ce que l’on appelle le sang noir. Noir justement, une musique non neutre, une musique de partie prit et de plaintif. Le blues n’est pas vraiment fait pour les combattants. Peut être est-ce pour cela que les bluesman vivent bien plus vieux que tout autre types de musicien. Mais Urban Junior et blanc comme un linge, il portent une casquette de plouc et des costar a la Kraftwerk (mais avec les couleurs inversées). Urban Junior crie dans un mégaphone, il est beauf, chante des chanson telle que « Jesus Betwen Her Legs ». Jesus, encore lui. Sauf que si certain le prie, lui le détourne. Urban Junior ne semblent pass vraiment intéressé par le sensualité, son propos est bien plus crue. Oui, limite machiste si on y pense. En fait Urban Junior est détestable.
Alors pourquoi en parler? Car il a garder tout les a priori d’il y a 50 ans, aussi bien sur notre société que sur la musique. La base passéiste comme patron universelle. Il se projette donc en icône américaine, dans le pays neutre. Son décor de concert est bourré d’étoiles sudistes, ses mouvements sont ceux d’un martyr, ses guitares sont celle des plus grands. Qui joue encore sur une Jazzmaster de nos jours ? Quelque guitariste anonyme, des amoureux des sont brut et sans concession… Des sons blues.
Et sa casquette qui revient en rappel final, se prosternant, la visière en bas. Se plier comme ses vieux blacks de 110 kilos pour 95 ans. Le bide pas caché, pas de gaine ici. Le vrai blues ne se trouve pas au détour d’un refrain, dans le son d’une guitare ou dans un shuffle de batterie. Le blues, il ne se cache pas, il se montre, assis sur une chaise, le trône des souffrances.
EN EXCLU: World go round par Urban Junior
World go round.mp3
http://www.myspace.com/urbanjunior
Par Little Johnny Jet




PLAY BLESSURES
Bien joué, mon commentaire ne sert a rien. Juste merci et encore Bien vu.