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UNKLE End titles…Stories for a film

Un an après War Stories, Unkle remet le couvert. Un an après le silence, Unkle refait surface dans le vide intersidéral pour tenter l'absolution. La rédemption sans pêché, (...) suite

Un an après War Stories, Unkle remet le couvert. Un an après le silence, Unkle refait surface dans le vide intersidéral pour tenter l’absolution. La rédemption sans pêché, lorsqu’on a commis le plus grand méfait en 2007 (le meilleur album rock de l’année) et que les notes se sont évaporées dans l’espace, que personne n’a eu le courage de faire une couverture sur Unkle parce que James Lavelle ne se dopait pas assez (enfin si, mais pas assez clairement semble-t-il) qu’il n’y avait pas de bimbo sur la jaquette et que l’histoire inusable des calendriers ne permettait pas d’en parler en plus de 300 signes dans la presse généraliste.

Un an après War Stories, End tibles… stories for a film. Les chutes de War Stories, rassemblées, recollées, comme une poupée de faïence, dont on aurait peiné à retrouver tous les morceaux. L’investigation dans la chute, la stratégie de l’échec sublimé.

end-titles- “Vous n’avez pas écouté War Stories, le monothéisme ras-la-moquette vous excite, Unkle cela ne vous parle plus? Qu’on me donne une corde, un peu d’arsénique et un studio” semble dire James Lavelle, en ce début d’été 2008. L’histoire d’un film dont les images sont dans la tête de l’auditeur. L’histoire d’un groupe polymorphe qui a choisi la bonne direction.

Indirectement, la stratégie d’Unkle me fait penser à ces jeux de l’enfance. Ceux où l’on se prenait à croire qu’en visant bien, avec un peu de chance, on arriverait (en vrac) à tirer juste, mettre le papier dans la poubelle, qu’en marchant sur le carrelage sans touches les lignes, en arrêtant de respirer pendant plus d’une minute, on réaliserait tout ses souhaits, tout ses désirs d’enfants uniquement réalisables par l’assentiment de dieu, de la providence, du hasard. Plus tard, lorsqu’on aurait compris que tout cela était vain, que la réalité ne fonctionnait pas sur le triptyque désir/chance/fortuité, on retenterait encore les mêmes expériences: Fermer les yeux très fort, désirer, et croire au miracle. Parce que la naïveté, en musique, cela existe. Parce qu’Unkle, avec End Titles, extrait un acte de foi de ses propres croyances, que les 22 pistes du “vrai-faux” album sont autant d’oracles qui dépassent l’entendement, que les dynamiques explosent la concurrence, que le trip-hop à écouter volets à demi-clos c’est fini-mort-foutu et qu’Unkle jouit allègrement sur tout cela, les convenances, la platitude, la résignation.

James LavelleBien évidemment il aurait plus facile de débuter cette promesse de jours meilleurs en abordant les featurings (le pêché mignon d’Unkle), dire que Josh Homme était encore là, comme sur War Stories, et que Gavin Clark (chanteur de Sunhouse) est le fils prodige de (pardon pour la liste) Skip James, Morrison, Dylan, Sun Ra et Horace Andy. Accessoirement la bande psyché de Black Mountain rejoint Unkle sur Clouds et c’est une avalanche de prophéties mineures qui ouvrent l’océan. Ici le single Burn my shadow (présent sur War Stories) est remplacé par Open up your eyes, un single de dépressifs chanté par Abel Ferrara, un blues du pauvre, guitare voix, à hurler sur le Mayflower en plein débarquement américain. Pour le plaisir des yeux, le malheur du coeur, le déracinement des cordes vocales. Sublime. Etrange. Du coton rêche à s’administrer à même la peau, en plein incendie.

End titles, quoi qu’on en dise, dessine l’avenir sombre métallique du siècle en cours. Une mer de nuages gris métal qui s’entrechoquent autour des requins médusés.

Unkle // End titles… Stories for a film // PIAS
www.myspace.com/unkle

2 commentaires

bah ,mec, bravo..

j’ai cliké sur le lien ,pensant que Gonzai allait dire de la merde a propos de UNKLE ,et là :tu sort le grand jeu..

ca m’a ému,car je pense aussi que “War Stories”est un album TRES important..

il a été ignoré a sa sortie,et les peu de critiques l’ont descendu : c’est vrai qu’avec le retour de Portishead,Tricky et bientot Massive Attack,ce comeback de UNKLE a été largement incompris..

c’est juste de la musique celeste (écoutez “heaven”..)

les gens sont résté bloqué sur le UNKLE période DJ Shadow-trip-hop-90’s-Mo Wax,et ils ont sous éstiment (ou ne connaissent pas) son remplacent avec Lavelle : Richard File ..

Rich’ File c’est le mec qui a se touché “surrender” trancy du nouveau UNKLE, il a sortie des maxi sous le nom de Forme absolument dingue comme ‘let it all out” chez marine parade rec’..

écoutez son seul remix sous son vrai nom (sans UNKLE) pour une trax du groupe Duke Spirit (dont la chanteuse prete sa voix sur War Storie)”the step and the walk”..

Lavelle et File ont acouché du plus beau disque ,je suis d’accord avec toi..

fortement influencé par l’album “Bubblegum” de Mark Lanegan, des producteurs de Trance qui jouent avec Nick Warren dans des RAVE se sont enfermé dans le desert de Joshua three ,avec des rock’n'roller tout droit sorti des Desert Session pour nous pondre ce disque de KRAUT-STONER

ce disque a sauvé ma vie

Commentaire par odb, le Lundi 21 juillet 2008 à 20:15

Entièrement d’accord !”War Stories” est un grand disque.Le genre de disque qui donne envie
de faire du prosélytisme à tout va et d’oublier
que d’autres disques ont pu sortir depuis.
Bref. Vivement le nouveau Mogwai…

Commentaire par Arnaud, le Lundi 21 juillet 2008 à 15:39

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