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ALAIN PACADIS Un jeune homme chic

Alain"Destroy"Pacadis. C'est cela qu'on a gravé sur le marbre de l'urne contenant ses cendres ... "Même dans la mort je vous emmerde!" Comment peut on devenir un adulte censé et raisonnable (...) suite

Alain”Destroy”Pacadis.
C’est cela qu’on a gravé sur le marbre de l’urne contenant ses cendres …

“Même dans la mort je vous emmerde!”
Comment peut on devenir un adulte censé et raisonnable lorsque notre mère nous dédie tout spécialement son suicide? Voilà surement une partie de la problématique pacadienne.

Ce livre ne vous servira en vérité qu’à peu de choses mais il sera à votre bibliothèque aussi indispensable que des talons cubains à votre paire d’Anello & David. Ce n’est pas de la littérature en somme mais un mode de vie …Et ce n’est pas Andrew qui dirait le contraire. Pacadis se résume à peu de choses. Un livre, qu’il y a quelques années personne n’avait lu, publié chez le sagittaire en 1978, et à une apparition télévisée chaotique qui vaut bien à elle seule au moins la moitié de celle de Gainsbourg.

Ha oui, le même Gainsbourg qui sorti deux fois dans sa vie sa fameuse Rolls silver ghost une fois pour le clip de Melody Nelson, et l’autre pour l’incinération de Pacadis où il s’écroula en sanglot car il savait pertinemment que le prochain sur la liste de la grande faucheuse après son ami Pacadis… C’était lui.

Oui oui Pacadis le journaliste crevard pigiste à vie qui vient finir ses nuits dans les couloirs de Libération, le journal ou il “travaille” où on le paye au lance pierre mais cela Paca’ s’en moque, il trouve toujours de multiples combines pour leur soutirer de l’argent. Comme par exemple, augmenter ses factures de taxi, en se foutant éperdument de savoir si le stylo qu’il a utilisé et de la même couleur que celui de son chauffeur… Alain chez Libé est une sorte de Gaston Lagaffe défoncé au speed et à la bière. Dans son livre, “un jeune homme chic” il invente un style ultra novateur fait de name dropping opiacé…

En dandy qu’il est, et ceci n’est pas un vain mot, il ne nous parle de choses qui peuvent paraitre futiles au commun des mortels, car à travers ce livre, on croise quasiment tout l’underground français voir international, Pacadis nous fait ici, le portrait de tous ces loosers magnifiques que sont Iggy pop, Lou Reed, Alain Kan, Elodie Lauten, Marie France, et bien d’autres. Comme Lester Bangs avant lui, il avait compris que ce ne sont pas les vainqueurs mais les perdants qui font les histoires les plus fascinantes. Tout ceci entrecoupé d’aphorismes velvetiens: I will be your mirror reflect what you are… Et de références classiques car l’univers de Pacadis est aussi bien composé de références au white noise du Velvet, et des Stooges et à la poésie beat qu’aux dieux grecs et aux antinaturaliste comme Wilde, Huyssmans… Alain Pacadis est tout en complexité bisexuelle, drogué, nightclubber, de l’extrême pique assiette, crevard ultime, il a vécu sa vie comme un suicide comme quelqu’un qui, tout en sautant dans le vide tendrait ses mains en avant pour toucher l’abîme encore plus vite…

Mais qui mieux que lui peut nous expliquer sa philosophie de vie? On est en 1978 il vient faire la promotion de son livre sur le plateau d’Apostrophe et Bernard Pivot n’en croit pas ses oreilles. Si seulement il savait que dans quelques semaines c’est Charles Bukowski qui va débarquer. chez lui…

Alain Pacadis // Un jeune homme chic // Editions du Sagittaire, 1978 ( réédition 2002 chez Denoël)Illustrations par Jüül

3 commentaires

rastafari all the drugs in this world go to save the humanity by pain and happyness

Commentaire par deceos, le Lundi 16 avril 2007 à 19:30

le grand desert ou luit la liberte ravis n etait que l antichambre de la verite defoncee et piquee d alcaloides de notre pacadis nationale sur ce bonne soiree…

Commentaire par deceos, le Lundi 16 avril 2007 à 19:33

un jeune homme chic, un boukin excellent, n’es pa ???…dragué…. PEUT-etre mais formidabl paca !!!!!

Commentaire par ladis, le Lundi 16 avril 2007 à 17:11

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