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UFO GOES UFA Pop garage Symphony no 9

Un titre, un groupe. Une vérité et un mensonge. Comme d'habitude, selon que vous serez devant ou derrière le miroir, les choses seront différentes, et les tangentes plus (...) suite

Un titre, un groupe. Une vérité et un mensonge. Comme d’habitude, selon que vous serez devant ou derrière le miroir, les choses seront différentes, et les tangentes plus ou moins destructrices.

Pop garage symphony no 9
est donc un mensonge. Car c’est un gros bordel. Une illusion de Route 66 en Wallonie, des vallées vertes où coule du bitume, une très mauvaise reprise d’un blues traditionnel (Black Mountain blues) qui risquerait de vous écoeurer à jamais des OVNIS. Alors au final, trois freaks enfermés dans une pièce, avec grilles d’accords blues, ça suffit pour faire un album?

Un album, pas vraiment de fait. 27 minutes de sauvagerie entrecoupée par des silences. Des démarcations dans le sol à coups de burin. Hong Kong Slasher. Les frères Asheton 08 ont du souci à se faire. Hong Kong Slasher, l’effuzion des guitares massives, sans compromis. Vicieuses. C’est le premier titre, et le meilleur. Mais vous en connaissez beaucoup des albums avec un seul titre uh? Alors UFO enregistre neuf autres chansons métalliques. Quelques fois arty-démentielles-surf (Twilight salope), quelques fois archi-Sonic Youth brassant l’inécoutable et le refrain assassin. C’est cela UFO goes UFA: l’humour et la violence. On en a aimé pour moins que ça.

Un premier album de bûcherons, tiens. Une symphonie de siphonnés avec des bluesmen belges qui, je le crois, ne savent pas très bien où aller. Et décident donc d’aller partout. Parce que la Belgique est intercontinentale. Femme unijambiste cherchant encore sa prothèse. Chien cherchant son maître. Pays cherchant ses hauteurs et ses mètres à penser. Alors UFO creuse, enquille les kilomètres de guitares stoogiennes avec des gimmicks au clavecin spatial.

Il est maintenant quatorze heure nonante sept. Mes mains tremblantes s’apprêtent à lâcher une sentence martiale (trop court, trop burlesque). Un dernier regard par la fenêtre, pour admirer les accords blues qui volent dans le ciel. Au loin, à l’annonce du bois qui longe les terres, un homme bûcheron achève son travail à coup de basse Fender montée comme un taureau, faisant tomber les arbres un par un, sa compagne souffle les feuilles et fait naître les ouragans, le batteur hirsute/chauve tape le rythme sur la terre, et la symphony prend enfin son envol.

L’oeil un peu hagard je ravise ma chronique, coup de massue sur Starsign vodoo killer, sept minutes de fusion avec un magma, c’est la poésie des volcans, la beauté des décors sans humains, l’avènement d’un nouveau règne : celui des bourreaux qui vous exécutent en vous faisant écouter du Mi septième jusqu’à ce que vos tempes explosent. A priori rien de nouveau sous le soleil de Satan, juste les trois mêmes accords qui vous ont toujours fait acheter les mêmes disques. C’est cela le blues non?

UFO Goes UFA // Pop symphony no9 // Freakville Records

www.myspace.com/ufogoesufa

Un commentaire

Trop de groupe font du Sonic Youth sans en faire. Trop le font et le font mal. Trop souvent, trop de groupes croient faire du Sonic Youth et ne juste pas jouer de guitare.

Nota Bene : le lien vers le myspace conduit en fait vers un autre article de Gonzaï. Serait-on à ce point en manque de traffic Mre Langs ? huh huh

Commentaire par Billy HP, le Lundi 28 avril 2008 à 9:45

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