Il y a des jours où on a envie d’acheter le poster de Wish You Were Here. Tout en hurlant à la ronde que l’album est exécrable, tout en ne l’éyant jamais écouté. En fait c’est quand même pluôt classe…
Beaucoup plus classe qu’une dissertation sur la Société des Nations. Beaucoup plus classe que Daniel Johnston qui chante Ruby Tuesday. Que la solitude. Qu’un ampli fender qui grésille au volume 2. C’est pas évident du premier coup, la mélancolie synthétique, mais que voulez-vous que je vous dise ? Avoir la bouche pâteuse ne sert à rien non plus et tes converses trouées, tu les as regardées ? Et ton adolescence insistante, tu comptes la piétiner un jour ? Et cette fille, tu vas la baiser ou te la jouer dandy à deux balles toute ta vie ? Le Perdant Magnifique a été ce qu’il a été : un livre, que personne n’a lu, que tout le monde cite.
Où je veux en venir ? Si je vous dis qu’Alister passe ici, entre briques et terril le 8 octobre 2008 ? Toujours pas ? Putain le 8 octobre ! On est à une heure de train. La loose est partout et ça n’a rien de magnifique. Au Nord, rien de nouveau. Toujours les étudiants, toujours la bière belge, toujours la brume d’automne, jamais l’excitation.
Alors deezer. Alors Dear Science.
Aaah c’est vraiment bien, pas de doute là dessus. Extraordinaire de bruitisme et d’harmonies style diamant nocturne. On croirait entendre un Velvet négroïde des années 00, pour le raccourci rock’n'folkesque. Les percussions, les clapements volent en éclats dans le pavillon, les vapeurs s’étalent sur les racines de cheveux, naviguent entre les pellicules, caressent les perversions, tout en…
Effectivement, il s’agit d’un album à virgule. L’album spécial “chronique chiante des inrocks“. L’unanimité du mois, les amis. TV On The Radio c’est génial d’accord, mais ça l’est depuis trois albums et ça commence à manquer de saveur. D’une médiocrité savoureuse plus exactement. Va finir par devenir aussi éreintant que Massive Attack, Portishead, Archive, Balavoine. Tous ces bourdonnements censés se brancher sur les émisphères, faire papillonner les neurones, mais qui fatiguent simplement.
Du sommeil.
Du calme.
Du balai.
6 commentaires
Pas touche au dernier Portishead, Umberto.
Third est un choc sourd, une voix au fond du puits, un sceau de sueur froide, une dernière étreinte face au feu qui dévore le monde.
Mais d’accord ou pas loin, TVotR est le groupe ultime, rêvé … et raté !
Pendant ce temps, dans la même ville, The Walkmen bouffent des galettes de terre …
Perso ça me saoule un peu le dernier TV On The Radio. C’est ce qui rend cette chronique stylée encore plus savoureuse !
TV on the radio, c’est trop branché! Oups…
Ben quoi, il est très mignon, ce clip… Sinon, d’accord avec Lud’horse, pas touche au dernier Portishead, le choc sourd, la voix au fond du puits et tout ça tout ça. Et aussi, arrêtez avec ces pauvres Inrocks : z’ont pas d’humour, que voulez vous…
Bonne chronique et album carrément étonnant!
Nous avons aussi parlé de ce disque ici : http://youcanroll.blogspot.com
Bonne continuation




ETRE DIEU
surestimé…