La chanson française prend un tournant des plus crus, limite dégueulasse. Si Jean-Jacques Goldman osait à peine faire rimer poitrine et cyprine; la nouvelle génération y va à grands coups de, je cite, «bite », «pipe», «couille», «j’encule». Bref, “Tu vas prendre”, TTC ou Yelle; même combat.
Mais soucieux de rendre nos mœurs plus douces, la TV nous offre le rêve royal. Tous les soirs, vers 00H30, NT1 est investie par un quart d’heure fantasmagorique. 15 minutes de scènes lesbiennes en vrai flash d’acide, la vue au ralenti et le tout sur fond d’une musique tout droit sortie des pires cauchemars d’Eric Serra. On touche tout de même au sublime.
Et que faire lorsque l’écran est tout d’un coup envahi par des femmes courant main dans la main, les seins ballottent lentement, un sourire affiché sur les visages ? Le mélange tient quasiment de l’alchimie sataniste; de La petite Maison dans la Prairie mixé à Mon Curé chez les Nudistes.
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Le soft-porn est souvent trop sous estimé. Pourtant il s’agit d’un style bien plus contraignant que son cousin hard. En effet, quel genre de tordu préférerait regarder des gens faire l’amour habillés plutôt que les plans serrés d’une scène de baise sauvage ? Justement, les gens les plus tordus… les vrais fétichistes. Pas question de collier en cuir et de boule rouge dans la bouche: Ici c’est plutôt l’amour des matières, des habits et des professions.
Marivaudage c’est donc votre nouvelle émission TV préférée; et cela pour trois raisons:
- On vous montrera le plus gros cliché du film lesbien, le tout rythmé par des synthétiseurs langoureux.
- Les trois premières minutes vous dérouteront, les dix d’après vous feront mourir de rire, les deux dernières vous laisseront sur votre faim.
- Parce que,quoi que l’on en dise, les seins des filles sont toujours superbes.




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