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TRONCHE DE VIE Pattaya beach

Kao san Road 23H41 Y'avait cette rue, , à mi chemin entre l'hallucination collective d'un trip au LSD et la pire réalité qui soit, Mélange vibrant et fiévreux, (...) suite

Kao san Road 23H41

Y’avait cette rue, , à mi chemin entre l’hallucination collective d’un trip au LSD et la pire réalité qui soit, Mélange vibrant et fiévreux, mais tellement vivant, agressant tes sens. Errer parmi des foules aux buts inavouables. Une nuit violée par des néons multicolores au dessus de bars peuplés d’une faune avachie rappelant ces fumeurs d’opiums un siècle plus tôt…pattaya-beachLes temps ne changent pas quoi qu’on en dise, juste les drogues… Quelque part dans l’ombre de l’un de ces bars, un type approchant la soixantaine, adipeux au delà du répugnant, assis avec une fille qui malgré les treize printemps qu’elle affichait semblait déjà revenue de tout. Je me dirigeai vers eux, prêt à mettre à profit quelques saisons de sport de combat. La fille qui m’accompagnait me dit : “Vas-y… tout ce que tu vas gagner c’est que la gamine va rentrer sans fric et qu’elle va se faire démonter avant de devoir de toutes manière chercher un autre client…”

Après ça, il n’y avait plus qu’a prendre un vol pour Bornéo et voir des orangs-outangs hirsutes. Des singes, et pourtant moins poilus que certaines filles que j’avais plus ou moins bien connues…

Paris Juin 08

Un colis de la poste m’apporte la dernière sortie des éditions Blanches, Pattaya Beach… Bien sur il y a jeu de mot phonétique beach/bitch. Au dos le synopsis raconte les errances d’un autre pharang (étranger) au cœur de l’Asie du Sud Est. Je sens déjà le plan : Chaque référence exacte m’embarque dans un plan mémorabilia, ou pire, à la première erreur m’arrache les pages du livre faute de pouvoir arracher la tête de l’auteur…

Bref il allait falloir éviter d’être aussi peu objectif qu’un commentateur de foot sur TF1.

GeishaPremières pages, premières lignes. D’entrée de jeu on sait qu’on nage dans un truc authentique. Faute d’être trop belles pour être vraies, les histoires, vécues ou entendues, sont trop hideuses pour être fausses. Je retrouve les sensations expérimentées à Dehli un printemps de 2003. Toutes ces claques dans nos gueules d’occidentaux surpris par le festin féroce de l’Asie. Féroces comme ces phrases sans concession, sans pitié, mais pas sans humour. Qui s’enchainent se croisent comme des tuktuks au cœur d’une mégapole du coté du Siam.

Pas de round d’observation, comme il n’y en a pas lorsque l’on débarque. Une vrai plongée dans l’univers glauque et pourtant fascinant des cités bordels asiatiques. Pas de fausse pudeur, le style est aussi efficace qu’incisif. Délibérément cru, trop? Maybe, mais les phrases chocs ont l’avantage de pouvoir faire comprendre instantanément. Autant le dire tout de suite Pattaya Beach n’a rien a voir avec une bio de mère Térésa (ou alors on nous a caché bien des choses…). On est dans le cru. L’auteur évite les piéges, grâce à un cynisme qui rend les pires horreurs drôles. Sans pour autant perdre de vue l’aspect humain. Les putassiers; les paumés, les pervers les princesses de la rue et le pourquoi du comment. Au delà de l’étalage de culs et des fentes qui se succèdent, « des bouches qui taillent des pipes jusqu’à s’en décrocher la mâchoire » ; il y a de vraies réflexions, et la volonté de comprendre… L’analyse de nos sociétés, des rêves dorés qui perdent peu à peu leur éclat avant d’être brisés. Ces frustrations qui jusqu’à la prise de conscience finale nous transforment en bêtes haineuses.

On pourra déplorer, le besoin d’en rajouter dans l’analyse. On sent parfois la ligne de trop, la redite, Comme ces filles aux seins saveur vanillé, au odeurs musquées, qui de maniére quasi systématique connaitront les joies de l’orgasme… Mais peut-être suis-je le seul à ne pas avoir eu ma carte du club des 25 centimètres me garantissant le climax tous les soirs..

Pattaya Beach est un livre étrange, il ne se lit pas, il se vit. L’histoire est intense le style rageur. Poupard sait raconter les histoires, sortir l’essentiel sans mépriser le détail. Plus qu’un auteur c’est un guide. Et le voyage laisse des traces.

De mon coté, j’ai fui Bangkok, trop facile de partir en vrille… même si en définitive, j’allai partir en vrille quand même, un peu plus tard au cœur de K Hell. Mais ceci, c’est une autre histoire.

Franck Poupart // Pattaya beach // Blanche éditions

7 commentaires

il a l’air vraiment puissant ce livre, à en croire ce texte d’un autre temps. L’un dans l’autre, Il n’y a que ça de vrai, les voyages dans ces endroits trop humains, trop entiers, trau-matisants finalement. Comme ce film, qui devait s’appeler “l’histoire vraie d’une geisha”, racontant comment une de ces prostituées “deluxe” japonaise décida un jour de couper le phalus encore raide de son amant l’étant devenu. ceci dans le but de pouvoir en conserver l’exclusivité pour se faire du bien… un vrai régal !!

Commentaire par doud, le Lundi 14 juillet 2008 à 2:53

[...] dans ses amis puisse tre aussi brillant.  TRONCHE DE VIE  ::: Pattaya beach ::: http://www.gonzai.com/tronche-de-vie-pattaya-beach/Yavait cette rue, , mi chemin entre lhallucination collective dun trip au LSD et la pire [...]

Commentaire par AFP[rofiteurs2Hype] » Blog Archive » Des punks, des punchlines, des branchés, le Lundi 14 juillet 2008 à 12:00

Wow, mais c’est… Consternant ! “Y’avait cette rue, , à mi chemin entre l’hallucination collective d’un trip au LSD et la pire réalité qui soit, Mélange vibrant et fiévreux, mais tellement vivant, agressant tes sens.” On dirait ta mere.

Commentaire par Jean-no, le Lundi 14 juillet 2008 à 13:13

Jean no espece d’enculé, que tu chies sur mon article je m’en fous c’est ton droit
que tu m’insulte me derenage et je ne l(accepte pas
dis moi si tu veux qu’on se croise pour parler clairement

Commentaire par muntzie law, le Lundi 14 juillet 2008 à 17:42

jean-no ! Blaireau !! Nous aurons ta peau !!!

Commentaire par doud, le Lundi 14 juillet 2008 à 17:54

Merci du conseil. Je viens de le terminer en version poche (couverture différente) et je voulais te remercier. Je l’ai lu d’une qseule traite. Impossible de décoller du texte. Quand j’ai posé le bouquin, il était quatre heures du matin !! Je croyais que c’était un bouquin de cul et même s’il y a pas mal de scènes hard, c’est beaucoup plus que cela. Le livre d’un passeur qui nous emmène au plus profond de ce qu’est l’humanité. Putain que c’est fort ! Je n’ai jamais été en Thaïlande, je crois que ce sera ma prochaine destination. Je risque d’être déçu tellement le livre est hallucinant mais tant pis je prends le risque. Je n’ai pas trouvé d’autres livres du même auteur. Savez vous s’il a écrit autre chose ?

Commentaire par Perrier Gilles, le Lundi 14 juillet 2008 à 9:03

Ce livre à l’air halucinant de vérité… Cela fait quelque temps que l’Asie me passionne, surtout depuis mon premier voyage organisé en Thaïlande ( juillet 2000 ). Depuis, j’ai quelque peu roulé ma bosse, Le Vietnam en février 2006 ( très beau pays, avec une nourriture aussi variée qu’exceptionnelle ) et la Chine en février 2008 ( avant les événements du Tibet “j’ai eu de la chance sur ce coup là” ), ce pays-contitent mérite un “gros” chapitre à lui tout seul. Pour revenir au sujet ci-dessus, je me rappelle à Chang-Mai, tout prêt de la sortie de mon hôtel Novotel, l’entrée de cette boite de nuit, ou était aligné en rang d’oignon sur les deux coté svp, ces hôtesses de taille mannequin toute plus belle les unes que les autres. Il ne tenait qu’a moi qu’a choisir afin de passer une soirée quelque peu irréelle ( d’après mes standard Européen de l’époque ). Revenons sur terre, j’étais accompagné de mon ex épouse… J’ai du me contenté d’un massage Thaï ( Professionnel, si, si…) de 3 h tout de même ( 22 h à 1 h du mat ) pour 2 ou 3 petits billets. Demander un “extra” après la prestation, l’idée ma effleuré. Mais j’était un “novice” et surtout très loin de savoir sur quel “planète” j’étais tombé. J’ai vite compris en arrivant à Pattaya, à la fin de mon séjour, tout cela dépassais l’entendement. Mais j’étais toujours accompagné ( heureusement peut être..). Je n’ai jamais eu de relation avec des filles Thaï. Depuis que j’ai vu : Lady Bar ( tiré du livre Pattaya Beach ), au hasard d’un Zapping sur Arte. Tout est remonté à la surface, a vrai dire, cela n’a jamais été enfouis très profondément. Mon prochain projet de voyage ? Phuket en février 2009 et Bangkok/Pattaya en juillet 2009 ( si ce la est possible ), en “free lance” bien sur… Maintenant, que j’ai acquis une certaine maturité sexuelle, entre autre… Je pense être capable de ne pas perdre mon identité ( âme ). L’avenir le dira… En attendant, je cours acheter Pattaya Beach, histoire de savoir un “petit peu” ou je mes les pieds. Bon les petits loups, bises à tous et bon week end.

Commentaire par Mobiblu, le Lundi 14 juillet 2008 à 16:12

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