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TRONCHE DE VIE Hauteur des mondes

Entouré de gris-gris, d'une soupe miso et de Marilyn qui se demande, comme Dorothée, pourquoi pas ailleurs?, pourquoi avec lui?, excétéri-excétéra; je regarde la nuit tomber (...) suite

Entouré de gris-gris, d’une soupe miso et de Marilyn qui se demande, comme Dorothée, pourquoi pas ailleurs?, pourquoi avec lui?, excétéri-excétéra; je regarde la nuit tomber doucement avec les lieux commun de ma prison. Ils hésitent entre dignité et immondice, choix permanent, inlassable.

On reconnaît le gagnant, il ne s’arrête jamais. Ah si, au saut à la perche il retombe un jour. M’en fous j’n'entends plus rien de ce que vous dites. Etre avec l’autre avant soi, être avec soi puis l’autre, être avec toi tout le temps. Je te rappelle nous sommes en procès, détail imaginaire. C’est quand samedi? Je n’sais pas, j’discute avec toi. On est sur une terrasse, y a sans doute du monde qui passe mais je n’vois plus non plus. Tu fabriques des théories comme je change de chemise, je te propose une balade sous le périph’, tu me souhaites de bien nourrir mes fantômes, tu disparais on dirait une roquette.

Je n’comprends pas vraiment mais je suis heureux, j’avance jusqu’à un banc, une demoiselle lit un bouquin allongée. Ses ongles vernis de rouge scintillent au soleil. Hier c’était les feux arrières d’un fauteuil, il était aux alentours de dix heures. La demoiselle qui le conduit va à tout berzingue. Elle a 10, 12 ans maximum, devant elle a un phare et sa beauté est un solo de guitare au piano. Au bar, on se dispute, la patronne ressemble à une seringue, des hommes au comptoir mais pas partout. Les dés roulent fiers de leurs six faces tandis qu’un couple joue à ne pas se connaître. Un monsieur a l’air con avec son cigare et l’hêtre peut faire jusqu’à 40 mètres.

Le regard tergiverse, le reflet ou sa réalité. On se convainc des alentours avec des Ray Ban d’hommes portés par des femmes. Emballés dans des tongues bleues les ongles rouges s’en vont, ils traînent sur les pavés. Un enfant hurle qu’il veut faire du toboggan. L’homme au cigare ignore ses contemporains, il fume au bout, bout d’un banc. La rage s’emmêle, le tel sonne enfin, elle décroche, parle. On retient : « Les parisiens m’ont fatigué ». La fumée perse l’air, en partant, elle n’aura de regard pour personne. Des américains tournent un film avec une caméra qui n’ressemble à rien. Action : un type marche au milieu de la rue, le guide dans la main, le sac à dos dans le dos. On est déjà loin quand le coupé résonne.

La suite est rocambolesque, ’cause des lucioles qu’aide à attraper les voleurs, du 21 qu’arrête pas de sortir, et de Z. Zidane qui, une fois, a pris le ballon en sachant qu’il allait marquer. Un hélicoptère passe, l’amour aussi. On rit de rien, ah si l’homme moderne à l’âge qui se fait vieux.
Jamais croire que le temps passe, que les diamants sont matière, jamais croire.
Jamais.

Un commentaire

wwwwooouahhhhh!

Commentaire par Miss C, le Lundi 9 juillet 2007 à 20:36

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