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TRONCHE DE VIE Eté 20007

Eté 20007.Pas de pont. Que de l'eau, des étendues immenses, elles recouvrent les verts pâturages de nos animas grotesques. Beaucoup de raisons se bousculent pour justifier nos actes, (...) suite

Eté 20007.Pas de pont. Que de l’eau, des étendues immenses, elles recouvrent les verts pâturages de nos animas grotesques. Beaucoup de raisons se bousculent pour justifier nos actes, peu réussissent. Les couches se battent mais tel des lacets elles s’emmêlent et terminent en noeuds de marins bourrés.

Histoire d’en rajouter, l’univers s’amuse avec des étoiles mortes qu’il a le culot de faire briller. Heureusement, il reste les boulevards et leurs dessous de satins qui allèchent les passants. Tu t’y trimballes et les propositions affluent, certains arriveront à y répondre, d’autres se feront allumer la gueule. Peu importe, en haut des montagnes l’horizon est infini. Souvent, on s’le cache, normal se serait exister et quoi de plus angoissant?

L’amour? Ca suffit avec vos questions. J’ai été à une fête foraine chic. Il y avait des manèges et des stands de tire à la carabine. L’un d’eux affirmait tirer à balle réelle et dans pleins tu gagnais des ersatz de PlayStation. A un moment la pluie est tombée et à deux autres j’ai donné de la monnaie. Chaque fois, c’était à des commerçants mais jamais je me suis demandé pourquoi. Il y avait aussi le palais des glaces, mon manège préféré, tu te buttes partout et tu rigoles parc’que tu sais que t’en sortira entier.

La nuit venue, on a parlé d’argent et de la bête confiance qu’elle accorde, non pas vis-à-vis de soi mais pour l’affirmer à l’autre. Un truc à savoir comme les positions du kamasoutra. Quand tu les connais, tu peux demander n’importe quoi à une minette elle le fait, même mille euros. Voilà qui équivaut à se faire chier dessus par un enculé de pigeon ou à apercevoir les mines déconfites des forains, exceptée la vendeuse de bonbons dont le sourire n’a d’égal que son angoisse de prendre du poids.

Evidement, j’achète que des bonbons et on continue à parler d’amour. Elle me demande quel est le rêve de ma vie, je n’sais quoi répondre. Le sien la fait tenir, elle refuse que je la raccompagne, elle a trouvé l’homme de sa vie voilà deux ans. Il l’a fait rire et pourrait faire parti de son rêve, mais ce n’est pas son rêve. Elle refuse de le dévoiler et vu que je veux marcher elle me propose une course jusqu’au camion. Elle gagne mais continue d’insister pour qu’on parte chacun de son coté. Quand je tourne la tête, après quelques mètres, le portable n’est pas loin de l’oreille.

La perspective se voile, à sa place un long couloir orange. Malheureusement, les cheveux longs empêchent d’apercevoir le rond dans le carré.

Et avec les fantômes t’en est ou?

J’ai aperçu Bryan of the wood et ca a été comme résumer 15 jours en un mot : chut.

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