«L’après explique l’avant», on regarde le soleil couchant qui tapisse la ruelle de jaune. En face, une dame à minerve s’acharne devant une borne à vélo avec son mari. On se balade à quatre, à deux, à trois. Un couple arrive et attend sereinement qu’ils en terminent, la femme du couple a de jolies béquilles bleues. Le ciel devient rose.
Cependant, cela commence à l’arrière d’un bus avec une dame toute de noir vêtue. Elle s’assoit brusquement à coté d’une autre qui immédiatement se recule. Son mouvement est interprété comme un rejet. La dame l’invective, l’autre l’ignore, pourtant elles restent côte à côte. La dame a deux sacs: l’un en toile bleu d’jin est sur ses genoux, le deuxième, en plastique, est l’objet du contentieux. Il les sépare mais il est surtout rempli de trucs louches, apparemment de la bouffe. A un moment, la dame se réinstalle sur son siège et fait crisser le sac en plastique, l’autre s’écarte un peu plus, la dame répond hargneusement : « j’prèfère être sale qu’d'avoir des microbes ».
L’autre ne réagit toujours pas, on oublie mais soudain du sac en d’jin sort un corbeau. Il regarde les alentours et picore de temps en temps les manches du manteau ou le corsage de la dame. Hormis, ses mouvements frénétiques de bec, il ne se passe plus rien de clairvoyant durant le trajet. Mais voilà, après avoir attendu deux nuits une olive de shit, un chercheur rappelle qu’en août c’est pénurie. Il s’est fait serrer hier ou avant, à son retour, pas loin de la gare. Ils ont chopé son matos, son portrait et à deux pas de là, un vendeur remarque un nouveau poteau. Selon lui, il accueillera bientôt une caméra.
Arrive une seconde dame toute de noir vêtue, elle explique que c’est la télépathie qui l’amène ici. A la différence de la première, elle a plus de cheveux mais moins de dents. Elle porte un peu partout d’énormes cristaux taillés en diamant qui seraient, selon un expert, des morceaux de lustres récupérés dans une poubelle. Elle connaît l’unique fontaine d’eau bénite de Paris mais n’en dira pas plus. Ah si, elle est fatiguée et laisse la médaille de Saint Christophe parc’qu’elle ne la sent pas. Avant de partir, elle offrira, à qui de droit, un de ses cristaux et une photo de Don Orione, saint très populaire en Italie.
L’histoire laisse perplexe un jeune collectionneur élégant, adepte d’icônes du P.C.F. de 00 à 1948 maximum. Bien avant, une voiture banalisée, gyrophare hurlant, slalom au milieu d’une artère secondaire, sur la banquette arrière un vélo. On ne sait pas si son pneu est crevé comme celui entre deux voitures mais les morts font les gros titres et on entend : «ca veut dire quoi, j’ai bronzé mongol?». Ailleurs c’est plutôt: «alors pour combien on en prend ? Trois ou dix ans? », mais partout le difforme se fait quotidien.
Attend, il reste la New Zéland, quand elle arrive elle sourit timide mais quand elle repart elle claque la bise.
Alors? Vrai ou faux …
4 commentaires
euhh, jojo, vous êtes libre ce soir?
à dîner?
Miss C prendrait-elle trop de c?




ETRE DIEU
d’l'a balle bébé