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TRAVIS Ode to J. Smith

Cinquième album de la machine Travis. Toujours fringués comme des étudiants, Travis fabriquera éternellement de la pop pour stade. C’est un truc d’anglais, un truc de branleurs qui peut (...) suite

Cinquième album de la machine Travis. Toujours fringués comme des étudiants, Travis fabriquera éternellement de la pop pour stade.

C’est un truc d’anglais, un truc de branleurs qui peut faire rentrer en état de transe des crânes rasés portant les couleurs d’Arsenal ou se balançant dans leurs élégants joggings Umbro (comparativement c’est quand même plus panache que nos gamins dreadeux qui croient encore que Tryo fait de la bonne musique, putain le fléau). Donc Travis serait facilement démontable par le premier critique à l’oeil alternatif. Je ne parlerais pas de ceux qui sont emprisonnés par des codes de goût, de bonnes conduites, d’esthétisme rock n’roll et de toutes ces conneries. Eux ne reviendront jamais à des choses simples et peuvent arrêter la lecture de cet article ici même !!

Je n’écoute jamais la radio. Je déteste Coldplay pour sa texture Leader Price mais Travis a une lueur de gourmet. Le mot est lancé. Alors oui il y a eu ce single Sing matraqué en ras de marrée (quoique une des chansons les plus fun matraquée à la radio depuis Wonderwall) mais il y a également leurs troisième album 12 Memories, un disque exquis qui dépasse le politiquement correcte commercial. Une écriture fine et attachante. Un très bon disque pop.

Travis 2008Et puis j’avais vu ce groupe en live. Bénévole junkie dans un énorme parc d’attraction du rock, il y avait eu ce moment ou Travis avait joué. Des murs d’amplis à la sixties, un son sortant du meilleur d’Oasis, et ce gratteux défoncé qui tournait sur lui-même en tapant des solos à la Stephen Malkmus. Un mélange de mélodies et de hargnes qui fonctionnaient à pleins tubes.

Bref, dans le magasin j’ai préféré acheter le dernier Travis que le dernier Tahiti 80, et rien que pour la voix j’ai fait le bon choix, après j’ai peut être eu tort. Mais soyons d’accord Ode to J. Smith est un disque de transition. Plus sombre, plus rock, plus distordu. Je retiendra l’intro Chinese Blues, une pépite de rock anglais, plaintive et acidulé d’un héritage qu’il n y a même plus besoin de citer. Après il y a quand même des chansons inutiles, des lignes d’accords qui irritent parce qu’utilisées douze mille fois. A se demander même sur certains titres tant la différence de plûmes est énorme quel est le compositeur, le directeur artistique ?

Une demi teinte donc qui peut anéantir un groupe ou définitivement le libérer et le plonger dans un nouveau souffle. Je suis peut être bien le seul à espérer ce nouvel souffle.

http://www.myspace.com/travis

2 commentaires

Faut reconnaitre, 12 Memories avait vraiment un son neuf pour de la britpop. Même si perso, je reste plus touché par The Man Who, qui s’assied sur tous les wonderwall et les Verve du monde.

Parce que gratter des open chords en marmonnant en yahourt qu’on est tombé amoureux ou qu’elle est partie avec le mec du pub, tout mec né entre le Channel et l’Islande peut le faire. Mais être subtil, ça, nos cousins d’albion, ils connaissent mal…

Commentaire par Hilaire Picault, le Lundi 20 octobre 2008 à 15:32

Ah deux enfants de la brit pop qui discutent c’est beau (j’essuie une larme les amis) ;-)

Commentaire par sylvain, le Lundi 20 octobre 2008 à 9:23

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