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THUNDER EXPRESS Republic disgrace

Hello, folks. Figurez-vous que c’est la première fois que j’essaie de rédiger une chronique de disques, et je ne sais même pas si j’aime ça, et je ne (...) suite

Hello, folks. Figurez-vous que c’est la première fois que j’essaie de rédiger une chronique de disques, et je ne sais même pas si j’aime ça, et je ne sais même pas si j’en rédigerai d’autres. C’est juste que j’ai rencontré deux membres des Thunder Express, par une matinée ensoleillée de mai, au Centre culturel suédois - oui, sur les lieux mêmes où j’avais vu cette sublime créature (Frida Hyvonen, NDLR) dont j’ai oublié le nom mais dont le concert m’avait bien plu.

Changement de décor ce matin, plus de blonde assassine en mini-robe rouge mais deux guitaristes attablés autour de magazines de heavy metal. Bon, je suis censé parler avec eux de leur premier album. Mais mis à part leur dire combien il m’a atomisé… Mis à part leur dire que j’eusse aimé être autant atomisé par le dernier Stooges - hélas, Iggy a recruté le pire producteur disponible sur le marché, même un John Cale ivre mort n’eut pas fait pire, c’est dire.

Revenons à Robert Dahlqvist et Robert Pehrsson. On est là, dans cette grande pièce en bois et on se regarde en souriant. Je suis content d’être face aux responsables de ce grand “debut album” qu’est Republic Disgrace, un CD que mes voisins connaissent désormais par cœur. Des guitares traînent dans la pièce, posées sur des étuis. Je leur demande si, par hasard ?… Je n’ai pas fini ma phrase qu’ils entament Leaving with Ease, une des ballades de l’album.

Après le morceau, on papote un peu et là, je découvre des gens qui, en matière de guilty pleasure, me battent à plates coutures. Leur album préféré des Stones est… (gagné !) Black and Blue. Fichtre ! Il fallait oser. Moi aussi, j’adore cet album, mais je n’avais encore jamais osé en parler en public. Je leur demande si, sur eux aussi, Crazy Mama fait cet effet là ? Ils confirment et vont même plus loin en m’affirmant qu’ils aiment Fleetwood Mac ! Moment de stupeur et d’incompréhension. Puis, je brise le silence. D’une voix timide, n’osant même pas espérer qu’ils aiment le Mac d’après 1975, je leur demande : « Quel album ? » Je suis presque déçu lorsqu’ils répondent : Then Play On, avec Peter Green.

J’aimerais tant rencontrer un jour un autre fan de Tusk… Cela doit bien exister, quelque part. Philippe Garnier, peut-être ?

Malgré tout, l’album de Thunder Express sonne plus « Exile » qu’autre chose. Production très crue, à la Jimmy Miller - période studio-mobile-en-vadrouille-sur-la-Côte-d’Azur, donc très live. A ce sujet, quand on réécoute « Exile » aujourd’hui, on est frappé par l’indigence de la prise de son. Heureusement que les photos de Robert Frank sont là pour sauver l’album…

Je commence à être un peu long. Achetez Republic Disgrace, courez voir Thunder Express en concert à la rentrée. Et je m’arrêterai là.

http://www.myspace.com/thunderexpressmusic

Thunder Express // Republic Disgrace //Longfellow Deeds Records

www.longfellowdeeds.com

Un commentaire

Thunder Express sera en concert exceptionnel le 11 juin 2008 avec High-School Motherfuckers, Cupofty et Medicine Ball Caravane…

Infoline & réservations: 0 950 31 40 31

Commentaire par Ben, le Lundi 11 juin 2007 à 0:23

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