Maintenant Coco et Neverbeen viennent se joindrent à Tommy (Who), Stan (Small Faces) ou encore Sorrow (Pretty Things). Deux nouveaux personnages apparaissent dans le monde des concept-albums. Monde aussi divers que la coke que l’on peut trouver Place des Fêtes dans le 19ème : certains jours on a de la chance, d’autres moins. Comme un obèse affalé sur une table de poker à Las Vegas ramassant son pactole qu’il dépensera dans la soirée avec une charmante russe de 17 ans, oui j’ai eu de la chance en posant mon oreille l’album Coco Killed Me des Think Twice.
think-twiceJeune serveuse jetée dans les entrailles d’une ville trop grande pour elle, Coco n’a pas eu cette chance. Elle rêve de devenir célèbre mais la lumière des rampes est bien loin de cette vie à l’ombre d’immenses buildings. Bien trop loin. Pourtant, un soir au Sky High Bar, elle rencontre Neverbeen.. Ce jeune rockeur qui y joue chaque week-end la prend sous son aile et ils nouent une relation fusionnelle. Coco est persuadée qu’il va pouvoir lui apporter la célébrité escomptée.
Et en effet, celle-ci arrive, mais seulement pour Neverbeen. Son nom est sur les lèvres trempées de champagne de tous les branchés d’Electric City tandis que Coco reste toujours dans l’ombre. Tout semble lui sourire, pourtant un jour Neverbeen apprend que Coco, délaissée, a eu des relations avec d’autres hommes que lui. Alors tout bascule : il la quitte et des envies suicidaires naissent dans son esprit. Finalement, elle revient auprès de lui et tout continue à l’identique …
Comme le tourbillon de personnages évoluant dans Electric City, la musique est composée d’un subtile mélange : de touches cold wave en passant par du funk voire même du punk à la Clash. Trop souvent effacée derrière les mélodies des guitares, la basse est ici omniprésente : impossible d’échapper à la rythmique implacable du groupe. A l’écoute de cet album, le nom du groupe de folk expérimental Dead Can Dance prend alors tout son sens : avec Think Twice même la mort peut danser.
Mais surtout, la musique colle parfaitement au réalisme glacial des paroles. Think Twice s’impose comme une bande son parfaite pour des romans à la Bret Easton Ellis où des personnages dépravés se mêlent dans une mégalopole sombre au cours d’histoires centrées sur le sexe et la drogue. Des vies dont même l’apparence de réussite sociale ne parvient pas à effacer l’absurdité. Nos vies.
http://www.myspace.com/thinktwicehome




ETRE DIEU
‘tit live report ici : http://www.lagrosseradio.com/blogs/p1473-Think-twice–en-voila–une-bonne-idee.html
A voir sur scène !