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THE WILLOWZ Unveil

Ou comment le rock de l’oncle Georges s’est désapé sans vergogne pour proposer un garage rock haut en couleurs, mais sans le rouge et noir qui a fait (...) suite

Ou comment le rock de l’oncle Georges s’est désapé sans vergogne pour proposer un garage rock haut en couleurs, mais sans le rouge et noir qui a fait le succès d’un groupe binaire dont l’histoire ne retiendra que le joli minois de sa batteuse muette, ne sachant pas frapper plus fort sur sa caisse claire qu’un musicien emmanché d’Azerbaïdjan.

A l’heure où sort sur les écrans (déjà un problème pour un groupe de rock) le nouvel album des White Stripes, Icky Thump, on se dit -en tout cas Bester Langs se dit- que les groupes connaissant le succès mondial en grosse rotation MTV n’ont plus rien à proposer d’intéressant. Tout se joue dans les trois premiers albums, et remixer les plans hards FM 70’s pour arriver à se diversifier et sermonner droit dans les yeux en promo que «oui, il s’agit bien du meilleur album du groupe», c’est, comment dire, un peu… utopique. Pour le moins.

Alors Unveil des Willowz, qui sort quasiment le même jour, c’est une bouffée d’air innocente qui ne se prend que pour ce qu’elle est : Du garage rock dans la plus grande tradition américaine avec batterie surmixée en avant, guitares aussi aigues que les voix qui pointent et refrains jouissifs hurlés en chœur. C’est la musique des mariages sudistes qui rencontre le rock des plaines centrales, et cela joué par une bande de chevelus dont on ne sait même pas s’ils savent lire. Mais ils savent jouer, et mieux que bien.

Unveil est donc une rétrospective, avec deux titres issus de la BO de The Science of sleep de Michel Gondry (voila ici le seul argument marketing, on a connu pire) et une poignée de singles grande classe faits avec trois fois rien. Et c’est déjà beaucoup. Keep on looking, c’est le braquage honnête des plans de Jack White période De Stijl, et Equation #6, un grand moment de rock&roll avec refrain débuté à 0.20 secondes tapante. Ca s’écoute très fort, ca fait hurler, ce n’est pas génial, c’est la musique fraternelle à écouter dans le van en partance pour les vacances estivales, c’est le  craquement vinyle original qu’on attendait à ce moment bien précis, c’est l’instinct dans l’instant. Ni plus. Et ni moins.

The Willowz ne vendra jamais des camions entiers d’albums, passera encore moins sur les grandes ondes françaises, et son chanteur n’aura jamais les cheveux gras. Trois bonnes raisons d’espérer. “What’s wrong is right” chante le chevelu de The Willowz, t’as raison mon gars, continue de taper à côté des clichés c’est bien toi qui possède les right stripes.

The Willowz // Unveil // Le grand bag, Differ-ant

http://www.myspace.com/thewillowz

Un commentaire

c’est vrai que c’est bien. merci

Commentaire par berenger, le Lundi 18 juin 2007 à 22:57

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