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THE WHITE PANTHER MC5 et le politique

La politique... C'est ce que l'on vend au jeunes gens comme la dernière des utopies. Cela me semble un peu terre à terre. Rappelons-nous 1968 aux États-Unis, juste (...) suite

La politique… C’est ce que l’on vend au jeunes gens comme la dernière des utopies. Cela me semble un peu terre à terre. Rappelons-nous 1968 aux États-Unis, juste après l’explosion du “Summer Of Love” de San Francisco, tout le pays gagné par une épidémie d’amour et de drogues. Les Hippies se reproduisent hors de la Californie. C’est les barbes qui se font plus épaisses et les vêtements de plus en plus rares. Et tout cela grâce à une consommation aiguë d’herbe.

ACT I
Pendant que Jimi Hendrix consomme du LSD au goulot et plane pendant des semaines, des tourbillons de Detroit créent la vague révolutionnaire la plus radicale du mouvement Hippie… La contre culture ést à son apogée aux Etats-Unis: Les Hippies, rejoint par tous les anciens de la Beat Génération, commencent à avoir un vrai impact sur l’opinion public fasse au Viêt-Nam. Alors que la plupart des événements se passe dans le sud du pays, les gens du nord reçoivent tout cela avec beaucoup de retard, distordant ainsi l’information, remaniant le mouvement à leur sauce. Le MC5, bûcherons électrique du rock and roll, font une rencontre déterminante et trouvent leur guide spirituelle pour les quelques années a venir.

John Sinclair est le hippie du coin, un gros fumeur qui vient de prendre 6 mois pour quelque tafs sur la pince à joint. C’est ainsi que le groupe fait sa connaissance: un concert est organisé pour le soutenir. Et bien sur n’y jouent que des gens très concernés par les problèmes de drogue du pays. Le MC5, pas mal défoncé à l’époque si on en croit Alain Dister (”J’ai hébergé le MC5, ils étaient 80 (…) Il y avaient de vrais orgies dans le loft, on baisait tous ensemble. Et à vue de nez c’était pas des bons coups) va adopter ce charmant jeune homme comme manager. Et Sinclair va en fait se servir du MC5 comme l’instrument détonant de son parti politique: le “White Panthers Party”. Voilà leur programme.

ACT II
“It’s take five minutes, five minutes to decide if you want to be the problem or if you want to be the solution”. Voilà le manifeste vivant des Whites Panthers. Le premier album de MC5, “Kick Out the Jams” n’est rien d’autre qu’un brûlot politique. Une œuvre majeure où Rob Tyner fait monter la sauce pendant deux minutes, avec un discours ultra incisif, avant de balancer le magma énergétique, un pur condensé d’urgence et de violence. Écouter “Kick out The Jams” 38 ans plus tard, c’est toujours s’injecter dans le crâne une dose d’adrénaline assez forte pour devenir fou. Et cette violence n’est feinté sous aucun aspect. John Sinclair et le groupe à l’époque vivent dans une maison, constamment squattée par des gamins couverts de flingues, s’apprêtant à combattre pour la révolution, habillés en treillis. Une armée de chevelus, défoncé au LSD tout les soirs, regardant les feux d’artifices psychédéliques qu’offre l’explosion d’un baril de nitroglycérine en pleine nuit.

Une rage sans fin, a s’en bouffer la lèvre inférieure. Si les européens ont une image des hippies en forme de gros babas cools, à moitié nus et peace, ils se trompent. Certains étaient complètement extrême, de vrai freak dont l’acide avait fini par bouffer le cerveau. Car tout le monde sait que la révolution avec les fleurs, ca n’existe pas.

ACT III
Mais tout cela prendra fin bientôt. Une série d’événement sortira le MC5 des Whites Panthers. Tout d’abord le concert au Filmore East de New York où une bande de Hippies, surstressée par la ville gigantesque devient folle, apprenant qu’ils ne pourront assister au concert. S’en suit une poursuite du groupe avec des crans d’arrêts et autres chaînes de vélos avant de foutre le feu à toute la salle. Radical! Le MC5 se fait virer de Elecktra, plus aucune sale n’acceptant de les faire jouer en concert.

Deuxième événement: la mise en prison de John Sinclair. Comprenez, le Gourou/ manageur avait la mauvaise idée de procurer de l’herbe et de pratiquer le sexe anal avec la fille d’un inspecteur du bureau des narcotiques de Détroit. Il prend du coup 10 ans de prison pour la revente de deux joints à cette mineure (Il n’effectuera que 2 ans.)

Puis dernier événement: le MC5 signé chez Atlantics se paye des voitures de sport grâce à l’avance onéreuse du label. Voilà qui les fait virer sur le champ des Whites Panthers. Et ils peuvent s’estimer heureux, l’un des activistes ayant carrément suggérer de les fusiller.

Final
Lester Bangs détestait le MC5. Il ne vit dans ses gars du Midwest qu’une espèce de mauvais genre, un délire d’intello de l’Artist Workshop. Avec ses T-Shirt “Detroit Sucks” et son admiration/dégout pour les Stooges, Bangs reviendra sur son avis quelques année plus tard ; apparemment passé à coté de quelque chose: le plus gros Vortex de violence que le rock’ n Roll n’avait jamais vécu.

2 commentaires

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Commentaire par DOSSIER - Les partis politiquement rock | Gonzaï, le Lundi 30 avril 2007 à 0:20

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Commentaire par DOSSIER - La politique et les partis (pris) du rock | Gonzaï, le Lundi 30 avril 2007 à 0:35

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