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THE WEATHERMEN The last communique

Nous vivons une époque formidable. Sincèrement. Après avoir craché sur les années 80 – moi le premier-, on se rend compte que cette décennie a malgré tout sut (...) suite

Nous vivons une époque formidable. Sincèrement. Après avoir craché sur les années 80 – moi le premier-, on se rend compte que cette décennie a malgré tout sut sortir quelques perles immergées six pieds sous terre qui remontent vingt plus tard à la surface. Enfin qui essayent. Dur de passer devant Jakie Quartz et l’ultrabrush outrageant.

Mais après l’excellente surprise offerte par le groupe Deux avec leur compilation Agglomerat, voici The Weathermen et leur condensé de vie musicale. Où l’on comprend d’où viennent les sons de Justice, Daft et consort. L’occasion parfaite pour réanimer The Weathermen, mix hybride de Johnny Clegg, Nick Cave, Moroder et New Order. Drôle d’auberge espagnole avec des chambres très petites pour enregistrer des parties de synthés orgiaques.

Clairement, le son 80’ vieillit mal. Synthé «blip blip couin couin» qui froisse l’oreille sur Poison (le tube de l’époque, 1987), à mi-chemin entre la pop brillante sur Yamaha et le breakbeat qui préfigure le rap des 90’. Mais il reste chez les Weathermen de sacrées chansons que même le temps ne parvient pas à violer. Deed down south est l’une d’entre elles. Enfin, pour ceux –j’en suis- qui ont toujours considéré les génériques de Supercopter et Tonnerre Mécanique comme des œuvres à part entière.

Les belges de Weathermen inventent dans leur coin, fait assez étonnant, le son des années 00. Sans le savoir. En pensant produire une énorme blague, leurs titres ( Bang !) annoncent le retour du disco surboosté vendue en quantité industrielle par Goldfrapp avec Supernature.

Il reste quand même de sacrées outrance auditives (Around the world, déjà..) et des productions innommables. Certains diront, dans quelques années, que les années 80 étaient un terrain de défrichage musical. Un champ de guerre avec ses morts et ses rescapés. Ce sera alors l’heure des bilans.

Et pas évident que The Weathermen soit du coté des vaincus.

The weathermen // Last communique from the Weathermen // PIAS

http://www.myspace.com/theweathermen

Un commentaire

:) oui, “Around The World” est une abomination…

merci pour cette review !

JJS III

Commentaire par jimmyjoe snark III, le Lundi 30 juillet 2007 à 10:51

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