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THE TWILIGHT SAD Interview sonique

The twilight sad jouait cette semaine à Paris, histoire d’étendre son mur du son encore un peu plus loin. C’est bien meilleur qu’Arcade Fire, c’est de la trempe (...) suite


THE TWILIGHT SAD The twilight sad jouait cette semaine à Paris, histoire d’étendre son mur du son encore un peu plus loin. C’est bien meilleur qu’Arcade Fire, c’est de la trempe de The Ponys ou The Besnard Lakes and the dark horse, et c’est écossais. Rencontre avec Mark Devine, membre de The twilight sad. Pas si triste que ça.

Comme tous les groupes anglais qui démarrent, je suppose qu’il s’agit ici de votre première visite en France.

THE TWILIGHT SAD Oui, parfaitement ! D’ailleurs je suis le seul ici, Mark et Andy sont partis visiter Paris, Craig dort sur la banquette… Je suis de corvée ! Sérieusement, c’est très banal de dire cela, mais le fait de tourner nous enrichit énormément. Nous sortons d’une tournée de 6 mois aux Etats-Unis, un truc totalement épuisant. Nous avons commencé sur la cote Est, Ny, Chicago, Philadelphie, puis l’ouest avec Seattle, San Francisco, le Texas… Et c’est assez impressionnant de voir que les gens connaissent déjà nos chansons. Tu as du remarquer que les titres sont assez longs, mettent un certain temps à s’installer ; ce qui était frappant c’était de voir le public attendre l’explosion sur certains titres, on pouvait lire les paroles sur leurs lèvres.

THE TWILIGHT SAD Ce qui est frappant lorsqu’on parcourt votre bio, c’est cette impression que le groupe a, dès le départ, voulu gérer le projet en autodidacte. C’est vrai cette histoire qui raconte que vous avez fourni au label une partie des titres enregistrés dans des salles de bains ?

(Ses yeux s’illuminent)
Ah.. Les salles de bains tu sais… L’acoustique y est formidable. Oui, je pense qu’une partie de la bio résume assez bien l’histoire. Les premiers titres n’étaient pas suffisants pour sortir un album chez Fat Cat, et nous avons donc décidé de compléter les 4/5 premières chansons avec d’autres titres enregistrés dans des lieux assez improbables. Le son est très important pour nous, et nous sommes tous fans du travail de Spector par exemple. De nombreux autres groupes sixties également. De manière plus générale, nous aimons bien contrôler les choses, et c’est pourquoi nous avons pris une part très importante dans la production. Après si je repense à l’acoustique, on peut également citer Jim Morrison qui enregistrait ses parties vocales dans les toilettes sur LA Woman ! (Rires)

THE TWILIGHT SAD Comment s’est passé l’enregistrement justement ? On a l’impression que les atmosphères comptent presque tout autant que les mélodies…

C’est clairement inspiré du Wall of Sound de Spector tu sais. Et la production, dans un sens, c’est la moitié de la chanson. Il y a la mélodie, mais après il faut façonner le morceau. C’est essentiellement le travail d’Andy qui y attache une grande importance. Pour ma part, je sais que cela reste très classique, mais le son de Jimmy Hendrix m’a toujours fasciné, ces murs d’amplis collés au mur.. Toute la période shoegazing anglaise nous a également marquée, de Jesus & Mary chain à My bloody Valentine.

Rétrospectivement, Fourteen Autumns & Fifteen Winters est assez sombre par certains cotés… Comment voyez-vous les choses ?

Je ne m’étais jamais posé la question en fait… Je comprends que cela puisse paraître obscur au premier abord. Après, si tu prends des groupes comme Radiohead, ca ne les a jamais empêché de remplir des stades ! Cela tient peut-être à nos origines écossaises, je ne sais pas. Tout le monde pense à Belle & Sebastian, mais si tu prends Malcolm Middleton ou Arab Strap par exemple, c’est assez torturé, non ? C’est vrai que nous aimons bien empiler les couches..

D’où vous sont venus ces titres à rallonge, c’est totalement une blague ou bien ? Last Year’s Rain Didn’t Fall Quite So Hard, c’est quoi ? De l’ironie?

(Rire) Oui, disons qu’on aime bien travestir le quotidien… C’est peut-être une blague aussi. En même temps, les titres ont tous été enregistrés avec des noms de codes, après il fallait bien leur donner un nom.

Pour finir, intituler son premier album Quatorze automnes et quinze étés… D’où est-ce venu ? Où est le quatorzième automne ?

(Rires) En fait cela n’a rien à voir avec ces métaphores. C’est simplement venu d’une chanson de Serge Gainsbourg..

(Surpris) Laquelle ?!

Melody Nelson je crois… (Il fredonne). Nous aimons beaucoup la musique de Serge, spécialement cet album. Et puis il y a Jean-Claude Vannier, ses arrangements.. Je crois même qu’il a sorti un album extraordinaire non… Comment s’appelle-t-il déjà ?

Je crois que c’est L’enfant assassin des mouches

Voila oui merci. C’est parfait cette musique.

La chronique de l’album
www.myspace.com/thetwilightsad

Photos par Louise

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