84

THE TWILIGHT SAD Fourteen autumns and fifteen winters

Cela faisait longtemps qu’on ne s’était pas pris un mur du son de cette puissance en plein faciès, à pleine vitesse, le son couvrant la mélodie, les harmonies (...) suite


Cela faisait longtemps qu’on ne s’était pas pris un mur du son de cette puissance en plein faciès, à pleine vitesse, le son couvrant la mélodie, les harmonies noyant le larsen, le tout roulant à tout berzingue sur une autoroute noisy-pop du meilleur cru. Et franchement… The Twilight Sad, petit bolide écossais, on aimerait bien qu’il écrase rapidement Belle & Sebastian, cette excroissance insulaire dont on ne dira jamais assez tout le mal qu’on en pense. Bref.

The Twilight Sad, avec ce premier album au titre alambiqué, c’est le retour aux ambiances et aux atmosphères, le tout servi sur des mélodies justes sorties du four. Encore croustillantes car presque vierges. That Summer, At Home I had become the invisible boy et son titre en forme de pièce montée, quelle chanson. Quelle oeuvre. Une chanson qui place direct les écossais dans la catégorie des rockers à neurones, pas très loin de The Ponys ou des Besnard Lakes. De ce genre de rocker qui n’hésite pas sur Walking for two hours à lancer l’accordéon sur les guitares comme d’autres des lapins vivants sur l’autoroute. L’amour des productions spectoriennes sans doute.

Fourteen autumns and fifteen winters est une violence non contenue, juste enfermée dans une pièce blanche d’hôpital, tournant en ritournelle des airs entêtants jusqu’à l’écœurement (Talking with fireworks), jusqu’à en vomir, de ce mur du son qui revient en alternance, comme une vague bien plus agréable à surfer que le dernier Arcad Fire (L’introduction de Cold days from the birdhouse, bien meilleur que tout ce que Win Butler tente de sortir sur son album à tête de gondole). Les écossais ont ce petit grain de folie, cette même facilité des refrains larmoyants qu’avait Michael Stipe avant de signer chez Warner, et, en gros, le groupe a l’avenir devant lui pour séduire les masses avec son rock pour stade minimaliste.

On a cru, dans un premier temps, que Soulsavers, avec Mark Lanegan à leurs cotés, venait de sortir l’album de ce début d’année. Las, The Twilight Sad vient peut-être de sortir le rock à pathos incontournable pour tous ceux à qui Artic Monkeys donne de l’acné purulente.

The twilight sad // Fourteen autumns & fifteen winters // PIAS

www.myspace.com/thetwilightsad

Un commentaire

Je suis déjà fan! J’ai découvert ce groupe au hasard d’un surf sur leur MySpace et je n’arrive pas à retirer leurs mélodies de ma tête. Les passages les plus noisy me font penser à Amusement Park On Fire ou à My Vitriol à l’image de “Walking for 2 hours”. Petite préférence pour “Talking with fireworks”.

Je vais suivre ces écossais avec attention ;)

Commentaire par PyB, le Lundi 7 mai 2007 à 15:20

Laisser un commentaire