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THE STOOGES The weirdness

Ou comment le dernier Stooges a été enregistré par un autre groupe. Il était temps d'y aller, se ruer à la Fnac en vrai python sûr de son coup. (...) suite

Ou comment le dernier Stooges a été enregistré par un autre groupe.

Il était temps d’y aller, se ruer à la Fnac en vrai python sûr de son coup. Un Trafalgar bien américain cette fois-ci. De grand étalage noir, objet aussi mystérieux que les gants en latex pour adulte. La hâte me prend aux tripes, il faut le consommer au plus vite avant que ce petit bijou s’évapore. Et puis l’histoire est tellement énorme, il faut absolument entendre le rendu…

Comprenez, depuis la reformation des Stooges en 2002, Iggy Pop fait vivre un vrai enfer à la fratrie Asheton: les deux frères pétard n’ont plus le droit de se droguer, d’inviter des putes en répète, de manger de la viande rouge… il paraîtrait même qu’il leur est impossible de fumer autre chose que des mentol en la présence d’Iggy. Bien entendu un vrai danger court auprès de toute ses idoles du rock: le cholestérol a déjà fait tant de victimes… Elvis en premier, emporté par une consommation quasi-gargantuesque de beurre de cacahuète. Alors les tournées étaient un vrai enfer… sans parler du fait qu’un album se devait d’être enregistré. Tous les gamins du monde entier se ruaient vers des piles de rééditions Stooges: Ray Power et Fun House ne se sont jamais autant vendus, un live au japon chez SkyDog. Le temps pressait vraiment, un nouvelle opus d’aventure électrique pour une génération qui grandit trop vite.

Iggy avait tout d’abord pensé à Jack White comme producteur/guitariste. Le choix ne pouvait être plus logique: toutes les personnes censées savent que n’importe quel son de guitare du White est un manifeste pour la violence du Midwest pré-1973. Le White avait l’âme suffisante, la technique analogique pour rendre le son d’origine au groupe. Mais lui même c’est désisté, trop occupé à enregistrer l’album traditionnel d’un aborigène australien. L’histoire prendra alors forme à Miami, en Septembre 2006. Alors que les américain étaient très occupés aux préparatifs d’un anniversaire doublement explosif, notre ami Pop se dirige vers le studio Virgin en vue de la préparation de son prochain album. Les frères Asheton sont portés pâles, en convalescence dans le Midwest; les deux supportant en fait très mal l’humidité et les ouragan (une histoire de problème d’érection à ce qu’il paraîtrait). De plus leur passé d’enfant de la lune leur interdit de descendre trop au sud, bien que le LSD les avait soignés de cet état probant.

C’est donc sous un palmier que Iggy gare sa magnifique Suzuki et rentre dans le studio. A l’intérieure l’attend Robert Raynols, le manager des Killers. Celui-ci est en pleine déprime depuis que Dave Keuning, chanteur des Killers est parti intégrer le groupe Keane, eux même privés de leur chanteur parti fêter sont mariage homosexuel en Israël. ” Robert, ça se passe comment avec ton groupe?”, “Putain mec, mal, ils sont à bloc, ils ont les couilles grosses comme des noix de coco, ça fait trente piges qu’ils ont rien fait”. Les Killers, quel meilleur backing band pour un album studio de 2007. Une longue correspondance mail débute donc entre Mark Stoermer, guitariste du groupe, et Iggy Pop. La possibilité d’une collaboration entre les deux parties s’envisage d’une manière sérieuse. Les Killers, trop content de pouvoir enfin atteindre leur rêve de Punk Rock, musique enviée depuis leur plus tendre adolescence. En effet, pour ceux qui l’ignorait, ce groupe de lycéens que sont les Killers a découvert sa passion pour la musique lors d’un concert mémorable de Offspring, mémorable car terminé par le slam déjanté du chanteur dans le carré VIP. Mais l’influence majeur de Dave Keuning étant plutôt portée vers la période 90’s de U2, le groupe était blasé de ne jamais avoir pu exprimer sa pulsion californienne.

Voila que la porte vers un rêve est ouvert. De plus, le groupe respecte énormément Iggy Pop pour la flopée de très bonnes B.O de film qu’il a réalisé. Un deal est convenu: le groupe composera la musique de l’album sur la côte ouest (pour l’ambiance punk à roulette) pendant que le pape Pop travaillera les lyrics sur la côte Est. Tout ce que le groupe a somatisé depuis si longtemps peut enfin se déchaîner: accélérer leur riff de “For a Reason Unknown” pour arrivé à “Trolin’”. Du gros rock qui tache, pile-poil taillé pour les grands stades. Distorsion de guitare au gain bien contrôlé pour éviter les barrager en sucette, permettant de balancer la puissance maximum des combo Peavey/Les Paul.

Puis le groupe a une idée de génie: faire une balade qui donnera le nom de l’album, “The Weiderness”. Prendre toute l’influence anglaise mélanger à une guitare au slide très longue, “slow hand” et tempo planant. C’est d’ailleurs le batteur qui a abattu le travail le plus exemplaire: reprendre le travail de Scott Asheton exactement ou celui-ci l’avait laissé en 1970. Scott avait bien comprit qu’il fallait que les Stooges soient moins vulgos, moins premier degré, et groove plus. C’est le moment où il découvre Funkadelic et parle de “groove psychédélique”. C’est le moment où il vire “low tom” pour se mettre à un son plus dans le rang. Voilà où les Killers ont eu la bonne idée de reprendre le flambeau. Des Riff que l’on peut laisser en suspension, des guitares qui ne prennent pas trop la tête, une basse en mode orchestre qui n’appuie que sur la tonique.

De leur coté, qu’en pensaient les Stooges. Les frères Asheton trouvent ça cool du fond de leurs lits d’hôpital où ils sont défoncés à la morphine pour une soit-disante épidémie de migraine ophtalmique. Iggy Pop lui, a déjà bossé avec des pointures comme Sum 41 ou Green Day, et donc écrit les paroles en conséquence: End of Christianity, Mexican Guy, You Can’t Have Friend… des trucs qui parlent aux gosses, où il faut pas trop gueuler pour qu’ils puissent bien comprendre les paroles. La musique s’y prête d’autant plus. Il leur demande juste de faire un blues pour que les vieux fans ne soient pas trop déroutés et la boucle est bouclée.

C’est donc devant ce petit joyaux que le monde entier obtient des érections de compétition en 2007. 33 ans d’absence et 17€ pour avoir le droit à ceci… “The weiderness” ; c’est que les Killers n’ont jamais été aussi bon.http://www.myspace.com/iggyandthestooges

Texte par Little Johnny Jet

3 commentaires

Toute façon le rock c’est les Stooges, merde ! (Gustave des Naast)

Commentaire par Sexy P, le Lundi 2 avril 2007 à 5:33

Et gustave va t’il devenir le rock? je ne peut lui souahiter que cela. Mais j’aimerai bien savoir se qu’il en pense au final le Gustave du dernier Killers.

Commentaire par little johnny jet, le Lundi 2 avril 2007 à 22:53

gameboys 2007…

Gonzaï » THE STOOGES - The…

Commentaire par gameboys 2007, le Lundi 2 avril 2007 à 13:06

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