La guerre des clans, celle du nouveau siècle, n’est pas nouvelle. Historiquement, on a simplement remplacé les blousons noirs par des chaînes de vélo pour finir le siècle en jean troué l’air encore plus piteux qu’au début des 60′.
DiaphonoidsLe nouveau millénaire s’est ouvert sur une paire de Converse (Stroooookes), comme une fenêtre ouverte vers la cave à papa. La fin de la première décennie 2000… c’était un peu le retour de bâton pour les ânes bâtés. Ceux qui croyaient encore aux guitares, à la pulsion du rock primaire lorsque les icônes tutélaires (les vieux sur les pochettes de disque de ton père) s’éteignaient une à une. Une vaste supercherie, finalement, où les vieux avaient tendance à radoter, entraînant les jeunes sur des sentiers escarpés (”Aujourd’hui on ne peut plus rien faire, de mon temps tout était possible avec 2 francs on partait au bout du monde”, genre). L’œil humide, le jeune suivait, sans vraiment comprendre qu’une autre musique était possible.
Un genre hybride, un peu trav’ sur les bords, délaissant les classiques formations avec le mauvais batteur (le postulat de base) et le chanteur charismatique tout juste foutu de baiser la grosse du second rang (le second principe de précaution). Ce genre étrange, la disco house psyché, prend bien sûr sa source dans les vieux écrits (de Pierre Henry à Daniel Baldelli en passant par Harmonia, grosso modo), mais c’est tout de même assez rafraichissant de penser que:
1. Les rockeurs stricto senso (Ami rockeur: stricto senso n’est pas le nom d’un groupe, c’est une expression, NDR) n’ont plus le pouvoir.
2. On peut danser et réécouter la musique sans se taper un pitch cérébro-mystique sur l’origine de telle ou telle chanson, en rapport avec une quelconque cause humanitaire.
3. Les italiens, parfois, possèdent des groupes vraiment intéressants.
A ECOUTER: Lost in my room Lost in my room
http://www.myspace.com/thediaphanoids




ETRE DIEU