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THE DAGONS Reverse

Le contexte : Los Angeles devenue capitale nationale de la pollution, les Beach Boys définitivement grillés et David Hasselhoff bientôt soixantenaire, la Californie 2007 cherchait un groupe capable (...) suite

Le contexte : Los Angeles devenue capitale nationale de la pollution, les Beach Boys définitivement grillés et David Hasselhoff bientôt soixantenaire, la Californie 2007 cherchait un groupe capable d’illustrer le nouvel LA : Asphalte, nuages noirs et méthane. The Dagons, au crépuscule, sort tous les soirs de sa cave garage pour chanter la révolution du ciel gris et du Venus in furs du Velvet revisité. Reverse, un monde à l’envers.

L’histoire : Exit Botox, bonjour Revox*. La devise de The Dagons est claire : Polluer le champ visible avec un quatrième album sale. Un groupe dont on se maudit d’avoir raté les trois premiers albums lorsque le quatrième est à ce point à la croisée des chemins entre Suicide et le grand Velvet. Un groupe ? Un duo plutôt. Car la tendance est au minimalisme froid. Un couple (Karie au chant, Drew à la batterie, au sitar), un regard (L’océan en brasse coulée) et une vision : La fin du monde fêtée par des chants païens rock’n’roll incantatoires (Helium). Entre deux comptines faussement mièvre tamponnée par la batterie marteau-piqueur, Karie inverse le cour des fleuves et fait chanter les oiseaux dans une ambiance cinématique à la Los Angeles 2013.

Le dénouement : La faille sismique de San Francisco pas prête de se refermer, la prêtresse gotho-punk (Nico) dessechée comme un gecko au soleil, c’est le cœur chantant que Reverse s’accueille comme le messie noire des années à venir. Une excellente succession à la Venus de fourrures de Lou et un avenir (enfin) pour les couples. Le rock arc-en-ciel en monochrome.

*Revox est une marque suisse d’équipements audio créée par Studer dans les années 50. Ils commercialiseront de fameux magnétophones à bandes comme le G36 (à lampes) ou le A77 et B77 (à transistors). The Dagons // Reverse // Boxson

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