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THE BRIAN JONESTOWN MASSACRE My Bloody Underground

Faux départ. White Light White Heat. L’enregistrement est aussi pourri que sur White Light White Heat. Mixage moins que zéro. Et pourtant… tout sonne, tourne, monte à en donner (...) suite

Faux départ.

White Light White Heat. L’enregistrement est aussi pourri que sur White Light White Heat. Mixage moins que zéro. Et pourtant… tout sonne, tourne, monte à en donner la nausée. Une pépite noire comme disait l’autre. Un classique déjà, trônant aux côtés des Modern Lovers. Écouter les deux côte-à-côte et être incapable de dire si nous sommes en 1972 ou en 2008. My Bloody Underground, confirmation qu’il existe encore cette musique électrique à Los Angeles, suintant, à guitare demi-caisse et camé. Camé jusqu’à l’os. Mais bien moins vulgaires que nos camés à nous.

« Bring Me The Head Of Paul McCartney On Heather Mills’ Wooden Peg (Dropping Bombs On The White House) »

Retour en France. Collection de guitares mentales. Les 330 fuzz me frictionnent le dos, les folks me creusent le crâne. Je suis un point filant, direction nulle part. Car il n’y a nulle part où aller sentir la vibration. Mettre en adéquation cet album avec une ambiance. Sinon caché dans les pénombres d’un pont, guettant les couples sur les quais de seine.

« Infinite Wisdom Tooth / My Last Night In Bed With You »

Le rock est ressuscité, puis est mort à nouveau. Ou non ?!? Pas a l’écoute des Meek, des Warlooks, et du Brian Jonestown Massacre ; il est vivant.

« Yeah – Yeah »

Vernissage Agnès B pour des jeunes gens modernes. Ils sont là, les vieux modernistes. Encore beaux pour la plupart.De toute manière on ne reconnaîtra pas les Moches. Yves Adrien a la chapka. «Va l’insulter » me souffle-t-on. « Va lui dire que c’est une merde s’il n’écrit plus rien ». Donner un coup dans le cadavre, celui qui bouche la porte d’entrée. Il faut en avoir l’envie, voir ce qu’il y a de l’autre côté du mur. Mais, il n’y a rien de plus qu’un autre vernissage.

« Who Fucking Pissed On My Well? »

Problème de la centralisation : il n’y a pas de concurrence possible. Je n’irai pas taper sur Yves Adrien. Vieux moderniste, mon aïeul. Car prendre sa place pourquoi ? Pour écrire un manifeste à mon tour ? Mais qui s’intéresse vraiment à la création en France ? Écrire un livre, un disque, un film ; faire la tournée des médias, se voire offrir des invitations, de l’alcool, de la drogue, des filles faciles… pour chuter. Récupéré par la Hype. RÉCUPÉRÉ PAR LA HYPE. C’est tout ce qui se passe ici.

« Who Cares Why »

Eudeline me parle de Charles De Goals. Eudeline fait des duos avec Mareva Galanter. Mareva Galanter est mariée à Castelbajac mais Mareva Galanter ne vend rien : elle n’a aucun talent. Pourtant Eudeline fait des duos avec elle.

« We Are The Niggers Of The World »

Eudeline me demande si je vais a la Flèche d’Or. Pourquoi ? Pour l’immondice. Pour le clown désarticulé et pédophile, impuissant de l’esprit. Pour le chef de cérémonie ; Nicolas Ullman. Nicolas Ullman et sa soirée Hard Rock, son mauvais flyer Alice Cooper période Killer. Son dress code « cuir, santiags et chaînes ». Un shot de Jack Daniels offert pour votre costume. Et comment fait-on, quand on porte des santiags tous les jours ?

« Golden – Frost »

Blague. J’ai envie de rire. J’ai envie de pleurer, j’ai envie de vomir. Dieu garde nos âmes à nous, petits Français, Parisiens. Juste capables de plaisanter. Ullman dans le répertoire de ma copine ; Ullman en dernière page de Keith Mag. Keith Mag, lancé par la génération à vaincre, lancé par des vingtenaires avec le papier et la démarche d’annonceur que cela sous-entend. Mais déjà rattrapés par la Hype. Morts dans l’œuf. Des photos de bite, de chatte en page 10. Des photos de bite, de chatte et rien d’autre. Mort dans l’œuf.

« Ljosmyndir »

Une gamine de 14 ans, une gamine de 14 ans me parle de la nouvelle vague. Elle connaît tout, sait tout. Rien ne lui a échappé sinon l’essentiel. Absorption en masse de la bulle culturelle. Absorption en masse des produits de chez Colette. Discutons, elle connaît tout. Discutons, elle me cite par cœur les articles des Cahiers du Cinéma 60’s. « À Jean Gorge Auriol » et les manifestes d’époque. Car son époque ne l’intéresse pas. Car son époque est le passé.

« Just Like Kicking Jesus »

Et My Bloody Underground qui tourne comme un astre régnant sur une constellation de glace. Tout est possible. Joey Star a l’Olympia, Joey Star aime Scorsese, Joey Star aime les Stones…il fume des Camel 100’s. Et les photographes sur Richard Anconina. Et les Stones sur un grand écran. Mais l’Olympia nous met debout. Je suis dans la fange, je suis sur le sol, debout avec les clampins. Alors que la Hype est la haut, au balcon. La Hype c’est Yarol Poulpaud et Richard Anconina… alors je préfère être dans la fange.

« Monkey Powder »

Faut-il se droguer pour réussir ». Tecknikart m’insulte et Boris Bergman récite son alphabet. Boris Bergman sait aller de A à Z… Pour ne rien dire. Et personne ne dira rien. Ou en off. Rigolard. « Faut-il se Droguer pour Réussir » et l’on parle du Baron en première page du magazine. Je pense aux Rouannais, je pense aux Lillois. Je pense que l’on se fout de ces gens. Mais c’est important qu’ils se droguent pour réussir à rentrer un jour au Baron.

« Darkwave Driver / Big Drill Car »

« Little, il s’enferme dans cette culture… » Little et Pacadis, Little et les Panthères électriques ? Parce que nous n’avons eu que cela. Que nous ne pouvons mettre que cela à côté du Gonzo Journalisme et du Creedence Clearwater Revival. Parce que Little a trop vu de photos de Beigbeder singer Bret Easton Ellis. Que Little a eu la colique quand il a lu Hell.

« Automatic Faggot For The People »

Tout le monde en prendra pour son grade. « Moraliste », « Rabat Joie ». Et Dario Argento ému pour le retour de son Suspiria. Et ses amis qui ont décidé de révolutionner la musique. Et ceux qui croient encore pouvoir se mesurer aux étoiles. Sortir, faire, c’est les 25 ans de Thriller. Ici, c’est Philippe Manœuvre à la Nouvelle Star. Allez Comprendre.

« Black Hole Symphony »

Et je ne taperai pas dans le cadavre d’Yves Adrien. Je me fous de la porte qu’il protége. Assis dans le coin d’un pont, à surveiller les couples. Les lumières de la ville, les gens de la ville. Les chemises, les Ray-Ban, les sourires et leurs vies. Dans l’ombre d’un pont, My Bloody underground, déjà un classique rock. Car tout est encore possible… mais peut être pas pour nous.

The Brian Jonestown Massacre // My bloody underground // A Records (Differ-ant)

11 commentaires

Et ben ca respire la joie de vivre, peut-être qu’on ne le mérite pas après tout. et eux le méritent-ils? L’auront-ils un jour? Et puis franchement Manoeuvre à la Nlle Star ( oui je préfère te parle de lui que d’Argento ou de Joey starr) est-ce que c’est vraiment un mal? Est ce que c’est vraiment ca le mal ? Ou est-ce que c’est pas plutôt tout ce qu’il a fait avant en sacahnt qu’il pourrait se retrouver là où il est aujourd’hui? Et puis je vais te dire, mon petit gars, tout est possible puisque tout est écrit…dans les lignes de tes mains, seulement…

Commentaire par doud, le Lundi 14 avril 2008 à 1:44

Dis moi la palette, Keith aspire à autre chose que bite et chatte tu ne pense pas?! rattrapé par la hype, je veux bien, mais mort dans l’oeuf… je te trouve dur!
Sinon, joli paysage l’artiste… même si je n’arriverai jamais à arracher le stickers décoloré des Dandy wharols de mon skate.

Commentaire par Charly, le Lundi 14 avril 2008 à 12:57

tu voulais dire de ton steack, je présume

Commentaire par doud, le Lundi 14 avril 2008 à 17:41

S’il le sort, , si tu l’écoutes : c’est qu’un truc est possible, CQFD. Cela dit, un truc pas forcément rock puisqu’on est en France, je te l’accorde. Tu as bien fait de ne pas bousculer les Anciens. de nos jours, ils tombent tout seul : de fatigue ou vitrifiés dans des expos.
Bon, je vais me ruer sur ce disque que tu as logé à côté du premier Modern lovers, indice décisif pour moi. Il faut que je sache.

Commentaire par Syd Charlus, le Lundi 14 avril 2008 à 22:56

Géniale cette chronique. Je connais pas encore The Brian Jonestown Massacre, mais ça ne serait tarder avec une telle chronique et depuis que j’ai lu que c’était parmis les influences majeures des Black Angels…!! J’en veux j’en veux !!!

Commentaire par CBoboss, le Lundi 14 avril 2008 à 15:11

suce boule…

Commentaire par doll, le Lundi 14 avril 2008 à 17:04

Merci…j’découvre ce site et son ton, et j’aime ça! ho oui!

Commentaire par CBoboss, le Lundi 14 avril 2008 à 19:17

“Album de l’année”

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 14 avril 2008 à 20:44

“confirmation qu’il existe encore cette musique électrique à Los Angeles” ?! Il s’agit plutôt d’un produit d’origine islandaise et anglaise.

Commentaire par Bob, le Lundi 14 avril 2008 à 22:16
Commentaire par duke, le Lundi 14 avril 2008 à 16:03

Mais moi j’aime bien la techno parfois, on a le droit de ne pas aimer des trucs aussi merde quand à la chanson française. Y’a aussi des trucs qui se passe aussi et surtout aux alentours des moyennes métropoles, j’ai le sentiment que finalement on est trés peu à penser que la pop/rock américaine par rapport aux anglais, je sais pas trop.

Commentaire par gregory lemarchal nous voila, le Lundi 14 avril 2008 à 22:03

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