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THE BRIAN JONESTOWN MASSACRE Live at the Hi-fi

Limited edition – Melbourne Australia 30th August 2008 Et ouais j’ai craqué. J’avais déjà acheté au compte goutte tous les albums du Brian Jonestown depuis la sortie de Dig. (...) suite

Limited edition – Melbourne Australia 30th August 2008

Et ouais j’ai craqué. J’avais déjà acheté au compte goutte tous les albums du Brian Jonestown depuis la sortie de Dig. Je ne connaissais pas ce groupe avant le film. Et là j’ai craqué sur un album live de la dernière tournée, en édition limitée.

Ce genre de terme qui me faisait trembler étant plus jeune et qui me mettait dans un état second. De la consommation rock’n’roll à l’état pur. Ma came s’appelait à l’époque Blur, Supergrass ou Kula Shaker, très friand de ces conneries d’éditions limitées ou de EP très vite introuvables. Donc j’ai rechuté pour ce disque. Et forcément une fois l’objet en main… la chute fut fatale.

BJM CoverAprès mes nombreuses heures d’écoute d’albums, de Methodrone à My Bloody Underground en passant par Their Satanic Majesties Second Request ou Bravery Repetition And Noise, il en est ressortit un truc. Brian Jonestown, c’’est un peu l’escroquerie actuelle du rock’n’roll. Une bonne escroquerie. A l’inverse du merchandising Sex Pistols où des compilations existent par centaines avec toujours les mêmes morceaux et un son toujours plus pourri, Brian Jonestown possède une quantité impressionnante de disques et de titres dans un style qui se répètent énormément. Preuve en est avec ce live. Sorte de mini best of, je retrouve des morceaux de toutes les périodes. Les tempos se ressemblent, des mélodies identiques. Ils n’ont même pas pris le temps de marquer les morceaux sur la pochette. Tout le monde s’en branle, moi le premier.

Donc cette connerie de Brian Jonestown me fascine. Ce “no style” complet et ces tonnes d’albums sont finalement très purs. Une carrière à l’envers, qui aurait très bien pu ne jamais décoller, et Newcombe serait encore debout à trifouiller des sitars inaccordables. Mais bon, depuis Dig il y a quand même plus de moyens. Les guitares sont de qualité et les studios d’enregistrement paraissent plus élaborés au vu des dernières productions. Le line up du Brian Jonestown est également meilleur. Dans ce live, les voix chauffent à bloc et les mecs jouent vraiment. Sans être démonstratif, c’est un groupe compact, groovy et très rock’n’roll dans l’âme qui affronte la scène du Hi-Fi aux environs de Melbourne.

Un très bon moment en fait. Les blancs entre les tracks ne sont pas coupés et Newcombe part dans des explications absurdes entre les morceaux. Comme d’hab’ me direz-vous. Remerciant le public à plusieurs reprises, il avertit tout les poppies australiens surchauffés que la party est enregistrée. Un brin tendu par moment, Newcombe apparaît toutefois comme un mec fun et content d’être là. L’anti Coldplay parfait. C’est préparé à l’arrache. Et il n’y a plus de référence possible. Leur musique ne ressemble qu’à eux.

Et qu’à cette Amérique destroy d’aujourd’hui qui ne me fascine plus tant que ça mais qui bien heureusement me fait encore rêver.

http://www.myspace.com/brianjonestownmassacre

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