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THE BIG ROYAL KUNAMAKA ORCHESTRA

Penchons nous sur le cas de The Big Royal Kunamaka Orchestra... Autrefois connu sous le plus court nom de Kunamaka, soit « moi manger toi avec du riz (...) suite

Penchons nous sur le cas de The Big Royal Kunamaka Orchestra… Autrefois connu sous le plus court nom de Kunamaka, soit « moi manger toi avec du riz » dans un dialecte dont je n’ai pas retenu l’origine. Qu’importe.

Le plus important dans cette histoire est de bien comprendre que des individus - des musiciens en plus - prêts à officier (quel que soit le type de messe) sous un tel sobriquet ne sont pas des gens normaux. De là à dire qu’ils méritent la qualification de cinglés et la lettre de cachet qui va avec, il y a un petit pas que je serais sans nul doute joyeux de franchir si ces cinq habitants des montagnes auvergnates ne connaissaient pas mon adresse.

Parce que oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, ce groupe est français. Dans un pays où un bon à rien reconnu comme Benjamin Biolay explique sur un plateau de télé que les BB Brunes sont ce qu’attendait la scène rock hexagonale, Tales From The Dead ne devrait pas exister. Et pourtant… Les plus ou moins 14 titres de cet album sont bien de chez nous. D’un autre monde que celui des empaffés cités ci-dessus également. Un mélange d’influences revendiquées - Mike Patton et Danny Elfman - mais digérées et retravaillées aux sauces rock, métal, jazz, western, rap, classique, disco et électro.

// Monolithic woman // Monolithic woman.mp3

Impossible de classer Kunamaka. Impossible de coller une petite étiquette. Ou alors, celle d’un hypothétique meilleur album de ce début d’année. Ca part dans tous les sens, c’est agité du bocal comme un épileptique en crise terminale mais aussi cohérent qu’un bataillon de Panzer filant sur un village de Pologne. D’un tube de dancefloor disco-métal sur relent de textes à l’ambiance outreau-esque à la bande son gothique d’une cérémonie démoniaque pratiquée par des prêtres en chemises hawaïennes, Tales From The Dead balade son auditeur dans tous les sens. Musicalement bien au-dessus du lot - je cause aussi bien des terribles musiciens que de leur putain de pute de phénoménal chanteur - et avec un univers unique, mais vraiment, vraiment unique, Kunamaka vient d’enfanter le monstre que tout groupe rêve de pondre au moins une fois dans sa carrière.

Ouais, Tales From The Dead, c’est du pur coco. Un album dantesque, hallucinant comme 400 micro-grammes de LSD, qui te mettra la gaule ou la culotte en feu - ne soyons pas sexiste - et te fera saliver tout comme il faut.

GLOIRE AU MAITRE. GLOIRE AU BIG ROYAL KUNAMAKA ORCHESTRA.

http://www.myspace.com/kunamaka

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