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THE BESNARD LAKES ARE THE DARK HORSE Les poneys sombres

The Besnard Lakes are the dark horse est l’un des chevaux qui compte en 2007. Elevé dans une écurie de premier choix qui monte qui monte, Montréal, The Besnard (...) suite

The Besnard Lakes are the dark horse est l’un des chevaux qui compte en 2007.

Elevé dans une écurie de premier choix qui monte qui monte, Montréal, The Besnard Lakes are the dark horse, c’est un peu comme si Brian Wilson s’était fait énucléer en écoutant son Pet Sounds repris par Arcad Fire. Un lyrisme dans les aigues, une science tactique qui fait perpétuellement avancer le groupe dans l’expérimental tout en conservant le cap poétique. On ne voit guère que The Lows Lows pour les concurrencer cette année dans la catégorie du groupe lyrique le plus déprimant qui soit.

Avec ce deuxième album, The Besnard Lakes gagne ses galons de groupe post-rock enfin écoutable pour ses détails, son minimalisme, son impact direct (Because Tonight) sans prétention cérébrale. Ca crie, ca couine, c’est plein de crin-crin violonné (le groupe vient du Québec, ne l’oublions pas), ca sent bon la cabane au Canada et les grandes étendues d’Amérique sans la prétention en surcharge pondérale. Et puis il y a ce Ride the rails à l’électrique surgonflée au mixage qui décolle comme un Zeppelin, prêt à s’écraser sur le premier village avoisinant. Il y de la patience et de l’urgence chez The Besnard Lakes, il y l’ensemble et le néant. Meilleur qu’Arcade Fire ?

A écouter en priorité : Ride the rails / On bedford and grand / Disaster

http://www.myspace.com/thebesnardlakes

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