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THE ASTEROIDS No 4 These flowers of ours…

"These flowers of ours: a treasury of witchcraft and devilry": Des hommes de pouvoir et de goût Vaisseau de l’Amérique cosmique, The Asteroid No.4 serait en vue dans nos (...) suite

“These flowers of ours: a treasury of witchcraft and devilry”: Des hommes de pouvoir et de goût

Vaisseau de l’Amérique cosmique, The Asteroid No.4 serait en vue dans nos contrés pour quelques acide tests bordéliques. Direction Los Angeles avec une scène ouverte au reste du monde par le Brian Jonestown, The Asteroid No.4 se pose en gardien du bon goût rock n’roll parsemé d idées de l’explosion sixties version côte ouest et d’un shoegaze cerné bien briton du début 90. Un assemblage démoniaque réunit autour d’un prolégomènes : planer à 10 milles.

Le pouvoir : rien à branler du tralala des majors. Signés sur le plus hype et débridés des labels de L.A., The Comittee to Keep Music Evil, un univers de lutte psychotique pour groupes psychés modernes créé en partie par Sir Newcombe,  c’est via Dead Bees  que l’Asteroid  No.4 arrive par ici sans passeport et avec toutes sortes de drogues.

a4My love ouvre la porte des perceptions : 6 minutes de douceur acoustique qui donne le ton. Voici les fleurs que je recherchais. Produit à la Phil Spector, l’effet en est déroutant si on l’écoute au casque. Les mecs ont foutu une réverbe ultra violente sur les voix tout au long du disque, et tous les instruments semblent avoir été repiqués dans les voix. Amen. L’arpège d’intro douze cordes de Let it go renvoie directement à la case Byrds et Hold on reprend les mêmes accords que Sympathy for the devil mais dans une version lente qui racle le bitume tel un chicano tabassé par des blancs au cheveux trop court. La fin du rêve Américain. Les grattes se mêlent avec hystérie à un harmonica sans pitié. Puis arrive I look around qui reprend les chemins du rêve californien, indouisant et pop, tambourin vibrant et chanté par une armée de chœurs. Un des moments phare de l’album.

She’s all i need, possède également ce mur du son, ces grattes qui semblent être quadruplés. Un astéroïde de chevelus à la recherche de l’amour, Velvet dans l’âme mais surfeur dans la forme. War fait redescendre toute cette folie west coast, toutes ces frustrations et cette paranoïa trop bien digérée de l’héritage freaks. Slow ultra psyché à la mélodie mineure avec cette voix de plus en plus éloignée. Un astéroïde apeuré par la guerre. La chanson Flowers of ours repart sur les territoires Byrds’67 pré country. Un magnifique mid tempo. Arrive la lévitation Nei Nah Lah, sitar baboushka et opium afghan, la recette est toujours aussi magique. Un bon trip de communauté ouvert par Harrison, moins cliché que Kula Shaker et qui marche à tous les coups.

These flowers are oursLa fin du disque se perd dans le cosmos comme sur le dernier Warlocks. « She touched the sky » monte haut dans les chœurs et le thermomètre psyché atteint l’extase. En plein dedans mec : « All fall down » réveille les junkies. Et sous ses allures de garage band flower power, il y a derrière The Asteroid No. 4, du kérosène de bikers. Un pétard habillé de cuir qui rend poisseux la saveur de These flowers of ours: a treasury of witchcraft and devilry. L’album se termine sur Empty like a child, sorte d’hommage à Gram Parson. Un slow blues touchant rempli d’éléments de country.

Juste ce qu’il fallait. Une découverte alléchante d’un groupe partit dans l’espace pour évacuer ces peurs, devenu avec l’expérience de quelques albums, une sacrée machine de rock n’roll californien même si les mecs sont à la base de Philadelphie. Rien de plus, des grattes bordéliques, des chœurs étoilés, des rythmiques tribales et une seule obsession en ligne de mire : planer au dessus de tout le monde.

Asteroid 4 // These flowers of ours: a treasury of witchcraft and devilry // Dead bee rec.

www.myspace.com/asteroid4

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