97

THE ARTYFACTS Mémoires d’outre-manche

Ce soir mon cœur est d'outre-manche. Parce qu'une fille s'y trouve. Et qu'avec Maybe Everything Someday Comes Back, The Artyfacts m'y transporte. Zut, toute cette rétention d'eau des deux (...) suite

Ce soir mon cœur est d’outre-manche. Parce qu’une fille s’y trouve. Et qu’avec Maybe Everything Someday Comes Back, The Artyfacts m’y transporte.

Zut, toute cette rétention d’eau des deux derniers jours anéantie par le premier album d’un petit groupe issu de “la scène teenage rock bordelaise”. Ce groupe c’est The Artyfacts, cet album Maybe Everything That Dies Someday Comes Back. Il m’attendait au courrier après un week-end riche en émotions fortes. Comme un signe, genre “Vas-y garçon, paie ta larme.”

THE ARTYFACTS Comment faire autrement à l’écoute de ces 10 titres ? D’un “Nebraska City” en clin d’œil au premier album solo de Springsteen à un “Yellow River” citant le “Knockin’ On Heaven’s Door” de Dylan en passant par un Love Is Spain aux faux airs du Besame Mucho des Beatles, quelle légèreté, quelle innocence, quelle justesse. Ces solos de la guitare, ces chœurs, j’allais dire : dentelle, féerie. Mais c’est les sixties, tout simplement. Ce ciel-là. Plus pop que rock, plus anglais qu’américain. “On A Carousel”, “Anyway”, “Sweet White Angel”, on écoute ça en se laissant flotter comme si c’était “Learning To Fly” de Tom Petty, “Say It Ain’t So” de Murray Head, “Sunday Morning” du Velvet, des vieilleries sans âge où s’engouffrent vent, soleil et ciel gris. Avec “Chelsea Motel” et “Rory Gallagher, I Love You But You’re Bringing Me Down“, les gars lancent même deux piques garage-rock, mais en creux, toujours. Mais je viens en paix. Si je voulais finir sur deux remarques, je dirai que The Artyfacts affiche une précocité géniale à la Coming Soon et qu’on n’est pas étonné d’apprendre qu’un confrère du groupe Calc les a aidés à réaliser leur disque vu leur style musical et la délicatesse de leurs écrins mélodiques.

Mais quand on découvre un tel groupe on n’a pas envie de trop en dire. On aimerait presque s’interdire d’en parler, et les garder pour soi comme un mouchoir sous l’oreiller, les prévenir des dérives du succès. Lose forever, love forever. Alors que je tape ces mots je réécoute l’album pour m’assurer que je n’ai pas rêvé. Ce soir mon cœur est d’outre-manche.

http://www.myspace.com/theartyfacts

2 commentaires

Le groupe me touche pas plus que ça, mais la vidéo, elle, m’a beaucoup plu. Très fly on the wall mais avec un montage digne de ce nom.
Chapeau comeinaleone.
En plus on parle trop peu de La Politique Bordelaise (que les fans de Juppée ne s’échauffent pas en vain, je parle du club).

Commentaire par Hilaire Picault, le Lundi 22 décembre 2008 à 10:50

Pas fan de Juppé, mais malgré la politique bordelaise subsistent ou émergent de nombreux endroits très cools dans cette ville (Inca, Heretic, Sonart, Politique, Café Pompier, Fiacre, Saintex, Centrale…). Va falloir arrêter de chialer sur le Jimmy. On peut aussi faire de l’évènementiel en toute légalité.

Commentaire par Matt Oï, le Lundi 22 décembre 2008 à 13:23

Laisser un commentaire