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STRAW DOGS The south of no north

Straw Dogs c’est ce conte fabuleux qui raconte l’homme comme personne ne l’a jamais fait. C’est le film qui a compris que l’homme est un fou. La preuve (...) suite

STRAW DOGS Straw Dogs c’est ce conte fabuleux qui raconte l’homme comme personne ne l’a jamais fait. C’est le film qui a compris que l’homme est un fou. La preuve mathématique que notre monde pourri éclate en sanglot devant la misère de notre âme. Un message dégueulasse la liberté est au sud de nul part.

1971 ; fuyant l’Amérique en ébullition où l’orage des révoltes menace d’éclater, un jeune mathématicien part s’enfermer avec sa femme dans un village des Cornouailles. Le but de cet exil : écrire un ouvrage mathématique obscur. Le décor se pose très vite ; véritable western transposé, à la différence prés que les « bad guys » sont les outils d’un fléau beaucoup plus dangereux et meurtrier… LA FEMME. Loin d’entrer dans une réflexion misogyne bateau, sa métaphore consiste à prouver par message subliminal et scène écoeurante un truc du genre : « Pute de vie ». J’entends encore mon père me dire, alors que je m’apprêtais âgé de 15 ans à mettre le film : « t’es sur ? ».

Ouais, les putes au pouvoir.

Susan Georges, bandante, se trimballe sans soutien-gorge. Ses jeans moulant un cul parfait, mâchant un chewing gum nous laissant espérer qu’un jour elle mettra autre chose dans sa bouche. Elle aguiche un local avec qui elle a fricoté dans sa jeunesse, montre ses seins à la fenêtre de sa salle de bain devant les ouvriers bouche bée, et se plaint de l’absence de son mari. Le mari justement, supérieurement intelligent, pète des câbles à longueur de journée face à la bêtise outrecuidante de sa femme.

Ici, tout est dans le code. On retrouve un cinéma à la Hitchcock où tout est calculé : chaque plan, chaque personnage veut dire plus que sa signification première.

Le couple trouve leur chat pendu dans leur placard : les ouvriers peuvent entrer dans la chambre maritale sans être inquiéter

Absorbé par cet OVNI vers 3h du mat’ avec un pote… sous l’emprise de substances diverses, nous nous mettons à gueuler de stupeurs, de scandales, de souffrances. UN PUTAIN DE CRIS ANIMAL !! Tous nos instincts réveillés se sont rassemblés pour être catapultés en dehors de notre corps… Emportant nos plus intenses frayeurs.

Triste sort que le nôtre.

C’est à Mme Georges que revient la palme. Car elle amène parfaitement à l’écran le génie calculateur de Peckinpah, sans jamais frôler le cliché du caprice ou de la catin miraculée. Ouais, c’est juste une vraie femme, celle qui boude mais qui comprend, qui stimule sans jamais éclater.

Résultat : elle se fait violer.

Au début elle se débat, pleure et soupire. Elle se plaint ! Mais lorsque le vrai mâle, viril, « homme de la campagne » enfonce son sexe triomphant en elle… ses soupirs deviennent des cris.

Des putains de cris de plaisir !!!

Elle jouit. Quand il a terminé, elle sort une réplique a jamais gravé dans ma mémoire : « Hold me ».

Tiens-moi.

Retour en arrière : deuxième sujet - Le village.

Le parallèle se fait en réalité entre une Amérique qui a besoin de sortir de l’étouffement enragé du Vietnam ; et un village arriéré correspondant à l’Amérique d’il y a cent ans.

Levi Strauss a soulevé quelque chose d’extrêmement intéressant à la même époque. En faisant la différence entre le naturel et le culturel, prouvant qu’en partageant les même chromosome on pouvait comme même devenir les pires ennemis… il y a cependant une constante dans toute les sociétés humaine : la prohibition de l’inceste.

Bon. Ici, c‘est la même chose : il y a d’un côté l’interdiction morale de laisser sa femme aguicher ou coucher avec autrui (bon vieil héritage occidental) et de l’autre l’intolérance d’un pédophile à exprimer concrètement sa folie.
Le paradoxe que soulève le film, c’est qu’on autorise une petite fille à réveiller les instincts d’un fou dangereux, et une femme à stimuler les désirs d’hommes lassés de leur main droite.

La fille du parrain local se trouve être l’image que véhicule Susan Georges. C’est-à-dire une petite pute en chaleur qui aime frôler l’inceste avec son bel éphèbe de frère, et surtout qui éperonne les ternes orientations de notre fou attachant.
Finalement, elle le prend par la main et l’emmène. Le village s’excite pensant que le pédophile refoulé a refait surface. L’excitation grandissante, la peur envahit le pauvre fou qui, persuadé de protéger son aguicheuse compagne, l’étrangle.

Et là, les deux histoires se rejoignent : le fou se réfugie chez le cocu. Le peuple s’échauffe et Dustin Hoffman (LE cocu) devient dingue. Les événements refont surface : il comprend ce qui a été fait à sa femme.

Alors, il les tue tous.

L’instinct de folie qui est dans chacun de nous, le « vrai » dingue caché chez l’intellectuel. Mais ce crime-là, nous le comprenons tous !!
Et la fin est encore plus malsaine que les scènes de viol et d’étranglement. On passe d’une folie humaine, logique et rationnelle à un truc bien plus fort et puissant : la liberté. Nos deux héros sanguinaires, (libérateurs de l’âme humaine diront certains) s’en vont, dans la nuit, to the south of nowhere.

Ils ne savent pas où ils vont. Ils sont libres.

The end.

Tout est là en fait, et la folie, le viol, la violence n’ont jamais été aussi bien portés au cinéma que par Peckinpah. On comprend tout dans l’image, comme si Baudelaire se faisait mieux comprendre que Flaubert. L’incroyable, c’est qu’on se rend enfin compte que derrière cette débâcle locale, c’est une autre intrigue qui se trame : c’est la femme qui joue. Celle-là même qui pousse les instincts de l’homme à s’exacerber, et que lui, de son côté, ne sait refouler. Une bien triste peinture d’une réalité pesante et cachée s’exprimant tous les jours dans nos rues, nos relations et nos réflexions.

Le XXIe s. sera celui où la femme poussera l’homme au suicide, et où l’homme ne tiendra plus sa folie. Ce sera le siècle de la haine et du mépris.

Et ça, moi, ça m’excite.

Au moins il y a du relief. Au moins il y a un vrai combat. Chez les musulmans, le djihad n’est pas le combat contre les infidèles au nom de dieu comme essaient de nous le faire croire les torches-cul vendues quotidiennement. Non, le djihad, c’est cette magnifique trouvaille du combat intérieur que chaque musulman doit mener tous les jours contre ses instincts maléfiques et meurtriers.

Straw dogs
c’est ça, l’ultime message pour faire du Djihad ciblé un moyen général afin de lutter contre nous-même.

Un message qui n’a pas été entendu.

DIEU MERCI

4 commentaires

mais pourtant moi on m’as dit que le djihad en fait c’etait des arabes qui voulaient justent violé ou plutot baisé des femmes occidentale mortes avec comme lubrifiant les restes des décombre du Wall Trade Center. Jai bien aimer le raprochement avec straw dogs parske la femme il reussisent a la violer et en plus elle jouie la pute. en tou cas ca me fais grave le zizi dur cette histoire et la petite de 14ans elle mexitent grave comme lolita peel de Nabokoff

Commentaire par querty, le Lundi 24 mars 2008 à 23:14

absolument. Hell yes!
Un peu pourri tout ça, mais le film ne se réduit bien évident pas à cela, comme je l’explique au début de l’article.

Commentaire par lolo, le Lundi 24 mars 2008 à 20:55

Un film incroyable, le meilleur Peckinpah avec Cross of Iron. Et en effet Susan George est juste à se mettre la tête dans un mur, presque aussi bandande que dans Dirty Mary Crazy Larry.

Par contre j’ai abandonné la lecture de cette chronique aux deuxième paragraphe. Parler de Levi Strauss ou de Baudelaire dans un texte qui parle d’un film de Peckinpah a.k.a “monsieur film d’action des années 70″, moi je dis non.

Commentaire par Juan Solo, le Lundi 24 mars 2008 à 18:13

Pourtant j’imagine que Levi Strauss ou Beaudelaire aurait dit oui. Nazi.

Commentaire par lolo, le Lundi 24 mars 2008 à 22:52

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