L’été qui s’en va, ton gosse qui rentre à l’école, ta nana qui ne reviendra pas de son voyage au Canada, l’invasion de l’Europe occidental par les Ruskoffs… Autant de raisons de fêter la fin du monde.
Steeple Remove vient de sortir son deuxième album, Electric Suite. J’entends d’ici les ricanements du jeune rocker. “Bande de poseurs, vos mères copient le son des années 90, zetes des vieux sans avenir”. N’empêche, la bande de vieux (moins de 35 ans tout de même) vient de publier un opus dont la majorité des rockeurs made in Capital s’avèrera incapable d’atteindre ne serait-ce que la pochette. Pendant que la jeunesse moderne enfonce ses préjugés au fond du gosier, se fait lister sur les events du Social Club pour baiser la grosse du fond de caisse (oui, toi, là-bas), Steeple Remove achève dans l’ombre son projet initial: ramener les danseurs morts à la vie, rallumer les flambeaux d’un disco qu’on ne retrouvera plus, même au Palace.
18H49: Je reçois le message étrange d’un certain Patrick Chan, Chief financial Officer d’une société chinoise inconnue. “It is understandable that you might be a little bit apprehensive because you do not know me but I have a lucrative business proposal of mutual interest to share with you. I got your reference in my search for someone who suits my proposed business relationship.”
18H52: Je réponds à Mr Chan par une pièce jointe et un lien vidéo, de quoi lui faire comprendre la puissance de l’Europe de l’ouest, celle où la monnaie en vigueur reste le synthétiseur. Fin de l’histoire.
Steeple Remove sera en concert mercredi 1er octobre au Nouveau Casino, avec Kelpe (DC Recording)
http://www.myspace.com/steepleremove




ETRE DIEU