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Antoine: Forcement référence aux drogues parce qu’on en a tous pris. Mais c’est vrai qu’il nous est arrivé de jouer devant des gens qui avaient pris quelques pillules du genre ecstasy, et ils avaient l’air d’apprécier la musique. C’était plutôt flatteur.
Arno: On a tous pris de l’acide, le LSD on en a tous mangé mais on ne parle pas souvent de ca. Parce que c’est un peu derrière nous, même si c’est très présent dans notre musique. Et puis c’est pas un mode de vie, on n’est pas dans l’apologie.
Walter : La musique psychédélique on l’a apprécié avant de prendre de la drogue. On a découvert Sergent Pepper à 15 ans, et là pas encore d’acide pour nous.
Arno: La montée que tu peux créer avec la musique, la montée comme une montée opiacée, ca nous a marqué forcement. On essaye de le faire vivre à chaque concert.
Et justement, êtes-vous déjà tombés en transe musicale?
Mana: Oui, mais il y a vraiment longtemps. Il y a 10 - 15 ans. Surtout à l’époque où on faisait de l’improvisation.
Antoine: Non on ne faisait pas de l’impro vraiment, mais on avait trois morceaux et il fallait les faire durer une heure. Donc ca dérivait énormément.
Et dans Free Open Tune, quelle est cet open (style d’accordage de guitare) qui est évoqué par le titre du morceau.
Antoine: De tels secrets, ça ne peut pas se divulguer. Je n’ai pas un seul open-tuning. Mais on fait des concerts et il faut tout le temps les mêmes accords. Après si je joue avec d’autres personnes, je vais m’accorder à l’oreille et donc trouver des trucs ultras classes.
Mais ta corde de MI, elle est où là?
Antoine: Non, elle n’est nulle part. (Embarrassé)
Mana: (Rigolard) Non, c’est juste un open de Mi (NDRL: Mi/Si/Mi/Sol diése/Si/Mi).
Arno: (Se moquant) Dis lui que ses questions sont nulles.
Antoine: Non mais ce n’est pas ca, mais c’est que l’accord est tellement pas intéressant que je n’ai pas envie d’en parler. En fait, c’est le plus simple des open-tuning que je faisais dans tous les morceaux que je composais. Car avant je composais seul avec une boite à rythme et je m’accordais par rapport à la boite à rythmes. De ce fait j’avais à chaque fois un nouvel accordage. Mais celui là c’est un open tuning à 5 cordes. Free Open Tune est venue de cet accord plein, que j’utilise à chaque fois. Je l’aime bien, il est à l’unisson…
Justement on a beaucoup de mal a voir les guitaristes qui vous ont influencé tout les deux.
Antoine: Moi c’est Sonic Youth ou même Marc Ribot, le guitariste de Tom Waits. Puis on a un pote à Rouen qui nous a beaucoup influencé.
De qui s’agit-il ?
Antoine: Christian Rosset (NDRL: dernier bassiste des Dogs) qui fait beaucoup d’open tuning. Quand tu vois un type comme cela dans des bars pourris, et que le gars enflamme tout… Ca marque. C’est une sorte de référence pour nous.
Complètement autre chose… Ce serait quoi le seul album à sauver des années 80?
Arno: (Choqué), des années 80, mais il y en a tellement. Tu es vache quand même.
C’est conscient…
Arno: Bon alors il faut que tu choisisses une année.
1986.
(Discussions entre le groupe, chacun se met finalement d’accord)
Arno: Parade de prince.
Antoine: Comme quoi on tombe complètement à coté de nos influences. Pour le coup voilà qu’on te sort un black.
Pour finir, j’aimerai que Steeple Remove disent au Dictaphone ce qu’il ne peut me dire en face. (Je pars donc du coté du bar pour commander un verre, les laissant seul).
Arno: Pas facile… Mais Prince vous êtes d’accord pour Parade?
Walter: Oh, il doit bien y avoir un bon Brian Eno de cette année la…
Retour au métro, un peu défoncé par la générosité de ce groupe. Le métro, les gens fixes et la plate forme qui bouge. En tête, Gonzo Gazing, musique d’ascenseur pour pièce immobile, seul le cerveau pouvant fuir. Qu’est ce que j’attendais de ce groupe ? Le wagon tressaute, les lumières s’éteignent, je disparaîtrai à la prochaine station.http://www.myspace.com/steepleremove




ETRE DIEU