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SOY UN CABALLO Lumière blanche

L’histoire se situe au Centre Wallonie de Bruxelles à Paris. Soirée dédiée au label Matamore. Des belges, encore une fois. L’histoire d’une quinzaine de groupes belges qui ont les (...) suite

L’histoire se situe au Centre Wallonie de Bruxelles à Paris. Soirée dédiée au label Matamore. Des belges, encore une fois.

L’histoire d’une quinzaine de groupes belges qui ont les pires difficultés à infiltrer le marché hermétique français gangréné par la chanson à texte. Et pourtant, l’album de Major Deluxe, un combo de paquebot belge, sorti l’année dernière était plus que méritoire. Juste beau.

Et me voilà donc dans ce bunker de pierre non très loin de George Pompidou. Salle non-fumeur. Groupes expérimentaux de seconde zone ayant décidé d’infliger le larsen à une salle comble et dépitée devant l’inconsistance de Sepia Hours, un trio folktronichiant de geeks venu de Belgique, forcément. On sort respirer l’air libre.

Puis vient la lumière. Quatre lumières vêtues de blanc débarquent sur scène, l’air un peu penaud, s’excusant presque d’être là. Soy un caballo entre en scène. Une violence tranquille rythmée par une batterie comme on n’en avait pas entendu depuis longtemps. Une grâce pure un peu con-con sur la mélodie qui fait tout le charme de ce collectif. A cheval entre Laurent Voulzy et le meilleur de la scène anglophone de Belgique. Ballotté par les vagues de mélodies, par la puissance du xylophone et de cette bassiste descendue du Paradis, je décide d’arrêter de fumer, de faire des nuits blanches et d’être sale. Il n’en sera rien, bien sur, mais la pop a un avenir. Maintenant je le sais.

Je sors en titubant et file réécouter Les heures de raison en se disant que ce peuple a beau utiliser la même langue que nous, il est en tout différent. Up above, comme le chante April March.

www.myspace.com/soyuncaballo

Soy Un Caballo - La raison du plus fort
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8 commentaires

Oh non, Sepia Hours, c’était pas chiant, c’était drôle ! enfin, moi j’ai beaucoup rigolé…
je me suis demandé s’ils n’étaient pas venus jouer à WOW en public…

Commentaire par Oldphine, le Lundi 3 décembre 2007 à 21:47

Sepia Hours c’était la douce réconciliation du moderne et du stupide.
J’aurais mille fois préféré m’arracher tous les poils du nez un à un en écoutant Brigitte Fontaine à fond les potards plutot que d’avoir à subir cette souffrance.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 3 décembre 2007 à 0:10

“grâce pure” ? “un peu con-con” Franchement à l’écoute de ce titre, j’hésite !

Commentaire par sylvain, le Lundi 3 décembre 2007 à 13:29

L’imcomprehension… apprenez à ecouter de la musique experimental avant de critiquez…vu vos connaissance tres pauvre sur le sujet vous etes des ignorants qui croivent tous savoir…

Commentaire par Jean D.L. from Sepia hours, le Lundi 3 décembre 2007 à 23:33

Hey mon petit j’étais là j’ai vu et j’ai pas bien compris. Expérimenter oui.
Mais qu’a défaut d’être innovant, il y ait quelque chose esthétiquement. Si on prend comme postulat que l’art n’a pas à être forcément “beau”, alors oui, j’ai raté quelque chose.
C’est surtout la durée du “show” qui était exagéré.
L’émotion se bosse sur l’instant, pas sur la longueur.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 3 décembre 2007 à 9:37

C’est étonnant de remarquer qu’on peut à ce point discourir dans le vide. Moi, j’ai totalement adhéré à la démarche. Vous parlez de goûts et de couleurs, sans lucidité fondée (avec des postulats évidents qui semblent vous échapper, comme la question d’une esthétique typiquement post-moderne qui vous est manifestement inconnue, et qu’on retrouve pourtant dans ce type de songwriting fragmenté et trop personnel, peut-être, que pour être partagé). Incroyable comme vous cherchez du consensus dans les seuls enroits -ils deviennent rares- où la liberté peut réellement s’installer. La longueur, tout est relatif : 25 min à peu près n’a rien d’excessif. C’est plutôt l’appréhension négative -basée sur le refus ignare- qui est, dans ce cas, le moteur de la perversion.

Commentaire par Raph, le Lundi 3 décembre 2007 à 18:14

Le pire des concensus serait de ne pas être d’accord avec vous, juste pour alimenter la polémique et m’en sortir avec deux jolies phrases.
Le truc c’est que je suis d’accord sur votre dernier message. Je ne comprends rien à la post-modernité. j’ai juste entendu une guitare pas en rythme et trois ibooks qui tournaient à plein régime.
Les moments moins “modernes”, juste à la guitare, me semblaient de loin plus intéressants. C’est un avis, rien à voir avec la perversion. La pire des perversions, reste, selon moi, de ne plus exprimer de jugements sur ses propres émotions.

Amicalement, sincère

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 3 décembre 2007 à 1:13

Alors on est d’accord sur ce point. Ca reste une question d’appréhension et d’affect, et en aucun cas un objet destiné à être apprécié à tout prix. Dans un set qui mêle la spontanéité au décousu, avec des fragments minimalistes et, à l’opposé, des saturations dérangeantes, des parties guitares légères, mélodiques, des murmures et des sursauts hurlés, il n’y a rien qui demande délectation. Il y a juste une expression, là, en cours. On la prend en compte ou on s’en détourne… Mais chercher à en justifier ou non l’impertinence (au sens de ‘peu pertinent’), l’efficacité, la légitimité ou l’illégitimité, voilà une perspective qui semble des plus vaines.

Commentaire par Raph, le Lundi 3 décembre 2007 à 13:08

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