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SONIC’S RENDEZVOUS BAND Masonic Auditorium, Detroit 1978

Sonic's RendezVous Band line-up : Fred Smith (Ex MC5) Scott Asheton (Ex Stooges) Scott Morgan (Ex Rationals) Gary Rasmussen (Ex The Up) Contexte : Détroit, 78, Déflagrations Punk Quand l'histoire commence comme une fin (...) suite

Sonic’s RendezVous Band line-up :

Fred Smith (Ex MC5)
Scott Asheton (Ex Stooges)
Scott Morgan (Ex Rationals)
Gary Rasmussen (Ex The Up)

Contexte : Détroit, 78, Déflagrations Punk

Quand l’histoire commence comme une fin du monde, quand le générique de début a le goût du vomi de fin de soirée, quand l’orgasme se trouve à la première note, c’est que l’on est devant l’album qui va vous pilonner la tronche sur 36 minutes. Et pas dans le style frappe chirurgicale. Plutôt l’holocauste personnel.

Sonic\'s rendezvousSonic's rendezvousTout cela pour dire que ce début de concert a le panache d’une fin de gig pour n’importe quel groupe ayant un peu la hargne. Dans le fracas et le chaos. Avec les accords que l’on fait monter jusqu’à les faire exploser dans le vide. Sauf qu’ici, au lieu de lâcher l’aller-retour pour créer le larsen final, ils le rattrapent au vol et entament la destruction ultime, font monter la mayonnaise pour arriver à une rythmique du diable. Type 180 BPM, à tout berzingue, le mollard sur la scène et la fumée de cigarettes qui élargit les naseaux. Oh oui, oh mon dieu que cette musique balaie d’un coût et d’un seul tous les chieurs que cette terre comprend. Comme un camion sur la route de mon esprit, elle écrase tous les parasites, les cons, les faux-culs, d’un coût de roue. C’est la musique du juste, la hargne du guerrier. Il n’y aura rien d’autre après cela et tant mieux.

Vous voyez, le problème, c’est que ma foi dans le monde ne tient pas à grand chose. Pourquoi j’en veux tant à toute une catégorie de gens qui ne font rien de plus que s’amuser du business et reprendre la culture comme on laboure un champ. Parce que c’est cette grande magouille qui pisse sur le feu sacré qui nous a amené à aimer la vie. Ils tuent ce que l’on aime dans le rock & roll. Point. Le sacrilège, c’est prendre les oeuvres et les gens pour des cons, reprendre une manière de s’habiller et en faire la mode de l’année, reprendre un son et en faire un nouveau courant musical. Juste pomper la moelle épinière des gens et les faire tomber avec.

Et pourquoi cet album est-il une bénédiction ? Parce que cela, le Sonic’s RendezVous Band, ce garage-là, la patte de Rock Action et Fred Smith… personne ne pourra jamais le refaire. Même les petits Hushpupies peuvent aller brancher leur Fender et crier dans des barils vides. Rien et personne ne sera jamais aussi prêt du terme “Rock Garage” que ces gars-là. Et rien à y faire les amis.

Detroit en 78, ça devait pas mal ressembler à New York sous la vision de Carpenter. Désolé, avec ces mutants qui sortent de la terre et Isaac Hayes comme chef de gang. Alors un concert pareil, ça a dû pas mal chauffer à blanc. L’esthétique d’un cran d’arrêt ou ce genre. Dangereux et passionnant à la foi.

Et puis merde, la posture les amis, il n’y a que cela de vraiment important. Quand quatre mecs se posent comme les dieux du rock & roll et de l’électricité, ils le deviennent forcément. Et le fait que le seul album de ce groupe mythique soit un live, et qu’il soit en plus réédité par Alive Records avec en notes de pochette un article de Creem magazine… ça me donne envie de botter le cul à plus d’un mec.

Sonic’s rendezvous band // Masonic Auditorium // Alive Record
http://www.myspace.com/sonicsrendezvousband

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