« Ne me frottez pas l’œil mon seigneur… c’est vous qui m’attristez !! »
2008, le monde nous rend malade.
Il est traversé d’odeurs nauséabondes, habité par des décisionnaires incapables de prendre des risques ; d’une jeune génération démobilisée par la multiplicité des canaux de communication ; de vieux moralistes ayant encore l’orgueil de nous dire que nous avons tort… Alors que nous sommes en bonne posture pour prendre le futur en main. C’est même pas que l’on en ai envie… C’est juste que l’on est prêt.
Voilà la pose moderniste de 2008.
Son Of Dave, artiste à la marge. Enfin, c’est ce qu’il apparaît de notre point de vue français. Parce qu’il faut bien l’avouer… Ici on s’emmerde pas mal.
On s’emmerde parce que ce pays est peuplé d’escrocs, incapable d’avoir une démarche honnête et jusqu’au-boutiste. Tout simplement la prétention de faire la meilleure musique du monde l’espace d’un disque. Et comme nous n’avons jamais cultivé nos envies populaires non plus ; que notre snobisme est mal placé avec tous le dédain que l’on peut avoir à l’égard de ceux qui essayent… Le moindre Anglais se prenant pour un noir du détroit de Missipi en 1938 nous apparaît comme un demi-dieu.
Gospel, rythmes tribaux, accents d’harmonica, pied chancelant sous la musique de la plainte… Son Of Dave n’essaye pas, il fait. Aucune question quand à son passé dans les Crash Test Dummies, la popularité dans les années 90 ou le bien fondé de faire une telle musique après tout cela. Un album venant du fond du cœur, sans aucun surplus que celui de l’envie, sans aucune autre astuce que celle de la passion…
J’envie les Anglais pour le budget de leur maison de disque, les Américains pour leur culture du self made man. Quand on dira à la jeune génération : “rien est impossible, bien au contraire”, quand on les poussera dans le sens qui leur importe, qu’ils casseront les barrières de leurs propres limitations; peut être la France se sera débarrassée de son complexe, que jeune ne soit plus synonyme de menaces et que nous nous emmerdions un peu moins.
Son of Dave // 3 // Kartel
http://www.myspace.com/thesonofdave
2 commentaires
est-ce que je vous ai déjà raconté la fois où je me suis retrouvé dans le phare du bateau du même nom à parler araignées avec ce monsieur ?
non ?
ah.




ETRE DIEU
ah ! quel bel hymne à la passion et au “conscious progress”