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SOIREE FREAKSVILLE Met Bar, Londres

Park Lane, Londres, vendredi 23 novembre. L’armée des dégénérés belges du label de Freaksville envahit l’Angleterre avec trois amplis et une poignée de chansons à jouer dans un (...) suite

Park Lane, Londres, vendredi 23 novembre. L’armée des dégénérés belges du label de Freaksville envahit l’Angleterre avec trois amplis et une poignée de chansons à jouer dans un hôtel quatre étoiles. Un challenge à la hauteur de notre chroniqueur anglais, et du nombre de bières qu’il allait pouvoir arriver à descendre. Récit d’une soirée coincée entre la jet-set de l’upperground et une dizaine de Belges bien plus hauts que le niveau de la mer.

Bienvenue au Met Bar ! L’un des endroits les plus branchés et hype de Londres. Ici, on oublie le style salle de concert bondée de jeunes punks, slim jeans, et piercing, avec une bière à la main. Ici, c’est classe mannequin and celebs.

Question : qu’est ce qui peut être plus hype que de jouer sur Londres en chantant en français ?? En fait, pas grand chose pour un groupe belge !

Ce soir le label Freaksville est fier de vous présenter la soirée I Love Magick. Un Jack Daniels dans mes mains, j’écoute la programmation french pop de Bob Stanley. Il pousse le vice, en guise de clin d’œil à Jacques Duvall, jusqu’à mettre Bananasplit (Duvall est le compositeur du seul tube de Lio, NDR) !

Etonnant d’entendre des morceaux français en plein cœur de Londres. Je jubile.

Arrive le starter : Affamé par l’affiche, je calme mon impatience par l’ouverture du repas au son folk acoustic mélodramatique d’Anthony Elvin.

Avec sa guitare acoustique, he really seems like a troubardour poet venu du monde médiéval. La bougie de préchauffage met du temps à brûler un public plus prompt à saluer toutes ses connaissances. Normal, on est au Met Bar. Clairement inspiré d’un style baroque, Anthony Elvin me confie après son show que des auteurs français tel que Brel, Brassens, Serge Gainsbourg, pour ne citer qu’eux, sont une grande partie de son inspiration. Maintenant, quant à rapprocher ces artistes au set proposé il faudrait être bien magicien (Magick! Je comprends le thème de la soirée).

Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam, arrive sur scène, présenté par Android 80, le chanteur d’UFO GOES UFA !! «Tonight, I give you Miam Monster Miam» : Merci et bon appétit pourra-t-on dire. Bonne occasion pour le groupe de présenter son dernier album sorti début novembre.

“Hello, Bonsoir….It’s a song about the end of the world !!” Voici les premiers mots de Benjamin sous le son saturé de sa guitare…Wow le concert peut enfin commencer.

Rien ne vaut un Saligotte Sali en live avec un son poussé au maximum, ou des morceaux pop tel que Plutonium baby, Dragonflyman ou Love ADN pour planer pop dans l’environnement chic du Met Bar. On notera sans conteste une influence du groupe Air sur ces morceaux. Enfin, avant la pratique intensive (!) d’instruments japonais dont tout le monde se fout.

Puis, le mystérieux one-eyed-man revient pour nous présenter l’arrivée de Jacques Duvall. Rien que ça ! Une ambiance décalée rock limite, au son blues avec un titre tel que Il doit y avoir un truc ou un magnifique John Cloude qui révèle la profondeur de l’artiste du pays plat. Pas de montagne en Belgique, mais des souterrains.

Comme une cerise sur le gâteau, la soirée se finit par Marie France (Finir sur Marie France, un fantasme). Son charme sensuel me transporte dans l’univers ténébreux de l’amour et de la passion. Le chagrin et l’amour et Les nanas sont le parfait exemple de son univers… prenant les pauses sulfureuses qu’on lui connaît, Marie France mérite d’attirer l’attention du public qui se laissent bercer, tangue et puis dodeline.

Miam et sa bande peuvent être fiers d’avoir fait du Met Bar autre chose qu’un rassemblement de posh et de celebs. Les Belges auront pu offrir, l’instant d’un concert, ce qu’ils savent faire de mieux : un son venu d’ailleurs. Un grand moment en somme.

Je peux sortir de table maintenant et comme on dit en Angleterre « I’m full !!»

Photos par Bishop Toaster

www.myspace.com/freaksvillerecord

Un commentaire

Admirable le costume de Resident décapité.

Commentaire par Jüül, le Lundi 3 décembre 2007 à 3:52

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