Après l’ultime single Everybody deserves to be fucked en 2004, Sex in Dallas revient avec son sexe salace qui s’immisce dans le strass, le genre qui colle à la peau dans la discothèque de Berlin, trois heure du matin, du sperme sur l’épaule gauche, la droite trop occupée à danser sur le son puissant de Forever young, ce nouvel EP. Préliminaire à la sortie de Perpetual emotion maschine en avril.
Forever Young donc. Jeunisme un brin désabusé qui remet la house au premier plan avec 5 titres totalement surpuissant, surboosté, surexcitant, et, über alles, totalement décomplexé. Car les parisiens, exilés à Berlin, osent faire remonter la techno à la surface, ses infras bien sourdes, surfant sur la mélodie imprenable de Forever Young, titre éponyme. Sorte de puzzle sonique qui mixe les influences, triture le son, l’écarte comme un Ravaillac de la nouvelle ère, le démembre, en arrache les extrémités pour mieux recoller les morceaux une fois la nuit tombée. Il faut entendre The Freaks, sorte de jus de rock collée sur la moquette house, inlavable en machine, avec cette odeur allemande qui envahit la pièce. Qui ne part pas même la fenêtre ouverte.
Oublions quelques instants Justice, les Daft (Qui ?) et toute la scène parisienne en buzz, car Sex in Dallas est sauvage, viscéral. Nécessaire dans un monde qui se veut propre et sans microbe. Utile, car Forever young n’est qu’un retour primaire à la danse autour du feu, sans message, sans concept, avec pour seul dieux païens l’infrabasse et le synthé. Ca sent la sueur, la cyprine et l’efferalgan du matin, lorsque la nuit a été trop longue ou trop courte, selon que vous écoutez LCD Sounsystem ou Sex in Dallas.
http://www.myspace.com/sexindallasfeatbiladoll
Perpetual emotion maschine / Album à paraître le 10 avril chez Record Makers
Par Bester Langs




ETRE DIEU
n’importe quoi…