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SCARZELLO & LYS Slow motion orchestra

Les accidents heureux, quoique puissent en dire les perfectionnistes de plus en plus nombreux à l'ère du digital, existent bel et bien. Oui...il va sans dire qu'ils sont (...) suite

Les accidents heureux, quoique puissent en dire les perfectionnistes de plus en plus nombreux à l’ère du digital, existent bel et bien. Oui…il va sans dire qu’ils sont peu nombreux. Guitares claires, voix chevrotante, pas repassée exactement comme il faut, rythmique serrée et namedropping salutaire: Bienvenue chez Scarzello et Lys.

Qui, en 2008, oserait encore se vouloir, se désirer, digne héritier de Pacadis, Eudeline, toute la clique des perdants magnifiques du rock français, lorsque celui-ci n’a laissé que des miettes poussières dans son sillage? La réponse de Scarzello et Lys, groupe bordelais, frappe juste, car elle tape à côté.

Eviter le centre, pour mieux y toucher.

Scarzello et LysSe défaire des étiquettes rock, les couper, s’amputer des racines trop encombrantes, pour emprunter d’autres chemins. La chanson française, de Django à Taxi Girl, sans jamais tomber dans la beuverie rock indé’ que d’autres défendront en parlant du même groupe. Tout est question de point de vue, comme toujours, et Slow motion orchestra reste un ballet made in french où les guitares saignent comme un Clash qui cherche ses garçons.

Beau violent. Utile éphémère. Central périphérique. Le Slow motion orchestra ressemble à une famille dont les membres auraient été étirés à l’extrême, laissant apparaître les bouts de chair distendus: les nervures y sont visibles, et la sensibilité à son maximum.

Gloire à Aladdin Pacadis. Quelques minutes plus tard, le cri s’éloigne ad lib, et les peaux en tremblent encore, de ce rock qui ne dit pas son nom, autrement que par le filtre de ses idoles.

Aladdin Pacadis

 

http://www.myspace.com/scarzellolys

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