ROBERT GOMEZ Je suis à la Route du Rock édition 2007. Soit quatre heures de route pour arriver au fin fond de la France, en péninsule maritime. Deux heures de sommeil au compteur, presque 45 cigarettes avalées en seulement dix heures. Je n’ai pas mangé depuis la veille. Il fait froid et le vent cogne mes yeux endoloris rouges.
A ECOUTER: The leaving ROBERT GOMEZ - The Leaving.mp3
Je m’assoie dans la pénombre d’une sale à moitié vide. Who’s the fuck is Robert Gomez ? Je cherche machinalement un programme, un descriptif, quelconque matière pour comprendre sur quelle musique je vais enfin pouvoir m’assoupir. Ce Gomez, patronyme pas sexy pour deux dollars, vient du Texas que j’apprends, et il joue de la guitare et tout… Mes yeux se ferment, Robert joue ses arpèges, mon genou sursaute mécaniquement, je sens le sommeil perdu poindre gentiment. Je m’endors au grand dam de mes voisins de fauteuil.
Et puis The leaving débute. Mes paupières encore closes, la mélodie me rappelle à la réalité. Subitement ce Robert Gomez devient autre chose à mes yeux, il susurre des mots que je n’avais plus entendu depuis le XO d’Elliot Smith, un autre amerloque à guitare. Ma fatigue cherche à lutter, mais The leaving se bat aussi. Et bien en plus, que j’me dis, ce salaud de Robert Gomez va réussir à me maintenir en vie. A demi-conscient j’entrevois Arthur Lee et ses accords orientaux, aériens, complexes et faciles. Le piano vole au dessus du sol, la batterie cogne à mes tympans comme autant de rappels à l’ordre. J’ai soudain envie de me lever et de crier que Dieu est revenu sur terre.
J’apprends un peu plus tard que Robert vient d’être signé chez Bella Union, un des meilleurs alternatifs du moment. Mes yeux se ferment à nouveau, enfin repu et satisfait. Je crois bien que ce n’était qu’un rêve, mais Robert Gomez, lui, était bien réel.
http://www.myspace.com/robertgomezmusic
3 commentaires
Sacré diable.. Encore toi!
Très beau morceau. Sinon c’était comment les Pumpkins à la route du rock ? Ca a confirmé ton écoute de Zeitgeist ?




ETRE DIEU
Vu Robert Gomez en première partie de Midlake au Ninkasi à Lyon il y a quelques mois… Magnifique. Un petit look de nerd biniclard qui tue tout le monde à coup de guitare steel.
Barnabé (qui ne passe oas tout son temps avec le diable vauvert!)