Ces jours-ci la mode est aux projets annexes enregistrés par des one-man-band, des projets en général moins bon que les originaux (Serge Tessot-Gay et sa putain de Zone Rouge), voire plus putassiers (The good, the bad and the queen, aussi bon qu’un glaçon sur une plaque chauffante). Quelques exceptions (Gorillaz, Grinderman) et puis c’est tout. Vide intersidéral de la diversité.
« Tu sors ton album, on te paye la coke et t’enregistres le suivant. Et puis surtout tu oublies pas de fermer ta gueule. Espèce d’artiste ».
Alors lorsque la version hétérosexuelle de Rufus Wainwright décide de sortir un album TOTALEMENT expérimental, blindé de sonorités comme on en fait plus, que le dit Richard Swift est plus connu pour ses ballades pour puceaux à l’accoustique que pour ses embardées soniques, que le dit projet se nomme Instruments of science & technology et que le tout fait littéralement penser à un projet de la NASA, tester des cobayes chimpanzés dopés au RedBull, comment dirais-je…. On… croit à l’avenir qui mêlerait habilement Pierre Henry, Massive Attack et Ariane 5 (la fusée. Pas la peine de taper Ariane 5+ myspace dans google).
Clairement, Instruments of science & technology est un immense foutage de gueule. Seules quelques chansons sont écoutables dans un état clean. Le reste étant plutôt réservé aux fumeurs de crack nostalgiques de Syd Barrett / Défenestration / Trainspotting. N’empêche, une «chanson» comme INST est un loup dans la bergerie. Un riff binaire de basse évitant les lasers de Messe pour le temps présent. Le tout entrecoupé de vocoder servant le prêche galactique.
// INST // 02 INST.mp3
Ce mad project ne finira sûrement pas l’année dans le top 50 des bloggeurs, même pas sûr qu’il décroche une chronique dans un média spé’. ON S’EN FOUT.
Il faut des albums de cette trempe pour arriver à écouter encore du silence en étant soulagé, puis encore croire quelque chose d’aussi ennuyeux que le Metal Machine Music de Lou puisse être produit dans ce nouveau siècle.
Je vous rassure, on en est encore loin.
Mais Richard Swift, lui, a toute mon estime. Brian Eno bientôt totalement chauve, l’avenir s’annonce radieux pour ce tourmenté ricain autant fils d’Harry Nilsson que de Brian Johnston.
Richard Swift // Instruments of science & technology // Secretly Canadian
http://www.myspace.com/instrumentsofscienceandt
3 commentaires
Van dyke… non, vraiment, je sèche Jean-Emmanuel. Un lot de consolation pour le concurrent malheureux ?
Oui, Syd. Tu gagnes l’intégral des commentaires blasphématoires de JED en trois volumes édités chez Grucci & Grucci collection.




ETRE DIEU
Y’a du VDP chez ce Richard Swift
Quizz VDP sont les initiales de:???