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LES REVIVAL ROCKERS Stars du passé, peur du présent.

Nous sommes en 2007, tout juste 13 ans que la musique est morte officielement : 1994 et la naissance de l’idée des Foo Fighters, le groupe de Dave (...) suite

Nous sommes en 2007, tout juste 13 ans que la musique est morte officielement : 1994 et la naissance de l’idée des Foo Fighters, le groupe de Dave Grohl, une reformation post-mortem de Nirvana sans la névrose. Et en 2007, lorsque le monde commence allez vraiment mal, l’on nous envoit la cavalerie lourde : les vieux de la vieilles.Nous avons eu le droit à notre tripotée de groupe sur le retour. L’été dernier a été le déluge, une sorte de grand festival « la nuit des morts vivants ». Et si certains ne se sont jamais arrêtés (Patti Smith ou Lou Reed), d’autres ont vraiment remis les gants pour retaper un coup dans la caisse.

Surtout ces pop-stars des années 80, la cerise du gateau Top 50. Oui, les oublier (car c’était mieux pour tout le monde) INXS ou Wham. INXS est après tout un groupe de Pop respectable, avec leurs dégaines de surfeurs australiens et leur chanteur ultra charismatique Michael Hutchence. Le problème est qu’aujourd’hui, Hutchence repose avec sa ceinture autour du coup, une magnifique laniere de cuir taille 38, perforer de 6 trous, avec une boucle assez résistante pour supporter le poids d’un pendu. Mais le groupe lui a osé revenir, affichant de grosses affiches « la foire et ses monstres humains rentrent en ville ». Sur le périph’ ou du coté de Disneyland. Une attraction bien familiale en somme. Et puis ils ont un nouvel album : Switch. C’est vrai que l’on aimerait bien passer à autre chose. Alors un nouveau line-up et surtout un nouveau look. Car vous comprenez, l’ambiance déjà ultra kitchouille du groupe en 1987 ne pouvait étre tolérée à nouveau. Alors il ont adopté la complète fringue adidas, des vrais look de gay… le genre Joe Pesci dans l’Arme Fatal 2. Un vrai bonheur pour tout les amoureux des années Sida.

Puis dans le même genre c’est Wham qui prend la relève. Wham c’est toute une histoire : si certaines personnes sont assez têtues pour défendre l’œuvre majeur de George Michael sur la fin de ce triste sciécle, Wham est carrément indéfendable. Le Gay le plus fantasmagorique pour les femmes est un homme plein de contradictions. Sa promesse de ne plus jamais remettre les pied dans le monde Pop, déclarant que personne n’était à sa hauteur êtait en fait un subterfuge. Mais là où la stratégie semble bien hasardeuse, c’est lorsqu’il revient avec le pire groupe de la création populaire. Wham c’est comme même le Pot de Chambres de année 80… C’est dire la niveau de pourriture. Et là, comme pour leur collégue INXS, il s’agit d’une tournée mondiale, un retour au temps du paléolithique, un film qui a tellement mal vieillit que même le public ne peut se sentir prit pour un con : dans ce genre de cas c’est vraiment le groupe qui a l’air vieux.

New-York Dolls 2006. On connait l’histoire. Celle de l’huissier qui tape à la porte, et celle du rocker qui ne veut pas vendre ses meubles et ses peintures. Au final, des albums mous du genoux qui font trembler le déambulateur, et des concerts fadasses qui dépassent à peine le 45DB sur le compteur. A elle seule, la pochette de leur dernier album, One Day It Will Please Us to Remember Even This, pourrait suffire à démontrer que les New York Dolls ne sont plus que des poupées de cire sans son. Plantation du décorum. Six grand-père se prennent d’affection pour le rose pouffiasse genre le rock découvre l’univers de Ken et Barbie. Et lancent une sonde musicale dans l’espace sans vraiment savoir quel entité méta-humaine pourra entendre We’re all in love sans pouffer de rire. David Johansen n’est plus que l’ombre harpie de son passé, ridé comme un cocker sous méthadone, huilant sa voix à grands coups de désinfectant vocaux. Avec David Johansen et sa bande (Seul Sylvain Sylvain semble surnager dans le marasme musical, sorte de guerre du Vietnam mélodique), preuve est faite que revenir sur ses pas, c’est un peu marcher dans la boue. Car ce retour, c’est en quelque sorte tenter de survivre à soi-même, prolonger le glam lorsqu’on n’est plus capable de bouger. Ni de fumer, comme lors de leurs “retrouvailles” avec le public parisien fin 2006 à l’Olympia. David Johansen y lit ses paroles sur un pupitre, l’audience plus vieille qu’un audimat de télé-achat. Pierre Bellemare du rock, Johansen n’a plus rien de défendable, à s’empiffrer le larynx d’une mystique substance qui fait garder la voix claire lorsque les idées ne le sont plus. Quelle atrocité. Lorsque Gary Glitter se fait accuser de pédophilie, les New-York Dolls devraient l’être tout autant pour gérontophilie exacerbée.

Mais les vrai pionniers sur le retour reste les Who, ¨Pete Townshend en goguette, toute guitare dehors, prêt pour son aller retour flamboyant, double claque à la face du monde. Quand a Roger Daltrey , il est un peu enroué. En fait c’est leur nouvel album qui est enroué : Alzheimer guète de prêt, ils gagatent Les Qui ! On peut évidemment parler d’album nauséeux, avec ce Endless wire de mauvaise augure. Oui nauséeux, car a tout moment ont a l’impression qu’ils vont nous revomir Tommy ou Who’s Next. Heureusement ils savent se controler, retenir leurs pulsions… et du coup deviennent ultra chiant. Voila, en fait, le problème de base: ils n’ont pas la bonne pulsion dès le départ. Ce n’est pas l’envie irrésistible de redonner vie à la flamme du passé qui les a projeté sur la scéne, c’est le fait que tout le monde soit fan du générique des Experts. Voila une raison qui est bien sufisante pour aller chahuter dans les brancards.

Le mythe servi en plat tiède. «Non merci monsieur, je pense que je vais vous demander l’addition». Et si la raison du chômage des jeunes, de la précarité musicale, et des problèmes d’orientation de la nouvelle scène, c’était EUX ? Si à force de squatter les loges et de sniffer n’importe quelle mauvaise substance, ces revival rockers n’étaient pas simplement devenus les vieux qu’ils voulaient jadis débouter ?Illustration par Jüül

Les 7 pêchés du Revival rocker

3 commentaires

Rétro c’est trop! Quand est ce que Pachelbel vient orchestrer les eurockéennes?!

Commentaire par RF'iste, le Lundi 16 avril 2007 à 14:47

Salut
je voulais revenir sur INXS un groupe mal aime comme la plus part des groupes des annees 80 …A part U2 qui se contente de toujours faire la meme chose… Je prendrais leur defense car aujourd’hui on ne sait plus accorder une guitare, tout se ressemble, les groupes se suivent et se ressemblent ;a croire qu’ils font leurs albums ensembles et en tire groupé une vraie brochette de nases gueulards. on trouve du talents a des chanteurs comme “arctics monkeys” et c’est là que je rejoinds l’idée de groupe indéfendable on nous fait écouter de la merde et le meilleur d’aujourd’hui a bien du mal a faire une mauvaise face b des groupes rock des annéees 80.On ne trouve du talent que chez les jeunes; mais malheureusements a part quelques exceptions ils débitent beaucoup de merde. Mais c’est comme tout le neuf est mieux….Les vieux groupes l’ont bien compris et se défoncent bien plus que les “jeunes talents”

Commentaire par gigi, le Lundi 16 avril 2007 à 21:14

je suis d’accord. Ce commentaire n’a pas pas beaucoup d’intérêt mais je suis d’accord.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 16 avril 2007 à 21:20

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