Nouveau Casino, Lundi 24 novembre 2008
Un couloir insonorisé. Deux gros bras comme accueil. Et juste moi et mon fichu nom sur une liste qui se veut intransigeante. Soirée annoncée complète au Nouveau Casino. Quoi Gonzai Boy ? J’ai la gueule d’un amateur pixelisé, fan d’un nabot rebeu en larmes devant Camille ? Pas Taratata, Ratatat merde !
Trop chaud, trop de monde. Ca m’exaspère mais je fais avec. Premier titre, première comptine. Ma tension chute sous cette ambiance intimiste rose bonbon. La fraîche mélodie s’égare puis revient inlassablement soulager ma nervosité. Un peu comme l’oublié Roudoudou (exactement, le pauvre groupe de la bande son des Yeux dans les Bleus, cette analyse psycho sentimentaliste d’une ferveur historique…10 ans déjà) et sa redondance poétique. Ratatat surprend ensuite par un afro beat blanchâtre mais juste ultra réglo, bâtard et agressif. On s’y croirait presque, témoin de l’avènement d’un nouveau concept, perdu dans les bas-fonds de Brooklyn. Une perte de repères jouissive. Malheureusement, la froide vérité nous rattrape bien vite.
RATATAT Un quart d’heure m’aurait amplement suffi. Et il a fallu que Ratatat décide d’enflammer le dance floor aussi maladroitement que les geeks à la jaunisse de Hot Chip. Aussi varié qu’un rythme de tektonik qui remue les couples muets à Châtelet, le titre parait interminable. Ah, ils sont déjà au 6ème morceau. Dans une saturation excessive, je sens mes tympans qui saignent. Mon esprit qui s’endort. Je n’y suis plus. Dommage ça commençait vraiment bien, je vous le jure.
Situation compromettante, une gêne de gamin me glace le sang. Faire semblant de comprendre le message bouddhiste électronique du trio…ou désavouer et se barrer ? Lâche comme je suis, j’ai pris la porte.
Fougue juvénile, un jour tu me snoberas. Reste encore un peu pour que je puisse encore apprécier l’arrangeur et non le compositeur. Le fléau et non le diktat culturel. Laisse-moi hurler. Tomber. Mourir. Renaître. Hurler, encore. Juste un peu. Pour éviter de bouger mon cul slimesque sur des frasques bobos d’une redondance pathétique.
So Fuck Ratatat, tu peux aller désapprendre tes mimiques chialeuses et matter les essais d’Alice Glass, encore une fois.
http://www.myspace.com/ratatatmusic
Ratatat_Cherry from Audio Dregs Recordings on Vimeo.
3 commentaires
idem pour moi, j’ai subi Ratatat à Nantes la semaine passée. j’y allais confiant mais la tendance heavy métal, cheveux longs en arrière / pied sur l’enceinte m’a vite couru sur le haricot… Le tout saupoudrée à la truelle d’un niveau sonore à décoller le papier peint de l’olympic. Mes oreilles en pleurent encore des larmes de sang…
On est tous d’accord. C’est beau l’unanimité. Mort au débat.




PLAY BLESSURES
J’acquiesce. J’y étais et je n’ai tenu que 20 minutes avant de prendre la porte.