73

RADIO MOSCOW Sainte Trinité du bayou

Break, guitare wah wah déglinguée, basse martelé. Développement sans queue ni tête du thème puis structure digne d'un pont de Deep Purple. Et l'on pousse le thème jusqu'à (...) suite


RADIO MOSCOW Break, guitare wah wah déglinguée, basse martelé. Développement sans queue ni tête du thème puis structure digne d’un pont de Deep Purple. Et l’on pousse le thème jusqu’à la cacophonie.

A écouter >> LicksKillet Lickskillet.mp3

L’introduction se termine, achevée par une basse imperturbable. Personne ne le sait encore, mais les oreilles qui sont entrées dans ce temple là risquent de subir un vrai choc. Du rock début seventies jusqu’au-boutiste. Le moment précis dans l’histoire de la musique où les américains sont lassés du psychédélisme et redécouvrent les structures blues par le hard rock anglais. C’est l’époque de Kim Fowley et d’une poignée de sudistes caressés par un esprit de simplicité (Lynyrd Skynyrd?). Et Radio Moscow va nous rappeler un tas de choses sur cette époque; car ceux-la semblent tout droits être sortis de la divine année 1973, de tout ce que le rock était encore et allait devenir: un sentiment brut avant la démesure des stades.

Bref, je ne pense pas que Radio Moscow soit des revivalist. Ils doivent juste être de cette trempe de personnes qui pensent que le rock est encore fait comme cela et qu’il n’existe pas d’autrement. Bref, de bons gars, le genre qui ne voient en Anarchie IN the UK qu’un délire de jeunes intellectuels anglais. Car cette musique est avant tout le souffle des gens simples sans même avoir des prétentions révolutionnaires. Avoir de telles pensées sur la musique apparaîtrait comme bien hérétique en France. C’est d’ailleurs pour cela qu’un groupe d’une telle trempe semble impossible ici (hormis les rescapés rouannais et quelques autres formations n’ayant pas peur de transpirer).

Et l’album éponyme de Radio Moscow est au delà de la musique jouissive. C’est également une encyclopédie pour nous de qu’est vraiment le savoir-faire américain. Au détour de l’album ce sont des définitions que nous allons trouver avec Lickskillet… Une certaine idée du bayou… Les vraie journées langoureuses, le soleil plein les cheveux, au bord du chemin de terre. Ce sont des américains qui se prennent pour des anglais. ZZ Top sans le coté surfait des côtes touristiques. Et il y a ce solo, un vrai morceau de bravitude à l’assaut des domaines régaliens de Jimmy Page. Oui car l’on nous a jamais donné un album où Led Zeppelin était aussi omniprésent. Sauf qu’ici le chanteur ne crie pas, il n’en a pas besoin, il est l’un des meilleurs guitaristes du moment.

Un groupe comme un tour de jonglage, la vraie excitation des premier moment, un salut pour notre âme à tous. On ne peut pas non plus écouter le Velvet Underground tous les jours.

http://www.myspace.com/radiomoscow

2 commentaires

Putain ! Etonnant ce truc. Little Johnny, trouvez-nous une vidéo de ça ! ca doit valoir le coup d’oeil. Pourvu qu’ils ne lancent pas un retour du rock instrumental

Commentaire par Syd Charlus, le Lundi 7 mai 2007 à 23:21

non, c’est la seul chanson de l’album qui est intrumental en fait. Mais je l’est choisit expret. Car le groupe soufre de la formule du trio: un petit guitariste rythmique/chanteur en plus ne leurs ferai pas de mal je pense. L’album est quand a lui est grandiose.

Commentaire par littlejohnnyjet, le Lundi 7 mai 2007 à 10:28

Laisser un commentaire