QUIET VILLAGE Et si les meilleurs albums de 2008 étaient antérieurs au présent, et si les compilations (Disco Not Disco, Cosmic Disco? Cosmic Pop!) qui sortent depuis plusieurs mois tracklistaient à elles toutes seules cette envie de MODERNITÉ tant recherchée, si désirée, jamais côtoyée ? Et pourquoi le revivalisme 80′ à chignon fluo devrait-il avoir le monopole du come-back, hein petit ?
Et puis d’abord, quelle est ta limite ? Je veux dire… quelle est ta frontière ? Quand un sampler devient-il artiste ? Quand de l’instrumental soft-chic devient-elle lounge ? A quel PUTAIN de moment le duo de Quiet Village (Joel Martin et Matt Edwards à la ville, NDR) décide-t-il de sortir un premier album instrumental, melting-pop des trente dernières années Soundtracks qui fout une raclée aux apprentis sorciers électros de l’entertainment (non, je ne dirai pas ici tout le mal que je pense de Crystal Castles, dignes remplaçants COTOREP des MSTRKRFT)?
Beaucoup de questions qui n’expliquent pas l’orgasme qu’on peut avoir à taper du pied sur Circus of Horror et ses emprunts aux sountracks italo 70′, qui piochent dans les ruines du village voisin (celui des anciens damnés revenus en grâce : Carpenter, Moroder, etc…), et qui pour finir confirment la théorie : invariablement toujours, les modes musicales reviennent en haut, s’en vont, puis resurgissent. Comment expliquer autrement que le porno soft de Too high to move donne envie de danser alors qu’on a simplement en tête un huge Barry White en train de remettre son peignoir, une grosse barre chocolatée (sic) à la main?
De fait, Quiet Village, Nature & Découverte… c’est un seul et même combat : Des bandes-sons contre le déchet, soixante minutes d’écologisme sonore. Forcément le standing est différent. Les violons plus forts chez Quiet Village (le parfait Broken Promises), qui le fait sortir du carcan compileur con-con sans goût.
Il y aura forcément des clichés (”N’est-ce pas un premier album cinématique? Quelles images aviez-vous en tête au moment de l’enregistrement et du tracklisting ?”, “Et c’est quoi votre film de tous les temps ?”, ce genre…), mais n’est pas ce qu’on attend d’une bande-son, au final?
De ce flot de questions, Quiet Village en a sûrement rien à cirer. Une seule réponse valable, lorsqu’on s’aventurera à parler de soundtracks idéales : Silent movie. Tout est dit.
Sixième piste, Pillow talk, clôture parfaite d’un love summer tour 69, fantasmé du haut d’une colline de Bavière. Le fantasme du lointain, sans mot. Alors dans ces conditions, Silent Movie, c’est … la bande-son idéale pour tout ce que vous voudrez bien inclure derrière le silence.
Quiet Village // Silent movie // K7
http://www.myspace.com/quietvillage
3 commentaires
mais pourquoi le monde ne comprend-t-il chaque fois foutrement rien. Au moins, certains ont encore ce minimum d’instinct qui leur permet de rester dans l’action ( spéciale dédicace juste pour toi sly ) mais alors les autres, croisés derrière un comment’ ou un comptoir, remettez-vous à lire autre chose que vos comics, agatha christie et autre newsmag de bas étages.
Bordel , puis qu’on vous dit qu’il est mortel ce skeud, et avec les formes les plus baroques et dithyrambiques qui soient




ETRE DIEU
Je sais foutre pas ce que c’est, encore moins après lecture de cette bafouille, mais ça donne envie de jeter une oreille dans le bazar.