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QUETE DU DISCO Retour vers un passé non désirable

Ca a démarré un de ces soirs, en pleine semaine, où seule une fureur honnête pouvait nous prendre en plein poumons: la fureur d'un samedi soir. Cliché! Non, (...) suite

Ca a démarré un de ces soirs, en pleine semaine, où seule une fureur honnête pouvait nous prendre en plein poumons: la fureur d’un samedi soir. Cliché! Non, juste le soir où sortir prenait son sens. A une époque où les règles du clubbing était en cours d’écriture, ceci pour ne jamais plus être respecté. Puis la musique noire avait gagné sont droit à “l’entertainment”. Le disco pour récupérer l’idée funk et la “popiser”, une histoire à danser. Quand au français, il avait le droit à Sheila et les émission TV et la combi bleu pailleté. Une image de traumatisme pour une jeune génération. Il avait bien le punk… mais le punk n’est pas rond comme la basse et les fesses de Donna Summer.

YouTube est le kaléidoscope géant. L’homme vidé face à l’écran vomit toutes ses pulsions sur le clavier. Cette même Sheila nous a imposé l’impulsion fondatrice. Tel un Yahvé tabou, une recherche de l’époque était jetée dans nos esprits agités. Lancée telle une boule de mercure dans Paris, la ville où tout est romantisme et culture… non pas cul et déhanchement. Dühsse et moi à la recherche d’un nouveau paradis artificiel: un passé composé de boue fluo et brillante. L’uniforme en perspective ne pouvait être que des fringues de studio 80’s: des vestes mouchetés rouges et blanches… au mieux l’on aurait acquis un tweed. Des spationautes pour le grand voyage astral musical.

Nous remontions les artères chargés comme des bête, les yeux rivés sur l’objectif: un endroit ou le diamant caresse la pâte vinyle, un endroit ou le DJ n’aurait pas peur d’avoir dépisté l’ADN des samples HIP-HOP. Nos perceptions faussées, la Rue de Rivoli subtilisa le luxe en faveur d’un terrain de piste aux dalles multicolores, couleur fuchsia et remonté de basse façon houla-houp. Dans un décor halluciné, le chemin de croix aurait pu nous apparaître plus clair… quand les questions fondamentales d’équipement commençaient à se poser: de quel paquet de clopes s’enquérir pour une telle occasion? “Les clopes de studio mec, des Benson & Hedges 100s… celles qui durent derrière la console de mixage”.L’enseigne rouge pouvait nous avertir: juste assez usée par le clignotement continuel, preuve de mauvaise circulation électrique. Assez usé pour introduire le dit tabagiste. “Vous fumiez quoi à l’époque du disco?”. Choqué, le disco il l’avait connu par les pochettes de Gary Glitter, pas vraiment la passerelle idéale pour des Black New Yorkais… C’était là une histoire de producteur. ” J’sais pas trop, nous on aime surtout Boney M, mais si on allait en club… il faut pouvoir fumer longtemps.”

Le Louvre est le bastion d’une bande de cocaïnomane dansant des épaules. Ces psychopathes répètent leur pas de danse devant des miroir Rococo, le col de la chemise relevé et le regard obtus. Quel genre de mec pense encore à toutes les positions qu’ils vont faire subir à leur partenaires momentanées; de l’attitude maquereau la plus classe à adopter… peut être trop de gens encore.

Chaque pas tressautait comme de mauvaises gorgées de bière… un bar se pointait à l’horizon, les sirènes hurlantes la mort des âmes tristes. “Le joueur de Roads ne devrait être autorisé qu’à porter des Wayfarer sur scène, il faut rappeler que la musique noire c’est le blues”… La rue se déformait vers un fondu au noir bien pesant. Nowere to go. L’esprit s’égarant dans les rues adjacentes; devant le St Lazare des anciennes prostituées et leur protecteur corse… La France début 80 était bien trop préoccupée par son avancés technologiques pour avoir la modernité de la prétention noire. Et les hommes blancs trainant avec leurs grosses lunettes Miami, le crocodile bien en évidence sur la branche. L’alpine n’est pas vraiment la voiture rêvée pour écouter des infrabasse.

Un Flash pourtant. Ses jeunes gens pouvait bien nous guider. Il était loose, sentait la mauvaise frime. Les frimeurs modernes pensent tout de suite surenchère. Si l’on avait de la moquette sur le volant, aujourd’hui ils ont des néons sous leur voiture. Quant à leur amie, elle s’entête à bien trop se serrer les fesses dans des jeans au couture rose; buvant des Clan Campbell/Coca… mais bien sûr ils ont la bouteille « Réservé ». Qu’ont retenu ces personnes de l’éducation de leurs parents… des dictas du Micro D’argent. “Allez DJ, mets nous donc de funk, que je danse…”. Cette génération ne connaît pas le second degré… ils ont donc tout pris au pied de la lettre.

“Bastille est l’endroit des moches, cette endroit où des centaines de galaxies, mais aucune n’est capable d’assumer leur éthique jusqu’au-boutiste”. Un endroit disco… On devrait bien en trouver un ici.

Texte par Little Johnny Jet
Photos par Virgile Biechy

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