Où comment le droit d’inventaire permet de réhabiliter une partie des années 80.
Quelques fois un bref coup d’œil dans le rétro permet de se prendre un pylon pleine face. Le manque d’attention surement. Et l’amour des carambolages à la James Dean. L’accident du jour se nomme Pylon. Un groupe d’Athen, USA, qui n’aurait pas dépareillé dans le come-back visqueux new-wave de 2007.
DFA Records publie donc Gyrate plus, une compilation des faits d’armes de Pylon. Une aubaine pour les nouvelles générations.
Car le groupe connaît son heure de gloire au début des années 80, se voit consacré par REM qui le cite en 87 comme « meilleur groupe américain » et puis finalement se range sur le bas-côté. S’éteint. Doucement. Des musiciens qui surement se marient, font des enfants, garent leurs névroses au garage (rock) et prennent du poids, perdent leurs cheveux et font des randonnées le dimanche.
Vingt cinq ans plus tard, retour du minimalisme froid (Control de Corbijn) et re-consécration des angoisses morbides robotiques à la Joy Division. Le moment parfait pour se redécouvrir le maitre à penser des guitares métalliques qui claquent sur le carrelage blanc, emmenées par une chanteuse chamanique aux incantations incompréhensibles. Le Tago Mago de Can joué par quatre étudiants sous psychotropes.
Une odyssée musicale ultra-rapide (Quatre ans d’existence, entre 79 et 83) sans tarte à la crème nostalgique : Ecouter le Gyrate plus de Pylon en 2007, c’est se prendre un mur de béton dans la cloison nasale et mettre plusieurs heures à s’en remettre tellement l’intensité du propos est dense, les guitares tribales et la voix de Vanessa Briscoe Hay proche de celle d’un fantôme tantrique qui viendrait vous réveiller en pleine nuit pour jouer à 1,2,3 soleil.
Trois semaines que j’écoute Cool en boucle. Trois semaines que les fantômes biaisent mon cortex froid.
A ECOUTER: Cool 01 Cool.mp3
Pylon // Gyrate plus // DFA Records
http://www.myspace.com/wearepylon
6 commentaires
Très bon groupe que j’ai découvert sur la tard via un article dans Mojo. Ahh quelle ironie de constater qu’un groupe de la fin des 70’s/début des 80’s est plus moderne que tout ces groupes de folkeux néandertaliens bobo qui bouffent des quiche froides dans des locaux associatifs.
Doucement JED, ne te laisse pas aller à tes penchants de polémiste ou sinon tu vas finir chez Ruquier à remplacé Zemmour et son acolyte !
Un peu de joie de vivre s’il vous plait sinon on va tous finir dans le gaz.
Ca sonne ce truc, B52’s meets the Feelies. Glacial et assez cool.
[...] Name Dropping : Pylon : Volume (Album : Gyrate [...]




ETRE DIEU
Pas cool ce “Cool” et c’est… bon !