PRINCIPLES OF GEOMETRY Dans un monde où la technicité semble aujourd’hui faire foi, il est étonnant de remarquer que la musique électronique est encore, toujours, décrite sous l’angle mécanique. Comme coupée au scalpel, analysée froidement. Comme si, en 2007, les yuppies de Goa avaient encore la main mise sur cette musique d’exception qui n’a de binaire que la rythmique.
Le Lazare de Principles of Geometry ne fait pas exception à la règle. Enfin la règle des deux ou trois excellents albums du genre sortant tous les ans, perdus dans la masse bruitiste des Boards of Canada like qui polluent les casques et samples bitcrusher de cerveaux technoïdes dont l’unique but reste de gober/danser/gober avec l’étendard Motorola perché au dessus de leurs têtes vidées par le centième sample de Cerrone / John Bonham / John Carpenter.
Le travail de Principles of Geometry, comme celui de tout bon mathématicien, consiste à sortir des cadres. Et quoi de mieux qu’un Interstate highwat system pour revenir aux années du séquenceur 80’ (Les génériques de Supercopter, Tonnerre Mécanique, voire K2000) tout en plongeant vers l’infini céleste.
Céleste, oui, car le premier vrai album de Principles of Geometry s’écoute comme un déroulé de journée, ses éveils, ses heurts et ses cassures. Et une plage de repos du guerrier tellurique sur Shaber Hill, où les claviers sont tout. Pas une seule guitare. PAS une seule guitare. Des nappes, des claviers et cette recherche essentielle de la mélodie qui filtrent à travers l’écran plasma. Accessoirement à travers mes enceintes.
Il y a bien ce guest avec Tellier (Mountain for president) pour draguer les peigne-cul rockeurs rétros, n’empêche, Lazare possède une sacrée gueule de vainqueur du futur. Même pas électronique, car ce sont bel et bien les mélodies les plus lentes (Colfax, Akeshore) qui prennent le pas sur le cortex.
Un futur sans combinaisons blanches, sans tasses à café servis par des droides en jupes. Un futur du présent, qui prend tout son sens sur Prophet. L’apogée du voyage avec un repeat comme seul message en terre d’accueil.
Vous êtes bien arrivés à destination, l’avenir est bleu ciel, et mon corps s’envole vers la voie lactée. Amen.
PRINCIPLES OF GEOMETRY // LAZARE // TIGERSUSHI
3 commentaires
Quel enchevetrement incomprehensible de references inexactes.
Moi je trouve tes références marrantes et bien choisies ![]()
Super disque en tout cas.




ETRE DIEU
Rien à dire… qu’à cocher un you’re a Gonzaï Boy (after all) et d’aller écouter ce que beaucoup s’accordent à décrire… comme un ptit chef d’oeuvre de claviers (somn)ambulants ?